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Modèles Claude Code : Opus, Sonnet, Haiku, lequel choisir

45 min de lecture

Claude Code utilise trois familles de modèles Anthropic : Opus pour la capacité maximale, Sonnet pour l'équilibre coût/qualité, Haiku pour la vitesse. Si vous hésitez, prenez Sonnet : c'est le défaut de Claude Code et il couvre la majorité des sessions. Passez à Opus pour le raisonnement complexe ou le code agentique long-horizon, et à Haiku pour les opérations rapides et répétitives, messages de commit, formatage, lint, descriptions de PR. Choisir le bon modèle par tâche change radicalement votre facture et la qualité du résultat : entre Haiku et Opus, le prix des tokens de sortie varie de 1 à 5.

Cette page vous apprend à choisir un modèle sans dépendre d'un numéro de version. Claude Code se pilote par des alias, sonnet, opus, haiku, fable, qui suivent d'eux-mêmes le modèle recommandé : c'est ce qu'il faut écrire dans vos configurations. Vous y trouverez le réflexe par cas d'usage, le réglage du niveau d'effort, les leviers de coût (prompt caching, choix du modèle, subagents), et une annexe datée qui dit vers quelle version chaque alias pointe aujourd'hui.

Les trois premiers points servent à choisir, les trois derniers à payer moins pour le même travail. C'est le second bloc qui produit les économies les plus fortes : le prompt caching divise par dix le prix des tokens d'entrée déjà vus.

  • Écrire un alias plutôt qu'un numéro de version, et savoir quand épingler
  • Distinguer les trois gammes opus, sonnet, haiku en capacités, prix et latence
  • Régler le niveau d'effort selon la tâche
  • Choisir le modèle adapté à chaque type de tâche Claude Code
  • Estimer votre coût mensuel avec 3 scénarios chiffrés
  • Changer de modèle en cours de session avec /model
  • Optimiser via le prompt caching et le bon choix de gamme
  • Identifier les modèles encore utiles parmi les legacy (Opus 4.7, Sonnet 4.5)

Faut-il écrire un alias ou un numéro de version ?

Section intitulée « Faut-il écrire un alias ou un numéro de version ? »

Écrivez un alias. C'est la réponse dans la quasi-totalité des cas, et c'est ce qui rend une configuration durable. Un alias comme sonnet ou opus suit le modèle recommandé pour votre fournisseur : votre settings.json ne vieillit pas, et vous n'avez pas à rouvrir vos dépôts à chaque publication.

AliasÀ quoi il sert
defaultannule toute surcharge et revient au défaut de votre compte
sonnetle Sonnet le plus récent, pour le codage quotidien
opusl'Opus le plus récent, pour les raisonnements complexes
haikule modèle rapide et économique, pour les tâches simples
fablele modèle réservé aux tâches les plus dures et les plus longues
bestFable là où il est disponible, Opus sinon
opusplanOpus en mode plan, puis bascule sur Sonnet pour l'exécution
sonnet[1m], opus[1m]la même gamme avec une fenêtre de 1 million de tokens

Le défaut dépend de votre plan, ce qui explique que deux personnes de la même équipe n'aient pas le même modèle sans avoir rien configuré. Relevé le 10 septembre 2026 : les plans Max, Team Premium, Enterprise et l'API Anthropic démarrent sur Opus 5 ; les plans Pro et Team Standard démarrent sur Sonnet 5.

Il existe un cas où l'alias ne suffit pas, et la documentation est explicite dessus : les déploiements via Amazon Bedrock, Google Cloud Agent Platform, Microsoft Foundry ou Claude Platform on AWS. Sur ces plateformes, l'alias pointe vers un défaut interne qui peut être en retard sur la dernière publication d'Anthropic, et le modèle visé n'est pas toujours activé sur le compte de l'utilisateur.

Fenêtre de terminal
export ANTHROPIC_DEFAULT_OPUS_MODEL='us.anthropic.claude-opus-4-8'

La règle tient donc en deux lignes : alias par défaut, épinglage sur un déploiement tiers ou quand vous avez besoin d'une reproductibilité stricte, par exemple pour comparer deux exécutions à des semaines d'intervalle.

Cette section est une annexe datée, et c'est volontaire : elle vieillira, alors que la section précédente restera vraie. Vers quoi pointent les alias aujourd'hui, sur l'API Anthropic :

AliasRésout vers
opusOpus 5
sonnetSonnet 5
fableFable 5.1, sauf en session passerelle des applications Claude, où fable et best donnent Fable 5

La résolution diffère selon le fournisseur. Au même relevé, sonnet donne Sonnet 4.6 sur Claude Platform on AWS, et Sonnet 4.5 sur Amazon Bedrock, Google Cloud Agent Platform et Microsoft Foundry. C'est une raison de plus d'épingler sur ces plateformes.

Les trois profils ci-dessous décrivent les gammes, pas des versions figées. Lisez le tableau par colonnes : chacune est un profil cohérent, et deux lignes départagent réellement les usages. La fenêtre de contexte décide de ce que le modèle peut lire en une session, et le prix de sortie pèse bien plus lourd que celui d'entrée dans une facture Claude Code, parce que la génération de code produit beaucoup de tokens de sortie.

Critèreopussonnethaikufable
Résout versOpus 5Sonnet 5Haiku 4.5Fable 5.1
Identifiantclaude-opus-5claude-sonnet-5claude-haiku-4-5claude-fable-5-1
Positionnementraisonnement complexel'équilibre du quotidienle plus rapide et le moins cherles tâches les plus dures et les plus longues
Prix entrée5 $ / MTok2 $ / MTok1 $ / MTok10 $ / MTok
Prix sortie25 $ / MTok10 $ / MTok5 $ / MTok50 $ / MTok
Fenêtre de contexte1M tokens1M tokens200k tokens1M tokens
Sortie maximale128k tokens128k tokens64k tokens128k tokens
Niveaux d'effortjusqu'à max, xhigh comprisjusqu'à max, xhigh comprisselon versionjusqu'à max, xhigh compris

Deux lignes suffisent à décider dans la plupart des cas. La fenêtre de contexte dit ce que le modèle peut lire en une session : les 200k de haiku suffisent à un fichier et à ses tests, pas à une exploration de dépôt. Et le prix de sortie pèse bien plus lourd que celui d'entrée sur une facture Claude Code, parce que la génération de code produit beaucoup de tokens de sortie : c'est lui qu'il faut regarder en premier.

L'écart de coût entre haiku et opus est d'un facteur cinq en sortie. Employer opus sur une tâche que haiku traite aussi bien n'améliore rien et quintuple la note.

Un mot sur le tarif de sonnet, parce qu'il a fait l'objet d'une confusion répandue. Les 2 $ et 10 $ par MTok avaient été annoncés au lancement comme un tarif d'introduction valable jusqu'au 31 août 2026. La hausse prévue à 3 $ / 15 $ au 1er septembre n'a pas eu lieu : Anthropic a fait de ce tarif le prix standard. Beaucoup de contenus en ligne, y compris une version antérieure de cette page, annoncent encore l'ancienne projection.

La gamme opus : quand le raisonnement lourd se justifie

Section intitulée « La gamme opus : quand le raisonnement lourd se justifie »

Description officielle Anthropic : « Anthropic's most capable model for complex reasoning and agentic coding ».

Ces quatre points se ramènent à une seule qualité : la tenue sur la durée. La gamme opus conserve une ligne directrice cohérente sur des dizaines de tours et de fichiers, là où un modèle plus léger perd le fil de la contrainte initiale et recommence à proposer ce que vous aviez déjà écarté. C'est cette propriété que vous payez, pas une meilleure connaissance de la syntaxe.

  • Raisonnement complexe multi-étapes : architecture, refactoring cross-module, dépannage profond
  • Agentic coding long-horizon : sessions Claude Code qui s'étalent sur des heures avec des dizaines de fichiers touchés
  • 1M tokens de context window : peut lire un mono-repo de taille moyenne en une session
  • Connaissance la plus récente (jan 2026) parmi les 3 modèles

Deux de ces limites se cumulent et surprennent au premier relevé de facture. Le prix par million de tokens est déjà 5 fois celui de Haiku, et le nouveau tokenizer ajoute environ 30 % de tokens pour un texte identique : un budget calibré sur Opus 4.5 se révèle donc insuffisant sur Opus 4.8, même à volume de travail constant. La dernière ligne n'est pas une régression : l'adaptive thinking remplace le budget de réflexion fixe de l'extended thinking, et Anthropic la présente comme plus performante.

  • Le plus cher : 5 $/M input + 25 $/M output. Une session intensive peut atteindre plusieurs dollars.
  • Latence modérée : pas adapté aux interactions rapides type pair-programming
  • Tokenizer nouveau : environ 30 % de tokens en plus pour le même texte à partir d'Opus 4.7, Sonnet 4.6 et antérieurs gardant l'ancien → impact budget direct
  • Pas d'extended thinking (thinking.type: "enabled" renvoie une erreur 400 ; Opus 4.8 utilise l'adaptive thinking à la place)

Le critère commun à cette liste n'est pas la taille du code mais le nombre de contraintes à tenir simultanément. Un refactoring de vingt fichiers purement mécanique reste à la portée de Sonnet ; c'est quand la modification doit respecter en même temps un contrat d'API, un comportement de test et une compatibilité ascendante qu'Opus se rentabilise.

  • Refactoring touchant plus de 5-10 fichiers
  • Audit architecture complète
  • Dépannage de bugs subtils sur la concurrence, le typing ou les races conditions
  • Génération de tests exhaustifs sur des fonctions complexes
  • Sessions « interview moi pour spec » avant gros chantier (cf pattern Anthropic officiel)

Le dernier cas est le plus souvent oublié. Une tâche déterministe, un formatage, un tri d'imports, une génération de fichier depuis un gabarit, n'a aucune raison de passer par un modèle : un hook ou un script produit le même résultat, gratuitement, de façon reproductible et sans risque de variation d'une exécution à l'autre.

  • Tâche unitaire courte (commit message, rename, ajout d'import) → Haiku suffit
  • Exploration légère d'un fichier → Sonnet suffit largement
  • Toute tâche scriptable / déterministe → utiliser des hooks ou des scripts directs

Description officielle Anthropic : « The best combination of speed and intelligence ».

La ligne qui compte est la première : à contexte identique à opus, vous payez environ 60 % du prix. sonnet lit donc le même volume de code par session, et la différence porte uniquement sur la qualité du raisonnement, pas sur ce que le modèle peut voir. Attention à une confusion fréquente sur la quatrième ligne : les tokens de réflexion sont facturés comme des tokens de sortie, l'extended thinking n'est jamais gratuit, il est simplement souvent rentable.

  • Rapport qualité/prix imbattable : 3 $/M input + 15 $/M output (= 40 % du prix d'Opus pour la majorité des cas d'usage)
  • 1M tokens de fenêtre de contexte, identique à opus
  • Latence rapide : adapté aux sessions interactives
  • Extended thinking disponible : le modèle peut raisonner avant de répondre, ces tokens étant facturés au tarif de sortie
  • Adaptive thinking également, sans en-tête bêta

Ces deux limites ne pèsent pas du même poids. Le knowledge cutoff se contourne en donnant la documentation à jour dans le contexte, ce que Claude Code fait déjà en lisant vos fichiers. Le déficit de tenue long-horizon ne se contourne pas : il apparaît sur les sessions de plusieurs heures où le modèle doit reconstituer seul la cohérence de tout ce qu'il a fait avant.

  • Moins fort qu'Opus sur le raisonnement long-horizon agentique pur
  • Knowledge cutoff fiable plus ancien (août 2025) que celui d'Opus 4.8 (janvier 2026)

Le point commun de cette liste : le travail est cadré à l'avance. Vous savez quel comportement vous voulez, vous savez à peu près où le code doit changer, et la difficulté est d'écrire correctement plutôt que de décider quoi écrire. C'est exactement le régime dans lequel Sonnet est indiscernable d'Opus à l'usage.

  • La majorité des sessions de développement au quotidien
  • Génération de code feature standard (CRUD, intégration API, transformations de données)
  • Revue de PR
  • Refactoring 1-5 fichiers
  • Rédaction de tests sur des fonctions de complexité moyenne
  • Documentation technique d'une zone du code

C'est le modèle que Claude Code utilise par défaut depuis Sonnet 4.5. Vous n'avez pas à le sélectionner explicitement dans 80 % des cas.

Description officielle Anthropic : « The fastest model with near-frontier intelligence ».

Sur les tâches courtes, la latence compte souvent plus que le prix : un message de commit qui revient en deux secondes s'intègre au flux de travail, alors qu'une attente de quinze secondes vous fait basculer sur autre chose et casse votre concentration. Le rapport de prix est de 3 pour 1 face à sonnet, pas de 5 pour 1 : 1 $ contre 3 $ en entrée et 5 $ contre 15 $ en sortie.

  • Le plus rapide des trois (latence minimale)
  • Le moins cher : 1 $ en entrée et 5 $ en sortie par MTok, soit trois fois moins cher que sonnet
  • Extended thinking disponible, contrairement à Opus 4.8 et Sonnet 5
  • Intelligence proche du frontier : ne sacrifie pas la qualité sur les tâches simples

La première limite est celle qui vous arrêtera en pratique. 200k tokens représentent environ 150 000 mots : suffisant pour une dizaine de fichiers et leur historique de conversation, insuffisant pour cartographier un dépôt entier. Quand la session dépasse ce plafond, Claude Code doit compacter le contexte, et c'est en général le moment où la qualité des réponses chute.

  • Fenêtre de contexte de 200k tokens seulement, contre 1M pour opus, sonnet et fable : inadapté à un gros dépôt lu en une session
  • Pas d'adaptive thinking : le budget de réflexion doit être fixé à la main via budget_tokens
  • Knowledge cutoff fiable plus ancien (février 2025)

Ce qui rassemble ces usages : le résultat se vérifie d'un coup d'oeil. Vous lisez le message de commit, vous voyez tout de suite s'il est bon, et une erreur coûte dix secondes de correction. Dès que la vérification demande de relire plusieurs fichiers pour juger, vous êtes sorti du terrain de Haiku.

  • Génération de messages de commit / descriptions de PR (la tâche par excellence)
  • Formatage et fixes de lint quand vous voulez aller vite
  • Génération de docstrings sur des fonctions existantes
  • Renommages massifs (rename de symboles, conventions)
  • Sessions courtes et focalisées sur un seul fichier
  • Subagents spécialisés sur des tâches répétitives (cf subagents)
  • Mode headless / Batch API pour traiter en lot des centaines de fichiers (cf headless)

Le symptôme qui doit vous faire changer de modèle est toujours le même : Haiku produit du code plausible mais faux parce qu'il n'a pas relié deux fichiers entre eux. Vous perdez alors plus de temps à relire et corriger que le prix de Sonnet ne vous en aurait coûté.

  • Toute session impliquant la compréhension de plusieurs fichiers et leur logique d'interaction
  • Architecture, design, choix techniques de fond
  • Dépannage de bugs subtils

Trois niveaux de réglage existent : la commande /model pour la session en cours, le champ model de .claude/settings.json pour un projet, et le champ model du fichier d'un subagent pour une tâche déléguée. Ils se combinent du plus large au plus fin : le fichier de projet fixe le défaut, /model le contourne ponctuellement, le subagent décide pour lui-même.

Dans une session Claude Code, tapez la commande slash :

/model

Un sélecteur s'affiche avec les modèles disponibles. Vous pouvez changer de modèle au milieu d'une session : le contexte est conservé, c'est le prochain tour qui utilise le nouveau modèle.

Pour un projet, fixez le modèle par défaut dans .claude/settings.json (cf settings.json avancé) :

{
"model": "claude-sonnet-4-6"
}

Ou en variable d'environnement avant lancement :

Fenêtre de terminal
ANTHROPIC_MODEL=claude-haiku-4-5 claude

Chaque subagent peut spécifier son propre modèle dans son fichier .claude/agents/<nom>.md :

---
name: security-reviewer
description: Reviews code for security vulnerabilities
tools: Read, Grep, Glob, Bash
model: opus
---

Pattern recommandé : subagent reviewer en Opus, subagent explorer en Haiku (lecture rapide), session principale en Sonnet.

Le modèle n'est pas le seul réglage qui change le coût et le comportement. Le niveau d'effort pilote le raisonnement adaptatif : il laisse le modèle décider s'il doit réfléchir, et combien, à chaque étape, selon la complexité de la tâche. Un même modèle peut donc coûter du simple au multiple selon ce réglage, et beaucoup de factures surprenantes viennent de là plutôt que du choix de la gamme.

NiveauQuand l'employer
lowtâches courtes, bien cadrées, sensibles à la latence, où l'intelligence n'est pas le facteur limitant
mediumtravail sensible au coût, quand on accepte de céder un peu d'intelligence
highl'équilibre entre consommation et intelligence. C'est le défaut sur tous les modèles sauf Opus 4.7
xhighraisonnement plus profond, contre une consommation supérieure. Défaut d'Opus 4.7
maxpeut améliorer les tâches exigeantes, mais donne des rendements décroissants et pousse à la sur-réflexion

Deux précisions relevées le 10 septembre 2026. Les cinq niveaux existent sur Fable 5.1, Fable 5, Opus 5, Sonnet 5, Opus 4.8 et Opus 4.7 ; Opus 4.6 et Sonnet 4.6 n'offrent que low, medium, high et max, sans xhigh.

Le bon réflexe n'est pas de monter l'effort par défaut. Sur une tâche répétitive et bien bornée, descendre à medium réduit la facture sans effet perceptible. Montez à xhigh ponctuellement, sur une tâche dont vous savez qu'elle demande de la réflexion, puis redescendez.

Une session Claude Code coûte entre un demi-centime et deux dollars selon le modèle et le volume de code lu. Les trois scénarios ci-dessous partent des prix officiels Anthropic de juin 2026 et excluent le prompt caching, qui réduit encore la facture. Chacun détaille les tokens d'entrée et de sortie avant le calcul, pour que vous puissiez refaire l'estimation avec vos propres ordres de grandeur.

Vous demandez à Claude de corriger une faute de frappe et de relancer les tests.

  • Input : ~3 000 tokens (intro + fichier de 2k tokens lu)
  • Output : ~500 tokens (modif + commentaire)

Coût : (3000 × 1 + 500 × 5) / 1 000 000 = 0,0055 $ (~0,5 centime)

Sur 50 sessions de ce type dans le mois : 27 centimes.

Vous demandez à Claude de refactorer un module de validation en plusieurs fichiers avec tests.

  • Input : ~50 000 tokens (8 fichiers de ~5k tokens chacun + spec + discussion)
  • Output : ~15 000 tokens (modifs étalées sur les fichiers + tests générés)

Coût : (50000 × 3 + 15000 × 15) / 1 000 000 = 0,375 $ (~37 centimes)

Sur 30 sessions de ce type par mois : 11,25 $.

Vous demandez à Claude d'analyser une codebase Python de 30 fichiers et proposer une refonte architecturale.

  • Input : ~200 000 tokens (codebase lue + discussion technique étendue)
  • Output : ~30 000 tokens (analyse + plan + exemples de code)

Coût : (200000 × 5 + 30000 × 25) / 1 000 000 = 1,75 $ par session

Sur 10 sessions de ce type par mois : 17,50 $.

Ces totaux agrègent les trois scénarios ci-dessus selon des profils d'usage plausibles. Regardez la contribution de chaque modèle plutôt que le total : dans le profil régulier, les 50 sessions Haiku pèsent moins de 30 centimes sur une facture d'environ 30 dollars. La conclusion est contre-intuitive mais nette : optimiser Haiku ne sert à rien, tout se joue sur le nombre de sessions Opus.

ProfilEstimation mensuelle
Usage léger (50 sessions Haiku + 10 Sonnet + 2 Opus)~5 $/mois
Usage régulier (50 Haiku + 30 Sonnet + 10 Opus)~30 $/mois
Usage intensif (100 Haiku + 60 Sonnet + 30 Opus)~80-100 $/mois

Ces chiffres excluent le prompt caching qui peut diviser les coûts par 3 à 5 sur les sessions à long contexte stable.

Quatre leviers réduisent la facture, dans cet ordre d'efficacité : le prompt caching, le choix du modèle par tâche, l'API Batch pour le non-interactif, et les subagents pour les explorations longues. Le premier ne demande aucun effort de votre part dans Claude Code, les trois suivants relèvent de votre organisation de travail.

Le prompt caching réutilise les portions répétées du contexte (CLAUDE.md, fichiers lus plusieurs fois, system prompt) au lieu de les re-facturer à chaque tour. Le multiplicateur est radical :

Opération cacheMultiplicateur prix
Cache hit (lecture)0,1× le prix input standard
Cache write 5 min1,25× le prix input
Cache write 1 h2× le prix input

Un cache hit coûte 10 % du prix d'un input standard. Sur une session où vous travaillez 1 heure sur le même CLAUDE.md + 5 mêmes fichiers, le cache s'amortit dès la 2e lecture (pour le cache 5 min) ou la 3e (pour le cache 1 h).

Claude Code active le prompt caching automatiquement dans la plupart des cas, vous n'avez rien à coder.

Batch API, un mécanisme de l'API, pas le prolongement de claude -p

Section intitulée « Batch API, un mécanisme de l'API, pas le prolongement de claude -p »

Attention à ne pas confondre deux choses différentes. Le mode headless claude -p est du Claude Code programmatique : il relève de l'Agent SDK, et c'est vers ce SDK, en Python ou TypeScript, que se prolonge naturellement un usage scripté. Le Batch API est autre chose : un mécanisme de l'API Claude pour traiter des lots de requêtes, sans rapport avec la boucle d'agent.

Cela dit, il reste un levier de coût utile quand votre traitement se prête au lot. Le Batch API offre 50 % de réduction sur l'entrée et la sortie, en échange d'un traitement asynchrone, jusqu'à 24 h pour les très gros lots, en pratique quelques minutes.

ModèleBatch inputBatch output
Opus 4.82,50 $/MTok12,50 $/MTok
Sonnet 4.61,50 $/MTok7,50 $/MTok
Haiku 4.50,50 $/MTok2,50 $/MTok

À combiner avec le mode headless Claude Code pour traiter en lot des centaines de fichiers (migration framework, génération massive de docstrings, audit batch). Pas adapté à l'interactif.

Le plus gros levier reste de ne pas utiliser Opus quand Sonnet ou Haiku suffit. Quelques règles concrètes :

  • Sub-tâche « générer un message de commit » → forcer Haiku via subagent ou prompt
  • Sub-tâche « explorer 50 fichiers pour cartographier » → subagent Haiku (le résultat est synthétisé pour Sonnet/Opus)
  • Sub-tâche « designer l'architecture » → Opus
  • Session quotidienne → Sonnet

Les subagents tournent dans un contexte séparé et reportent leur synthèse à la session principale. Vous payez le coût de leur exploration en Haiku (si configuré) et vous récupérez juste 500-2000 tokens de synthèse dans votre session principale qui tourne en Sonnet.

Pattern type : « Use a Haiku subagent to map all callers of processOrder() across the codebase and report just the files and signatures ».

Modèles legacy : quand sont-ils encore pertinents ?

Section intitulée « Modèles legacy : quand sont-ils encore pertinents ? »

Plusieurs anciens modèles restent disponibles, mais un seul appelle une action datée de votre part : Opus 4.1, retiré le 5 août 2026. Les autres se migrent au rythme qui vous arrange, souvent à prix identique. Lisez la colonne « Statut » avant la colonne « Pertinence » : une ligne « déprécié » vous laisse le temps de basculer, une ligne « retiré » signifie que la requête échoue déjà.

ModèleStatutPertinence
Opus 4.7, 4.6, 4.5Disponibles, mêmes prix qu'Opus 4.8Migrez vers Opus 4.8 ou Claude Opus 5, sauf régression constatée sur votre workload
Sonnet 4.5Disponible, même prix que Sonnet 4.6Migrez vers Sonnet 4.6 ou Sonnet 5
Opus 4.1Déprécié, retiré le 5 août 2026Migration obligatoire vers Claude Opus 5
Sonnet 4 (claude-sonnet-4-20250514)DépréciéMigrez vers Sonnet 5
Opus 4 (claude-opus-4-20250514)DépréciéMigrez vers Claude Opus 5
Haiku 3.5Retiré le 19 février 2026Migration obligatoire vers Haiku 4.5
Sonnet 3.7Retiré le 19 février 2026Migration obligatoire vers Sonnet 5

Vérifiez la page deprecations officielle avant toute décision de bascule.

L'arbre ci-dessous se parcourt en deux questions seulement, et la première est volontairement la plus grossière : la durée prévue de la session. Ce n'est pas la difficulté perçue de la tâche qui décide, c'est le nombre de fichiers que le modèle devra tenir en tête en même temps, parce que c'est là que les modèles légers décrochent.

Est-ce une tache unique et courte ?
├─ Oui → haiku
└─ Non → Combien de fichiers Claude doit-il tenir en tete a la fois ?
├─ Quelques-uns, perimetre clair → sonnet
├─ Beaucoup, ou des bugs subtils → sonnet, puis opus si ca coince
└─ Architecture multi-modules, raisonnement long → opus
└─ fable si opus cale

L'arbre nomme des alias, pas des versions, et c'est délibéré : il reste valable après la prochaine publication de modèle. Les seuils en nombre de fichiers ont volontairement disparu : ils dépendent de la taille des fichiers, de la densité du code et de ce que votre CLAUDE.md charge déjà. Le vrai critère est de commencer bas et de monter quand ça coince, pas de calculer à l'avance.

Pour les subagents :

  • exploration ou cartographie de dépôt → haiku
  • génération standard → sonnet
  • revue de sécurité ou audit complexe → opus

Le Fast mode réduit fortement la latence d'Opus, au tarif de 10 $ / 50 $ par MTok, et n'existe plus que sur Claude Opus 5 et Opus 4.8. C'est une research preview, activée par le paramètre speed: "fast" et l'en-tête bêta fast-mode-2026-02-01.

ModèleFast modeInput fastOutput fast
Claude Opus 5Disponible10 $/MTok50 $/MTok
Opus 4.8Disponible10 $/MTok50 $/MTok
Opus 4.7Retiré : speed: "fast" renvoie une erreursans objetsans objet
Opus 4.6Retiré : la requête s'exécute à vitesse standard, sans erreursans objetsans objet

Ce tableau appelle un avertissement. Les deux dernières lignes échouent de manière différente, et la seconde est la plus traître : sur Opus 4.7 vous recevez une erreur explicite, donc vous voyez le problème ; sur Opus 4.6 la requête passe, vous êtes facturé au tarif standard, et vous perdez le gain de latence sans aucun avertissement. Si une configuration ancienne traîne encore un modèle en -fast, basculez-la sur Claude Opus 5.

Fast mode est utile quand vous attendez vraiment la réponse Opus en interactif. Il n'est pas compatible avec l'API Batch, dispose de ses propres limites de débit, et n'est disponible que sur l'API Anthropic, ni sur Amazon Bedrock, ni sur Google Cloud, ni sur Microsoft Foundry. Pour le mode headless ou la CI, restez sur le pricing standard ou l'API Batch.

Ces réponses courtes traitent les points qui reviennent après quelques semaines d'usage : identifier le modèle actif, changer en cours de route, estimer la facture mensuelle et comprendre l'effet du nouveau tokenizer sur le budget.

Vérifiez que l'essentiel de ce guide est acquis. Les questions portent uniquement sur ce qui vient d'être expliqué ici.

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6 questions
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  • Le chronomètre démarre au clic sur Démarrer
  • Questions à choix multiples, vrai/faux et réponses courtes
  • Vous pouvez naviguer entre les questions
  • Les résultats détaillés sont affichés à la fin

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Huit points résument la page. Retenez surtout le troisième et le quatrième : c'est là que se joue l'écart de facture entre deux équipes qui font le même travail avec le même outil.

  • Écrivez un alias, pas un numéro de version : sonnet, opus, haiku, fable suivent le modèle recommandé et votre configuration ne vieillit pas. Épinglez uniquement sur un déploiement tiers ou pour de la reproductibilité stricte.
  • Le niveau d'effort compte autant que la gamme : high est le défaut, descendre à medium sur du répétitif réduit la facture sans effet perceptible.
  • Sonnet est le défaut de Claude Code et couvre 80 % des cas.
  • Opus coûte 5× Haiku sur l'output, 25 $ contre 5 $ par MTok, à réserver aux tâches qui en ont vraiment besoin.
  • Prompt caching activé par défaut dans Claude Code : 10 % du prix input sur les cache hits.
  • Batch API à -50 % pour les opérations massives en mode headless.
  • Subagents avec modèle distinct permet d'utiliser Haiku pour l'exploration et garder Sonnet/Opus pour la décision.
  • /model permet de changer en cours de session sans perdre le contexte.
  • Les versions évoluent rapidement (Anthropic itère tous les 1-3 mois), vérifiez toujours la doc officielle avant de citer un modèle dans votre équipe.

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