Gemini CLI est l'agent de codage open source de Google qui vit dans votre terminal : il lit votre dépôt, écrit et modifie du code, lance des commandes, appelle des outils et orchestre des sous-agents, en s'appuyant sur les modèles Gemini. C'est l'équivalent direct de Claude Code, côté Google. Cette page explique ce qu'est Gemini CLI, comment l'installer et l'authentifier en 2026 avec les pièges réels, ce qu'il sait faire, et quand le préférer à Claude Code. Public visé : développeurs à l'aise avec le terminal qui veulent un agent puissant et scriptable. Le parcours compte cinq guides publiés à ce jour, la suite étant en cours d'écriture.
Gemini CLI, c'est quoi ?
Section intitulée « Gemini CLI, c'est quoi ? »Gemini CLI est un agent autonome en ligne de commande, installé via npm et distribué en open source. Contrairement à un simple chatbot, il agit : vous décrivez un objectif en langage naturel, et il lit les fichiers, propose un plan, édite le code, exécute des commandes shell et vérifie le résultat, en boucle, jusqu'à atteindre le but.
Son intérêt par rapport à une interface web tient à sa position : il travaille là où vit votre code, comprend l'arborescence du projet, respecte vos conventions via un fichier de contexte, et s'intègre à vos scripts et votre intégration continue. C'est un outil de vibe coding encadré, pensé pour un usage quotidien plutôt que pour la démonstration.
Côté modèles, Gemini CLI s'appuie sur la famille Gemini (2.5 et 3) et propose un mode Auto qui choisit le modèle selon la tâche, tout en vous laissant en forcer un précis. L'outil étant open source et distribué via npm, il évolue vite : nouvelles commandes, nouveaux outils et correctifs arrivent à un rythme soutenu. La version que vous installez fixe donc les fonctionnalités réellement disponibles, ce qui explique pourquoi un tutoriel de six mois décrit parfois une interface que vous ne retrouverez pas.
Comment pilote-t-on Gemini CLI au quotidien ?
Section intitulée « Comment pilote-t-on Gemini CLI au quotidien ? »La commande gemini ouvre une interface interactive, le REPL, dans laquelle trois préfixes structurent l'intégralité du travail. L'écran d'accueil affiche le dossier de travail, le mode sandbox et le modèle actifs, ce qui permet de vérifier d'un coup d'oeil dans quel contexte l'agent va opérer.
/déclenche une commande de l'agent, par exemple/help,/initou/model;@ajoute un fichier ou un dossier au contexte, comme@src/app.py;!exécute une commande shell sans quitter l'agent.
Pour les tâches répétables, un mode non interactif invoqué par gemini -p "..." rend la main avec une sortie exploitable dans un script, ce qui ouvre l'usage en pipeline. Le détail de ces usages est couvert dans la prise en main du REPL.
Que sait faire Gemini CLI ?
Section intitulée « Que sait faire Gemini CLI ? »Gemini CLI a rejoint Claude Code sur l'essentiel des fonctionnalités : contexte projet, configuration hiérarchique, outils intégrés, MCP, sous-agents, plan mode et sandboxing. Voici les briques que vous utiliserez réellement, avec le nom exact des fichiers concernés.
- Contexte projet : un fichier
GEMINI.md, hiérarchique et importable, donne au modèle vos conventions, vos commandes et vos garde-fous à chaque session. - Configuration : un fichier
.gemini/settings.json, global et par projet, règle les modèles, les outils, l'approbation et le sandbox. - Outils intégrés : lecture et écriture de fichiers, shell, recherche web et récupération de pages via Google, le tout encadré par un moteur de permissions.
- MCP : connexion à des serveurs Model Context Protocol pour étendre l'agent à vos propres outils et données.
- Sous-agents, skills et hooks : déléguer une tâche à un agent spécialisé, encapsuler une procédure en skill réutilisable, automatiser des actions sur événement via des hooks.
- Plan mode et sandboxing : un mode lecture seule pour réfléchir avant d'agir, et une exécution isolée via Docker, Podman ou Seatbelt.
- Checkpointing et sessions : revenir en arrière avec
/restoreet/rewind, et reprendre une session précédente. - Mode non interactif :
gemini -p, sortie JSON et codes de sortie exploitables en CI.
Que contient le parcours Gemini CLI, et qu'est-ce qui est publié ?
Section intitulée « Que contient le parcours Gemini CLI, et qu'est-ce qui est publié ? »Le parcours est organisé en quatre phases, du premier lancement à l'industrialisation. Cinq guides sont publiés, tous dans les phases 1 et 2 ; le reste est en cours d'écriture. Le tableau donne l'état réel de chaque étape, pour éviter de compter sur un guide qui n'existe pas encore.
| Phase | Étape | Statut |
|---|---|---|
| 1. Découvrir | Installation et authentification | Publié |
| 1. Découvrir | Prise en main du REPL | Publié |
| 1. Découvrir | GEMINI.md, le contexte projet | Publié |
| 2. Configurer | Configurer avec settings.json | Publié |
| 2. Configurer | Modèles, quotas et coûts | Publié |
| 2. Configurer | Modes d'approbation, plan mode et sandboxing | En préparation |
| 3. Étendre | MCP, commandes TOML, sous-agents, skills, hooks, extensions | En préparation |
| 4. Industrialiser | Checkpointing, usage non interactif en CI/CD, dépannage | En préparation |
Les trois guides de la phase 1 suffisent à travailler avec l'agent au quotidien : installer, dialoguer, et cadrer le contexte du projet. La phase 2 traite ce qui coûte de l'argent et ce qui protège la machine, à savoir le choix du modèle, les quotas et l'isolation de l'exécution.
Comment installer et authentifier Gemini CLI en 2026 ?
Section intitulée « Comment installer et authentifier Gemini CLI en 2026 ? »L'installation tient en une commande npm, mais l'authentification a changé : le login Google gratuit a été retiré de la CLI, et le passage par une clé API est devenu la voie fiable. Google pousse désormais vers son environnement de développement Antigravity, et le free tier par clé API reste limité à quelques requêtes par minute.
Ce point mérite d'être connu avant de commencer, parce qu'il invalide la plupart des tutoriels publiés avant 2026 : si le vôtre décrit une connexion par le navigateur, vous tournerez en rond. Le guide dédié détaille la méthode qui fonctionne, à savoir la clé API placée dans un fichier .gemini/.env, et explique comment éviter la boucle de login en session Remote-SSH, où le rappel du navigateur ne peut pas aboutir.
Mon retour d'expérience : Gemini CLI face à Claude Code
Section intitulée « Mon retour d'expérience : Gemini CLI face à Claude Code »Je documente les deux grands agents CLI parce qu'ils tirent l'écosystème vers le haut, et je n'en sacralise aucun. Voici comment je les situe, sans complaisance.
Gemini CLI a un vrai atout : il est open source, gratuit à l'essai, et adossé à l'écosystème Google, avec les modèles Gemini 3 et une recherche web native. Pour qui débute ou veut tester un agent sans abonnement, c'est une porte d'entrée accessible, à condition d'accepter les quotas serrés du free tier.
Claude Code garde, à mon avis, l'avance sur la maturité du workflow : la gestion du contexte, la précision du mode plan et la stabilité des sessions y sont encore un cran au-dessus. Mais l'écart se resserre vite, et la parité fonctionnelle est désormais là.
Ce que je vous conseille : ne choisissez pas par fidélité à une marque, choisissez par cas d'usage. Les deux partagent les mêmes concepts, contexte, MCP, agents, hooks, donc apprendre l'un facilite l'autre. Maîtrisez d'abord les réflexes (contexte cadré, plan avant action, revue des diffs), ils sont transférables d'un outil à l'autre et survivront aux deux produits.
L'angle qui compte ici : garder la maîtrise
Section intitulée « L'angle qui compte ici : garder la maîtrise »Un agent qui écrit du code et lance des commandes est puissant et risqué. La règle ne change pas selon l'outil : plan d'abord, exécution ensuite, revue systématique des diffs, sandbox pour le code non maîtrisé, et secrets hors du dépôt. Gemini CLI fournit les garde-fous (plan mode, sandboxing, moteur de permissions) ; encore faut-il les activer et ne jamais déléguer la responsabilité du code produit.
Concrètement : lisez chaque diff avant de l'accepter, relancez vos tests après chaque modification, et traitez l'agent comme un collaborateur très rapide dont vous restez le relecteur. C'est cette discipline, pas l'outil, qui sépare le gain de temps de la dette technique.
Quels sont les pièges de Gemini CLI en 2026 ?
Section intitulée « Quels sont les pièges de Gemini CLI en 2026 ? »Trois écueils reviennent systématiquement au démarrage, et aucun n'est rédhibitoire : ce sont des réglages à connaître, pas des défauts du produit.
- L'authentification a changé. Le login Google gratuit a disparu de la CLI. Si vous suivez un ancien tutoriel qui parle de connexion via le navigateur, vous tournerez en rond, surtout en Remote-SSH où le rappel échoue. La voie fiable est la clé API dans
.gemini/.env. - Les quotas du free tier sont serrés. Quelques requêtes par minute suffisent pour essayer, pas pour travailler une journée entière. Surveillez les erreurs de quota et activez la facturation à l'usage dès que l'agent devient un outil quotidien.
- Le sandbox n'est pas actif par défaut. Au lancement, les commandes que l'agent exécute tournent directement sur votre machine. Gardez le mode d'approbation par défaut tant que le sandboxing n'est pas configuré, et ne laissez jamais le mode qui approuve tout automatiquement actif sur un système réel.
Ces trois points sont traités un par un dans les guides de la phase Configurer.
Gemini CLI ou Claude Code : lequel choisir ?
Section intitulée « Gemini CLI ou Claude Code : lequel choisir ? »Le choix se fait sur l'écosystème et le budget, pas sur les fonctionnalités, qui se sont largement rejointes. Trois situations couvrent la plupart des cas.
- Vous êtes dans l'écosystème Google, ou vous voulez tester sans abonnement : commencez par Gemini CLI, d'abord en free tier, puis en facturation à l'usage.
- Vous cherchez le workflow le plus abouti aujourd'hui : Claude Code reste ma référence, mais documentez-vous sur les deux, l'écart se réduit.
- Vous voulez comprendre les fondations avant de choisir : passez par la formation IA, qui explique ce qu'est un LLM, un agent et le protocole MCP.
À retenir
Section intitulée « À retenir »- Gemini CLI est l'agent de codage open source de Google dans le terminal, alimenté par les modèles Gemini 2.5 et 3.
- Il offre la parité avec Claude Code :
GEMINI.md, MCP, sous-agents, skills, hooks, plan mode, sandboxing. - En 2026, l'authentification passe par une clé API dans
.gemini/.env: le login Google gratuit a été retiré de la CLI. - Trois préfixes suffisent à piloter le REPL :
/pour une commande,@pour un fichier,!pour le shell. - Les concepts sont transférables entre Gemini CLI et Claude Code : apprendre l'un sert pour l'autre.
- Un agent reste risqué : plan avant action, revue des diffs, sandbox, secrets hors du dépôt.
FAQ : questions fréquentes
Section intitulée « FAQ : questions fréquentes ».gemini/.env. Cette méthode évite la boucle de login navigateur (utile en Remote-SSH). Le détail figure dans le guide Installation et authentification.GEMINI.md à la racine du projet : Gemini CLI le charge automatiquement à chaque session (conventions, commandes, garde-fous). La commande /init le génère à partir de votre code. C'est l'équivalent du CLAUDE.md de Claude Code. Détails dans le guide GEMINI.md.