Ce guide vous permet de comprendre comment Internet et les réseaux informatiques fonctionnent au quotidien. Vous apprendrez le modèle TCP/IP qui gère toutes les communications réseau, comment les adresses IP identifient chaque appareil, et comment les données voyagent d’un point à un autre. Que vous soyez débutant en réseau ou que vous souhaitiez consolider vos bases, ce guide vous donnera les clés pour diagnostiquer et comprendre les échanges réseau.
Ce que vous découvrirez :
- Le modèle TCP/IP et ses 4 couches (plus simple que le modèle OSI)
- L’adressage IPv4 et IPv6 avec des exemples concrets
- Les protocoles essentiels : TCP, UDP, ICMP, HTTP, DNS
- Comment un paquet de données voyage sur Internet
Qu’est-ce que le protocole IP et le modèle TCP/IP ?
Section intitulée « Qu’est-ce que le protocole IP et le modèle TCP/IP ? »Le protocole IP : l’adresse postale d’Internet
Section intitulée « Le protocole IP : l’adresse postale d’Internet »Imaginez Internet comme une ville géante où chaque maison (votre ordinateur, téléphone, serveur) a besoin d’une adresse unique pour recevoir du courrier. Le protocole IP (Internet Protocol) joue exactement ce rôle : il donne une adresse IP à chaque appareil connecté au réseau.
Sans cette adresse, impossible de savoir où envoyer les données. Quand vous visitez un site web, votre ordinateur envoie une demande à l’adresse IP du serveur qui héberge ce site, et celui-ci vous renvoie les pages web à votre adresse IP.
Ce que fait le protocole IP :
- Attribue une adresse unique à chaque appareil (comme
192.168.1.10ou2001:0db8::1) - Découpe les données en petits paquets pour les transporter
- Trouve le meilleur chemin pour acheminer ces paquets à destination
- Fonctionne quel que soit le type de connexion (Wi-Fi, câble, fibre…)
Le modèle TCP/IP : la pile qui fait tourner Internet
Section intitulée « Le modèle TCP/IP : la pile qui fait tourner Internet »Le modèle TCP/IP (Transmission Control Protocol / Internet Protocol) est l’architecture qui organise tous les protocoles réseau en 4 couches empilées. C’est le système réellement utilisé sur Internet, contrairement au modèle OSI qui est plutôt théorique.
Pourquoi “empilé” ? Parce que chaque couche utilise les services de la couche en dessous, comme des briques qui se superposent :
| Couche | Rôle | Exemples de protocoles | Analogie |
|---|---|---|---|
| 4. Application | Interface avec les logiciels | HTTP, HTTPS, FTP, SSH, SMTP, DNS | Le facteur qui lit l’adresse sur l’enveloppe |
| 3. Transport | Fiabilité et gestion des connexions | TCP, UDP | Le service postal qui garantit ou non la livraison |
| 2. Internet | Adressage et routage | IP (IPv4, IPv6), ICMP | Le système de tri postal qui trouve l’itinéraire |
| 1. Accès Réseau | Transmission physique | Ethernet, Wi-Fi, ARP | Les camions et avions qui transportent le courrier |
Différence avec le modèle OSI :
- OSI = 7 couches (théorique, pour l’enseignement)
- TCP/IP = 4 couches (pratique, utilisé réellement)
Le modèle TCP/IP regroupe certaines couches OSI pour simplifier la mise en œuvre.
Les 4 couches du modèle TCP/IP
Section intitulée « Les 4 couches du modèle TCP/IP »Visualisation de l’encapsulation des données à travers les 4 couches :
Chaque couche ajoute ses propres informations (en-têtes) aux données, comme un colis qu’on emballe plusieurs fois avec des étiquettes différentes.
Couche 1 : Accès Réseau (la route physique)
Section intitulée « Couche 1 : Accès Réseau (la route physique) »La couche Accès Réseau s’occupe de tout ce qui est physique dans un réseau : câbles Ethernet, signaux Wi-Fi, cartes réseau. C’est elle qui transforme les données en signaux électriques, lumineux (fibre optique) ou radio (Wi-Fi) pour les faire voyager.
Ce qu’elle fait concrètement :
- Transforme les bits (0 et 1) en signaux physiques
- Gère l’accès au câble ou au canal Wi-Fi (qui parle quand ?)
- Détecte et corrige les erreurs de transmission
- Utilise les adresses MAC (adresses matérielles des cartes réseau)
Protocoles courants :
| Protocole | Usage |
|---|---|
| Ethernet | Connexion filaire (câble réseau) |
| Wi-Fi (802.11) | Connexion sans fil |
| ARP (Address Resolution Protocol) | Trouve l’adresse MAC à partir d’une adresse IP |
Exemple : Quand votre ordinateur envoie un fichier vers un serveur, la couche Accès Réseau transforme les données en signaux Wi-Fi ou en impulsions électriques sur un câble Ethernet.
Couche 2 : Internet (le GPS du réseau)
Section intitulée « Couche 2 : Internet (le GPS du réseau) »La couche Internet est chargée de router les paquets d’un réseau à un autre. Même si votre paquet doit traverser 10 routeurs et 5 pays pour atteindre sa destination, cette couche trouve le chemin.
Le protocole principal : IP (Internet Protocol)
IP est le cœur du modèle TCP/IP. Il attribue une adresse à chaque appareil et gère l’acheminement des paquets.
Fonctionnalités clés du protocole IP :
- Adressage : Chaque appareil a une adresse IP unique (comme
192.168.1.10) - Routage : Les routeurs utilisent des tables de routage pour savoir par où faire passer les paquets
- Sans connexion : IP envoie les paquets sans établir de connexion préalable
- Non fiabilisé : IP n’assure pas que les paquets arrivent (ce sera le rôle de TCP)
- Fragmentation : Si un paquet est trop gros, IP le découpe en morceaux plus petits
Protocole associé : ICMP (Internet Control Message Protocol)
ICMP est utilisé pour envoyer des messages d’erreur et de diagnostic. Par exemple, la commande ping utilise ICMP pour tester si un appareil est joignable sur le réseau.
Exemple de ping :
ping 192.168.1.1Cette commande envoie des paquets ICMP à l’adresse 192.168.1.1 et attend une réponse. Si vous recevez une réponse, l’appareil est accessible.
Couche 3 : Transport (la garantie de livraison)
Section intitulée « Couche 3 : Transport (la garantie de livraison) »La couche Transport gère la fiabilité des communications. Elle décide si les données doivent être envoyées avec garantie de livraison (TCP) ou rapidité maximale (UDP).
TCP (Transmission Control Protocol) : le facteur fiable
Section intitulée « TCP (Transmission Control Protocol) : le facteur fiable »TCP est comme un service postal recommandé : il garantit que toutes les données arrivent, dans le bon ordre, sans erreur.
Comment ça marche ?
-
Établissement de connexion (handshake en 3 étapes) :
- Client : “Je veux me connecter”
- Serveur : “OK, je suis prêt”
- Client : “Parfait, on y va”
-
Transfert de données :
- Chaque paquet reçoit un numéro de séquence
- Le destinataire envoie un accusé de réception (ACK)
- Si un paquet se perd, il est renvoyé automatiquement
-
Fermeture de connexion :
- Les deux parties se disent “au revoir”
Quand utiliser TCP ?
- Navigation web (HTTP/HTTPS)
- Envoi d’emails (SMTP)
- Transfert de fichiers (FTP, SSH)
- Tout ce qui nécessite une livraison complète et correcte
UDP (User Datagram Protocol) : le facteur rapide
Section intitulée « UDP (User Datagram Protocol) : le facteur rapide »UDP est comme une lettre normale : rapide, mais sans garantie. Si un paquet se perd, tant pis, on continue.
Avantages :
- Très rapide (pas de handshake, pas d’accusés de réception)
- Léger (en-tête plus petit que TCP)
- Idéal pour le temps réel
Quand utiliser UDP ?
- Streaming vidéo en direct (si quelques pixels sautent, ce n’est pas grave)
- Jeux en ligne (la réactivité prime sur la fiabilité)
- DNS (une seule question-réponse, pas besoin de connexion)
- VoIP (téléphonie sur IP)
Les ports : identifier les applications
Section intitulée « Les ports : identifier les applications »Les ports permettent de distinguer plusieurs connexions sur un même appareil. C’est comme des numéros d’appartement dans un immeuble.
Plages de ports :
| Plage | Nom | Usage |
|---|---|---|
| 0-1023 | Ports bien connus | Services standards (HTTP=80, HTTPS=443, SSH=22) |
| 1024-49151 | Ports enregistrés | Applications utilisateur |
| 49152-65535 | Ports dynamiques | Connexions temporaires |
Exemples de ports courants :
- HTTP : port 80
- HTTPS : port 443
- SSH : port 22
- DNS : port 53
- SMTP : port 25
Exemple : Quand vous visitez https://example.com, votre navigateur se connecte au port 443 du serveur (port HTTPS).
Couche 4 : Application (les logiciels que vous utilisez)
Section intitulée « Couche 4 : Application (les logiciels que vous utilisez) »La couche Application est celle que vous utilisez directement au quotidien : navigateur web, email, transfert de fichiers, etc.
Principaux protocoles :
Protocoles utilisant TCP
Section intitulée « Protocoles utilisant TCP »| Protocole | Port | Usage |
|---|---|---|
| HTTP | 80 | Navigation web non sécurisée |
| HTTPS | 443 | Navigation web sécurisée (chiffrée) |
| FTP | 20, 21 | Transfert de fichiers |
| SMTP | 25 | Envoi d’emails |
| IMAP | 143 | Récupération d’emails (stockés sur serveur) |
| POP3 | 110 | Récupération d’emails (téléchargés localement) |
| SSH | 22 | Connexion sécurisée à distance |
| Telnet | 23 | Connexion non sécurisée (obsolète) |
| RDP | 3389 | Bureau à distance Windows |
Protocoles utilisant UDP
Section intitulée « Protocoles utilisant UDP »| Protocole | Port | Usage |
|---|---|---|
| DNS | 53 | Résolution de noms de domaine (exemple.com → 93.184.216.34) |
| DHCP | 67, 68 | Attribution automatique d’adresses IP |
| SNMP | 161 | Gestion et surveillance de réseau |
| TFTP | 69 | Transfert de fichiers simplifié |
| NTP | 123 | Synchronisation de l’heure |
Exemple concret :
Quand vous tapez https://google.com dans votre navigateur :
- DNS (UDP, port 53) : Votre ordinateur demande “Quelle est l’adresse IP de google.com ?”
- Réponse DNS : “C’est 142.250.74.46”
- TCP handshake : Connexion au port 443 de cette adresse
- HTTP(S) : Échange des données de la page web
L’adressage IP : identifier chaque appareil
Section intitulée « L’adressage IP : identifier chaque appareil »IPv4 : le format classique (32 bits)
Section intitulée « IPv4 : le format classique (32 bits) »IPv4 est la version historique des adresses IP. Elle utilise 32 bits (4 octets) pour créer une adresse.
Format : 192.168.1.10
Chaque nombre (de 0 à 255) représente 8 bits (1 octet).
Nombre d’adresses possibles :
- 32 bits = 2³² = environ 4,3 milliards d’adresses
- Problème : Avec des milliards d’appareils connectés, on manque d’adresses !
- Solution : IPv6 + NAT (Network Address Translation)
Classes d’adresses IPv4
Section intitulée « Classes d’adresses IPv4 »Historiquement, les adresses IPv4 étaient divisées en classes :
| Classe | Premier octet | Usage | Exemple |
|---|---|---|---|
| A | 1-126 | Très grands réseaux | 10.0.0.0 |
| B | 128-191 | Réseaux moyens | 172.16.0.0 |
| C | 192-223 | Petits réseaux | 192.168.1.0 |
| D | 224-239 | Multidiffusion | - |
| E | 240-255 | Réservé | - |
Aujourd’hui, on utilise plutôt la notation CIDR (voir section suivante).
Adresses publiques vs privées
Section intitulée « Adresses publiques vs privées »| Type | Usage | Plages réservées |
|---|---|---|
| Publique | Accessible sur Internet | Toutes sauf les plages privées |
| Privée | Réseau local uniquement (LAN) | 10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12, 192.168.0.0/16 |
Exemple : Chez vous, votre box internet a une adresse IP publique (ex: 91.170.45.123), mais vos appareils ont des adresses privées (ex: 192.168.1.10, 192.168.1.11, etc.).
Sous-réseaux et masques de réseau
Section intitulée « Sous-réseaux et masques de réseau »Un masque de sous-réseau (ou subnet mask) permet de diviser une grande plage d’adresses en sous-réseaux plus petits.
Comment ça fonctionne ?
Le masque indique quelle partie de l’adresse IP représente le réseau et quelle partie représente l’hôte (l’appareil).
Exemple :
- Adresse IP :
192.168.1.10 - Masque de sous-réseau :
255.255.255.0
Résultat :
- Partie réseau :
192.168.1(identique pour tous les appareils du réseau) - Partie hôte :
10(unique pour chaque appareil) - Notation CIDR :
192.168.1.0/24(les 24 premiers bits sont le réseau)
Tableau des masques courants :
| Masque | Notation CIDR | Nombre d’hôtes | Usage typique |
|---|---|---|---|
255.255.255.0 | /24 | 254 | Réseau domestique ou PME |
255.255.0.0 | /16 | 65 534 | Grande entreprise |
255.0.0.0 | /8 | 16 777 214 | Très grand réseau |
Pourquoi 254 et pas 256 ?
Sur 256 adresses possibles (de .0 à .255), deux sont réservées :
.0= adresse du réseau lui-même.255= adresse de broadcast (diffusion à tous les appareils)
IPv6 : le format moderne (128 bits)
Section intitulée « IPv6 : le format moderne (128 bits) »Avec l’explosion du nombre d’appareils connectés (smartphones, objets connectés, etc.), IPv4 ne suffit plus. IPv6 a été créé pour résoudre ce problème.
Format : 2001:0db8:85a3:0000:0000:8a2e:0370:7334
Caractéristiques :
- 128 bits (au lieu de 32 pour IPv4)
- Notation hexadécimale (0-9, a-f)
- Environ 340 undécillions d’adresses (un nombre à 39 chiffres !)
- Suffisant pour donner une adresse unique à chaque grain de sable sur Terre
Simplification d’écriture :
On peut raccourcir les adresses IPv6 :
| Adresse complète | Adresse simplifiée | Règle |
|---|---|---|
2001:0db8:0000:0000:0000:0000:0000:0001 | 2001:0db8::1 | :: remplace une suite de zéros |
2001:0db8:0000:0042:0000:8a2e:0370:7334 | 2001:0db8:0:42:0:8a2e:370:7334 | On peut supprimer les zéros non significatifs |
Notation CIDR en IPv6 :
2001:0db8:85a3::/48= préfixe de réseau (les 48 premiers bits)- Permet de découper les réseaux comme en IPv4
Avantages d’IPv6 :
- Espace d’adressage quasi infini
- Pas besoin de NAT (chaque appareil peut avoir une adresse publique)
- Sécurité intégrée (IPsec obligatoire)
- Configuration automatique (SLAAC - StateLess Address AutoConfiguration)
Le routage IP : comment les données trouvent leur chemin
Section intitulée « Le routage IP : comment les données trouvent leur chemin »Le routage IP est le processus qui permet à un paquet de données de voyager d’un réseau à un autre pour atteindre sa destination.
Analogie : Imaginez envoyer une lettre de Paris à Tokyo. Elle ne va pas directement : elle passe par plusieurs centres de tri (routeurs) qui la dirigent vers le bon pays, la bonne ville, le bon quartier, puis la bonne adresse.
Comment fonctionne le routage ?
Section intitulée « Comment fonctionne le routage ? »- Votre ordinateur envoie un paquet avec une adresse IP de destination
- Le paquet arrive au routeur (votre box internet, par exemple)
- Le routeur consulte sa table de routage : “Où dois-je envoyer ce paquet ?”
- Le paquet est transféré au prochain routeur sur le chemin
- Répétition jusqu’à atteindre le réseau de destination
Table de routage :
Une table de routage contient des règles du type :
| Réseau de destination | Passerelle (prochain saut) | Interface |
|---|---|---|
192.168.1.0/24 | Directement connecté | eth0 |
0.0.0.0/0 (tout le reste) | 192.168.1.1 (routeur par défaut) | eth0 |
Commande pour voir la table de routage :
ip route showExemple de sortie :
default via 192.168.1.1 dev eth0192.168.1.0/24 dev eth0 proto kernel scope link src 192.168.1.10Traduction :
- Pour toute adresse non locale (default), envoyer via
192.168.1.1 - Pour les adresses
192.168.1.x, c’est sur le réseau local (pas besoin de routeur)
Diagnostic réseau : outils pratiques
Section intitulée « Diagnostic réseau : outils pratiques »Commande ping : tester la connectivité
Section intitulée « Commande ping : tester la connectivité »ping envoie des paquets ICMP pour vérifier qu’un appareil est joignable.
ping 192.168.1.1Résultat attendu :
64 bytes from 192.168.1.1: icmp_seq=1 ttl=64 time=1.2 ms64 bytes from 192.168.1.1: icmp_seq=2 ttl=64 time=1.1 msSi ça ne marche pas :
| Symptôme | Cause probable | Solution |
|---|---|---|
Destination Host Unreachable | L’appareil n’est pas sur le réseau | Vérifier l’adresse IP et la connexion |
Request timeout | Pare-feu bloque ICMP ou appareil éteint | Vérifier le pare-feu |
Network is unreachable | Pas de route vers le réseau | Vérifier la passerelle par défaut |
Commande traceroute : suivre le chemin
Section intitulée « Commande traceroute : suivre le chemin »traceroute (ou tracert sous Windows) montre tous les routeurs traversés par un paquet.
traceroute google.comRésultat attendu :
1 192.168.1.1 (192.168.1.1) 1.234 ms 2 10.0.0.1 (10.0.0.1) 5.678 ms 3 172.16.5.1 (172.16.5.1) 12.345 ms...10 142.250.74.46 (142.250.74.46) 25.123 msCe qu’on voit :
- Chaque ligne = un routeur traversé
- Le temps de réponse pour chaque saut
- Le chemin complet jusqu’à la destination
Commande ip addr : voir vos adresses IP
Section intitulée « Commande ip addr : voir vos adresses IP »ip addr showRésultat attendu :
2: eth0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 inet 192.168.1.10/24 brd 192.168.1.255 scope global eth0 inet6 fe80::a00:27ff:fe4e:66a1/64 scope linkCe qu’on voit :
- Interface réseau :
eth0 - Adresse IPv4 :
192.168.1.10avec masque/24 - Adresse IPv6 link-local :
fe80::a00:27ff:fe4e:66a1
Visualisation complète du modèle TCP/IP
Section intitulée « Visualisation complète du modèle TCP/IP »Voici une représentation complète des 4 couches du modèle TCP/IP avec leurs protocoles :
Comment lire ce diagramme :
- Les données commencent au niveau Application (votre navigateur, par exemple)
- Elles descendent vers la couche Transport (TCP ou UDP)
- Puis vers la couche Internet (ajout de l’adresse IP)
- Enfin vers la couche Accès Réseau (transmission physique)
Sur le réseau de destination, le processus s’inverse : les données remontent de la couche 1 vers la couche 4.
À retenir
Section intitulée « À retenir »Le protocole IP et le modèle TCP/IP en 8 points clés :
-
Le protocole IP attribue une adresse unique à chaque appareil sur le réseau, comme une adresse postale
-
Le modèle TCP/IP organise les protocoles réseau en 4 couches : Accès Réseau, Internet, Transport, Application
-
IPv4 utilise des adresses sur 32 bits (ex:
192.168.1.10), limitées à 4,3 milliards d’adresses -
IPv6 utilise des adresses sur 128 bits (ex:
2001:0db8::1), avec un espace quasi infini -
TCP garantit la livraison complète et dans l’ordre (navigation web, email, fichiers)
-
UDP privilégie la rapidité sans garantie (streaming, jeux en ligne, DNS)
-
Les ports permettent d’identifier les applications sur un même appareil (HTTP=80, HTTPS=443, SSH=22)
-
Le routage IP utilise des tables de routage pour acheminer les paquets de réseau en réseau jusqu’à destination