Aller au contenu
medium

Gemini CLI : l'agent de codage de Google dans le terminal

6 min de lecture

Gemini CLI est l'agent de codage open source de Google qui vit dans votre terminal : il lit votre dépôt, écrit et modifie du code, lance des commandes, appelle des outils et orchestre des sous-agents, en s'appuyant sur les modèles Gemini. C'est l'équivalent direct de Claude Code, côté Google. Cette page explique ce qu'est Gemini CLI, comment l'installer et l'authentifier en 2026 (avec les pièges réels), ce qu'il sait faire, et quand le préférer à Claude Code. Public visé : développeurs à l'aise avec le terminal qui veulent un agent puissant, scriptable et auto-hébergeable.

Gemini CLI est un agent autonome en ligne de commande. Contrairement à un simple chatbot, il agit : vous décrivez un objectif en langage naturel, et il lit les fichiers, propose un plan, édite le code, exécute des commandes shell et vérifie le résultat, en boucle, jusqu'à atteindre le but. Il s'installe via npm, est open source, et se connecte aux modèles Gemini (famille 2.5 et 3).

Son intérêt par rapport à une interface web : il travaille là où vit votre code, comprend l'arborescence du projet, respecte vos conventions via un fichier de contexte, et s'intègre à vos scripts et votre CI. C'est un outil de vibe coding encadré, pensé pour la production, pas pour la démo.

Gemini CLI a rapidement rejoint Claude Code en fonctionnalités. Les briques principales :

  • Contexte projet : un fichier GEMINI.md (hiérarchique, importable) donne au modèle vos conventions, commandes et garde-fous, à chaque session.
  • Configuration : un .gemini/settings.json (global et par projet) règle modèles, outils, approbation et sandbox.
  • Outils intégrés : lecture/écriture de fichiers, shell, recherche web et web fetch via Google, le tout encadré par un moteur de permissions.
  • MCP : connexion à des serveurs Model Context Protocol pour étendre l'agent à vos outils et données.
  • Sous-agents, skills et hooks : déléguer une tâche à un agent spécialisé, encapsuler des procédures en skills réutilisables, automatiser des actions sur événements via des hooks.
  • Plan mode et sandboxing : un mode lecture seule pour réfléchir avant d'agir, et une exécution isolée (Docker, Podman, Seatbelt) pour la sécurité.
  • Checkpointing et sessions : revenir en arrière (/restore, /rewind) et reprendre une session précédente.
  • Mode non-interactif : gemini -p, sortie JSON, codes de sortie pour la CI et l'automatisation.

L'installation tient en une commande, mais l'authentification réserve des surprises en 2026 : le login Google gratuit a été retiré de la CLI (Google pousse vers son IDE Antigravity), et le free tier par clé API est limité à quelques requêtes par minute. Le guide dédié détaille la méthode fiable (clé API, fichier .gemini/.env) et comment éviter la boucle de login en Remote-SSH.


Mon retour d'expérience : Gemini CLI face à Claude Code

Section intitulée « Mon retour d'expérience : Gemini CLI face à Claude Code »

Je documente les deux grands agents CLI parce qu'ils tirent l'écosystème vers le haut, et je n'en sacralise aucun. Voici comment je les situe, sans complaisance.

Gemini CLI a un vrai atout : il est open source, gratuit à l'essai, et adossé à l'écosystème Google (modèles Gemini 3, recherche web native). Pour qui débute ou veut tester un agent sans abonnement, c'est une porte d'entrée accessible, à condition d'accepter les quotas serrés du free tier.

Claude Code garde, à mon avis, l'avance sur la maturité du workflow : la gestion du contexte, la précision du mode plan et la stabilité des sessions y sont encore un cran au-dessus. Mais l'écart se resserre vite, et la parité fonctionnelle est désormais là.

Ce que je vous conseille : ne choisissez pas par fidélité à une marque, choisissez par cas d'usage. Les deux partagent les mêmes concepts (contexte, MCP, agents, hooks), donc apprendre l'un facilite l'autre. Mon conseil : maîtrisez d'abord les réflexes (contexte cadré, plan avant action, revue des diffs), ils sont transférables d'un outil à l'autre.

Un agent qui écrit du code et lance des commandes est puissant et risqué. La règle ne change pas selon l'outil : plan d'abord, exécution ensuite, revue systématique des diffs, sandbox pour le code non maîtrisé, et secrets hors du dépôt. Gemini CLI fournit les garde-fous (plan mode, sandboxing, moteur de permissions) ; encore faut-il les activer et ne jamais déléguer la responsabilité du code généré.

  • Vous êtes dans l'écosystème Google / vous voulez tester sans abonnement : commencez par Gemini CLI (free tier, puis facturation à l'usage).
  • Vous cherchez le workflow le plus abouti aujourd'hui : Claude Code reste ma référence, mais documentez-vous sur les deux.
  • Vous voulez comprendre les fondations (LLM, agents, MCP) avant de choisir : passez par la formation IA liée plus bas.
  • Gemini CLI = l'agent de codage open source de Google dans le terminal, alimenté par les modèles Gemini.
  • Il offre la parité avec Claude Code : GEMINI.md, MCP, subagents, skills, hooks, plan mode, sandboxing.
  • En 2026, l'auth passe par une clé API (login Google gratuit retiré de la CLI).
  • Les concepts sont transférables entre Gemini CLI et Claude Code : apprendre l'un sert pour l'autre.
  • Un agent reste risqué : plan, revue des diffs, sandbox, secrets protégés.

Ce site vous est utile ?

Sachez que moins de 1% des lecteurs soutiennent ce site.

Je maintiens +700 guides gratuits, sans pub ni tracking. Un soutien, même symbolique, m'aide à couvrir l'hébergement et à garder ces ressources gratuites. Merci pour votre appui.

Le formulaire ne s'affiche pas ? Ouvrir Ko-fi dans un onglet.

Abonnez-vous et suivez mon actualité DevSecOps sur LinkedIn