Gemini CLI est l'agent de codage open source de Google qui vit dans votre terminal : il lit votre dépôt, écrit et modifie du code, lance des commandes, appelle des outils et orchestre des sous-agents, en s'appuyant sur les modèles Gemini. C'est l'équivalent direct de Claude Code, côté Google. Cette page explique ce qu'est Gemini CLI, comment l'installer et l'authentifier en 2026 (avec les pièges réels), ce qu'il sait faire, et quand le préférer à Claude Code. Public visé : développeurs à l'aise avec le terminal qui veulent un agent puissant, scriptable et auto-hébergeable.
Aller droit au but
Section intitulée « Aller droit au but »Gemini CLI, c'est quoi ?
Section intitulée « Gemini CLI, c'est quoi ? »Gemini CLI est un agent autonome en ligne de commande. Contrairement à un simple chatbot, il agit : vous décrivez un objectif en langage naturel, et il lit les fichiers, propose un plan, édite le code, exécute des commandes shell et vérifie le résultat, en boucle, jusqu'à atteindre le but. Il s'installe via npm, est open source, et se connecte aux modèles Gemini (famille 2.5 et 3).
Son intérêt par rapport à une interface web : il travaille là où vit votre code, comprend l'arborescence du projet, respecte vos conventions via un fichier de contexte, et s'intègre à vos scripts et votre CI. C'est un outil de vibe coding encadré, pensé pour la production, pas pour la démo.
Côté modèles, Gemini CLI s'appuie sur la famille Gemini (2.5 et 3) et propose
un mode Auto qui choisit le modèle selon la tâche, tout en vous laissant en
forcer un précis quand vous le souhaitez. L'outil étant open source et
distribué via npm, il évolue vite : nouvelles commandes, nouveaux outils et
correctifs arrivent à un rythme soutenu. La version que vous installez fixe
donc les fonctionnalités réellement disponibles, d'où l'intérêt de vérifier votre
version avant de suivre un tutoriel.
Comment on pilote Gemini CLI
Section intitulée « Comment on pilote Gemini CLI »Au lancement, la commande gemini ouvre une interface interactive (le REPL)
qui affiche le dossier de travail, le mode sandbox et le modèle
actifs. Vous y dialoguez en langage naturel, et trois préfixes structurent
tout le travail au quotidien :
/déclenche une commande (par exemple/help,/init,/model) ;@ajoute un fichier ou un dossier au contexte (@src/app.py) ;!exécute une commande shell sans quitter l'agent.
Pour les tâches répétables, un mode non-interactif (gemini -p "...") rend
la main avec une sortie exploitable en script. Le détail de ces usages est
couvert dans la prise en main du REPL.
Ce que Gemini CLI sait faire
Section intitulée « Ce que Gemini CLI sait faire »Gemini CLI a rapidement rejoint Claude Code en fonctionnalités. Les briques principales :
- Contexte projet : un fichier
GEMINI.md(hiérarchique, importable) donne au modèle vos conventions, commandes et garde-fous, à chaque session. - Configuration : un
.gemini/settings.json(global et par projet) règle modèles, outils, approbation et sandbox. - Outils intégrés : lecture/écriture de fichiers, shell, recherche web et web fetch via Google, le tout encadré par un moteur de permissions.
- MCP : connexion à des serveurs Model Context Protocol pour étendre l'agent à vos outils et données.
- Sous-agents, skills et hooks : déléguer une tâche à un agent spécialisé, encapsuler des procédures en skills réutilisables, automatiser des actions sur événements via des hooks.
- Plan mode et sandboxing : un mode lecture seule pour réfléchir avant d'agir, et une exécution isolée (Docker, Podman, Seatbelt) pour la sécurité.
- Checkpointing et sessions : revenir en arrière (
/restore,/rewind) et reprendre une session précédente. - Mode non-interactif :
gemini -p, sortie JSON, codes de sortie pour la CI et l'automatisation.
Le parcours Gemini CLI en 4 phases
Section intitulée « Le parcours Gemini CLI en 4 phases »Cette formation est organisée en quatre étapes, du premier lancement à l'industrialisation. Les guides ci-dessous marqués d'un lien sont déjà en ligne ; les autres complètent progressivement le parcours.
1. Découvrir : installer, prendre en main le REPL, cadrer le contexte projet.
- Installation et authentification : npm, clé API, pièges d'authentification 2026.
- Prise en main du REPL : premier prompt, commandes
/, fichiers@, mode shell!. - GEMINI.md, le contexte projet : générer le fichier avec
/init, la hiérarchie de chargement.
2. Configurer : régler l'agent pour votre environnement.
- Configurer avec settings.json : les trois niveaux de fichiers, la précédence, les réglages qui comptent.
- Modèles, quotas et coûts : Flash ou Pro, les quotas de la clé API 2026, suivre et réduire sa consommation.
Viennent ensuite les modes d'approbation, le plan mode et le sandboxing pour exécuter sans risque.
3. Étendre : augmenter les capacités de l'agent. Connexion MCP, commandes personnalisées en TOML, sous-agents spécialisés, skills réutilisables, hooks sur événements et extensions.
4. Industrialiser : passer à l'échelle. Checkpointing et reprise de session, usage non-interactif en CI/CD, et dépannage des erreurs courantes.
Installer et s'authentifier
Section intitulée « Installer et s'authentifier »L'installation tient en une commande, mais l'authentification réserve des
surprises en 2026 : le login Google gratuit a été retiré de la CLI (Google
pousse vers son IDE Antigravity), et le free tier par clé API est limité à
quelques requêtes par minute. Le guide dédié détaille la méthode fiable (clé
API, fichier .gemini/.env) et comment éviter la boucle de login en
Remote-SSH.
Mon retour d'expérience : Gemini CLI face à Claude Code
Section intitulée « Mon retour d'expérience : Gemini CLI face à Claude Code »Je documente les deux grands agents CLI parce qu'ils tirent l'écosystème vers le haut, et je n'en sacralise aucun. Voici comment je les situe, sans complaisance.
Gemini CLI a un vrai atout : il est open source, gratuit à l'essai, et adossé à l'écosystème Google (modèles Gemini 3, recherche web native). Pour qui débute ou veut tester un agent sans abonnement, c'est une porte d'entrée accessible, à condition d'accepter les quotas serrés du free tier.
Claude Code garde, à mon avis, l'avance sur la maturité du workflow : la gestion du contexte, la précision du mode plan et la stabilité des sessions y sont encore un cran au-dessus. Mais l'écart se resserre vite, et la parité fonctionnelle est désormais là.
Ce que je vous conseille : ne choisissez pas par fidélité à une marque, choisissez par cas d'usage. Les deux partagent les mêmes concepts (contexte, MCP, agents, hooks), donc apprendre l'un facilite l'autre. Mon conseil : maîtrisez d'abord les réflexes (contexte cadré, plan avant action, revue des diffs), ils sont transférables d'un outil à l'autre.
L'angle qui compte ici : garder la maîtrise
Section intitulée « L'angle qui compte ici : garder la maîtrise »Un agent qui écrit du code et lance des commandes est puissant et risqué. La règle ne change pas selon l'outil : plan d'abord, exécution ensuite, revue systématique des diffs, sandbox pour le code non maîtrisé, et secrets hors du dépôt. Gemini CLI fournit les garde-fous (plan mode, sandboxing, moteur de permissions) ; encore faut-il les activer et ne jamais déléguer la responsabilité du code généré.
Concrètement : lisez chaque diff avant de l'accepter, relancez vos tests après chaque modification, et traitez l'agent comme un collègue junior très rapide dont vous restez le relecteur. C'est cette discipline, pas l'outil, qui sépare le gain de temps de la dette technique.
Les pièges à connaître
Section intitulée « Les pièges à connaître »Trois écueils reviennent souvent quand on démarre en 2026. Aucun n'est rédhibitoire : ce sont des réglages à connaître, pas des défauts.
- L'authentification a changé : le login Google gratuit a disparu de la CLI.
Si vous suivez un ancien tutoriel qui parle de connexion via le navigateur,
vous tournerez en rond, surtout en Remote-SSH où le callback échoue. La voie
fiable est la clé API dans
.gemini/.env. - Les quotas du free tier : quelques requêtes par minute suffisent pour essayer, pas pour travailler une journée entière. Surveillez les erreurs de quota et activez la facturation à l'usage dès que l'agent devient un outil quotidien.
- Le
no sandboxpar défaut : au lancement, les commandes que l'agent exécute tournent directement sur votre machine. Gardez le mode d'approbation par défaut tant que vous n'avez pas configuré le sandboxing, et ne laissez jamais le mode YOLO actif sur un système réel.
Ces points sont traités un par un dans les guides de la phase Configurer.
Gemini CLI ou Claude Code : lequel pour vous ?
Section intitulée « Gemini CLI ou Claude Code : lequel pour vous ? »- Vous êtes dans l'écosystème Google / vous voulez tester sans abonnement : commencez par Gemini CLI (free tier, puis facturation à l'usage).
- Vous cherchez le workflow le plus abouti aujourd'hui : Claude Code reste ma référence, mais documentez-vous sur les deux.
- Vous voulez comprendre les fondations (LLM, agents, MCP) avant de choisir : passez par la formation IA liée plus bas.
À retenir
Section intitulée « À retenir »- Gemini CLI = l'agent de codage open source de Google dans le terminal, alimenté par les modèles Gemini.
- Il offre la parité avec Claude Code :
GEMINI.md, MCP, subagents, skills, hooks, plan mode, sandboxing. - En 2026, l'auth passe par une clé API (login Google gratuit retiré de la CLI).
- Les concepts sont transférables entre Gemini CLI et Claude Code : apprendre l'un sert pour l'autre.
- Un agent reste risqué : plan, revue des diffs, sandbox, secrets protégés.
FAQ : questions fréquentes
Section intitulée « FAQ : questions fréquentes ».gemini/.env. Cette méthode évite la boucle de login navigateur (utile en Remote-SSH). Le détail figure dans le guide Installation et authentification.GEMINI.md à la racine du projet : Gemini CLI le charge automatiquement à chaque session (conventions, commandes, garde-fous). La commande /init le génère à partir de votre code. C'est l'équivalent du CLAUDE.md de Claude Code. Détails dans le guide GEMINI.md.