Deux outils officiels et une extension communautaire couvrent l'infrastructure as code sur Scaleway, et chacun échoue si on lui demande le travail d'un autre. Packer construit une image, Terraform provisionne l'infrastructure, Ansible exploite ce qui existe déjà. Cette leçon ouvre le volet : elle attribue chaque tâche au bon outil, donne les versions de référence avec leur date de publication, apprend à vérifier la signature de ce qu'on installe, et chiffre ce qu'un build coûte avant qu'on le lance. Elle ne construit rien : c'est la carte qu'on lit avant de partir, celle qui évite les décisions qu'on ne peut plus reprendre une fois la première ressource créée.
Ce que vous allez apprendre
Section intitulée « Ce que vous allez apprendre »- Attribuer chaque tâche au bon outil, et reconnaître les mélanges qui coûtent cher.
- Connaître les versions de référence, avec leur date de publication.
- Vérifier la signature de ce que vous installez, sur les trois outils.
- Estimer le coût d'un build d'image avant de le déclencher.
Prérequis du volet
Section intitulée « Prérequis du volet »Ce volet enseigne ce que Scaleway fait de Packer, Terraform et Ansible, pas ces trois outils. Chaque leçon suppose acquis ce qui suit, et renvoie vers la formation correspondante plutôt que de la réexpliquer :
- Terraform : écrire du HCL, comprendre l'état et les providers, enchaîner
init,plan,applyetdestroy(formation Terraform). - Packer : un modèle HCL2,
packer initetpacker build(formation Packer). - Ansible : un playbook, un inventaire, l'idempotence (formation Ansible).
- Un compte Scaleway avec un projet dédié et la CLI
scwsur un profil isolé, comme au volet Prendre en main.
Packer, Terraform ou Ansible : lequel fait quoi ?
Section intitulée « Packer, Terraform ou Ansible : lequel fait quoi ? »Chaque outil produit l'entrée du suivant. C'est ce qui rend l'ordre impératif plutôt que conventionnel.
| Packer | Terraform | Ansible | |
|---|---|---|---|
| Produit | une image | des ressources | un changement d'état |
| Retient | rien, l'image est le produit | un état, comparé au réel | rien, il relit à chaque fois |
| Question posée | « cette image contient-elle ce qu'il faut ? » | « le réel correspond-il au code ? » | « cette ressource est-elle dans l'état voulu ? » |
| Détruit | non | oui, destroy | non, jamais |
Les trois mélanges qui coûtent le plus cher se reconnaissent à leur symptôme, et chacun fonctionne le premier jour :
- Configurer le système depuis Terraform, par
remote-exec. Cela marche, et vous perdez l'idempotence : rejouer leapplyne rejoue pas la configuration, qui n'est pas dans l'état. - Provisionner depuis Ansible. Cela marche aussi, et vous perdez le suivi d'état : rien ne détecte une ressource supprimée à la main, rien ne sait la détruire proprement.
- Installer les paquets au démarrage plutôt que dans l'image. Cela marche, et chaque machine met cinq minutes à devenir utile au lieu d'une, ce qui rend la mise à l'échelle automatique décorative.
Les versions de référence
Section intitulée « Les versions de référence »Notez ces trois lignes, elles datent ce que vous lisez. Un guide d'infrastructure as code sans version est un guide qu'on ne peut pas reproduire.
| Outil | Maintenu par | Version | Publiée le | Ce qu'elle apporte de notable |
|---|---|---|---|---|
Provider Terraform scaleway/scaleway | Scaleway, organisation officielle | 2.83.0 | 14 septembre 2026 | destruction d'une interface privée attachée rétablie, cassée en 2.81.0 et 2.82.0 ; Instance Templates et groupes d'autoscaling depuis la 2.82.0 |
Plugin Packer scaleway/scaleway | Scaleway, organisation officielle | 1.5.0 | 17 juin 2026 | Windows Server, étiquettes du serveur temporaire, snapshot_name déplacé hors de la racine du bloc source |
Collection Ansible stephrobert.scaleway | communauté, dépôt stephrobert | 0.5.0 | 9 septembre 2026 | attributs publiés, politique de rejeu, 50 modules |
Collection Ansible scaleway.scaleway | organisation Scaleway, déclarée « Community » | 2.7.2 | 19 février 2026 | 60 modules de provisionnement, inventaire dynamique, lookup Secret Manager |
Collection Ansible community.general | communauté Ansible | 11.4.7 | publiée en continu | 28 modules Scaleway et un inventaire, livrés avec le paquet ansible |
Il existe trois collections Ansible pour Scaleway : laquelle pour quoi ?
Section intitulée « Il existe trois collections Ansible pour Scaleway : laquelle pour quoi ? »Vous en avez déjà une sans le savoir, Scaleway en héberge une autre, et ce parcours en utilise une troisième. Le dire franchement vaut mieux que de laisser croire qu'il n'y a pas de choix : il y en a un, et il se justifie par le périmètre, pas par l'absence d'alternative.
Relevé le 11 septembre 2026, sur l'installation locale et sur les dépôts :
| Critère | community.general | scaleway.scaleway | stephrobert.scaleway |
|---|---|---|---|
| Où elle vit | collection communautaire d'Ansible | organisation Scaleway | dépôt stephrobert |
| Installation | déjà présente avec le paquet ansible | à installer | à installer |
| Version relevée | 11.4.7 | 2.7.2, 19 février 2026 | 0.5.0, 9 septembre 2026 |
| Modules Scaleway | 28, dont 9 en _info | 60 | 50 : 29 _info, 17 gestion, 4 _action |
| Inventaire dynamique | oui, scaleway | oui, scaleway | oui, compute |
| Lookup Secret Manager | non | oui | non |
| Exploitation au jour 2 | partielle : state: running, restarted, stopped sur scaleway_compute | non annoncée | famille _action dédiée |
check_mode et diff_mode déclarés par module | pas systématiquement | non documenté ainsi | 50 sur 50 et 17 sur 50 |
Commencez par regarder ce que vous avez déjà. Si vous avez installé le
paquet ansible, community.general est là, avec ses 28 modules Scaleway et
son inventaire. Pour créer une Instance, poser une adresse ou redémarrer une
machine, elle suffit, et elle n'ajoute aucune dépendance. Sa contrepartie est
qu'elle suit le rythme d'une collection généraliste de plus de cinq cents
modules, où Scaleway n'est qu'un fournisseur parmi beaucoup d'autres. Sept de
ses anciens modules _facts y sont d'ailleurs passés en tombstone,
c'est-à-dire supprimés, au profit des _info.
scaleway.scaleway est la plus fournie pour le provisionnement, avec ses
60 modules et son lookup vers Secret Manager, qui n'a d'équivalent nulle part
ailleurs. C'est aussi celle dont le périmètre recoupe le plus Terraform, à
qui ce parcours confie la création des ressources.
Le départage ne tient donc pas à la qualité mais à la doctrine. Superposer un second outil de provisionnement créerait deux sources de vérité sur les mêmes objets, ce que la leçon Ansible passe son temps à déconseiller. Le besoin qui restait découvert est le jour 2 avec des garanties explicites : savoir, avant de lancer un playbook, quels modules répondent au mode répétition et lesquels montrent un différentiel.
Comment vérifier la signature d'un provider ou d'un plugin ?
Section intitulée « Comment vérifier la signature d'un provider ou d'un plugin ? »Les trois outils publient des sommes de contrôle signées, et presque personne ne les vérifie. Le site enseigne la sécurité de la chaîne d'approvisionnement : autant l'appliquer sur les outils qui déploient votre infrastructure.
-
Terraform vérifie tout seul, à condition de le laisser faire
Le provider est distribué avec un fichier
SHA256SUMSet sa signature PGP. Terraform contrôle les deux pendantterraform init, et enregistre le résultat dans le fichier de verrouillage.Fenêtre de terminal terraform initgrep -A4 'scaleway' .terraform.lock.hclLe fichier doit contenir les empreintes
h1:du provider. Versionnez-le : c'est lui qui garantit que votre équipe et votre chaîne d'intégration installent exactement le même binaire. -
Packer demande une vérification explicite
Le plugin publie lui aussi
packer-plugin-scaleway_v1.5.0_SHA256SUMSet sa signature.sig. La vérification se fait avant l'installation, comme pour n'importe quel binaire téléchargé.Fenêtre de terminal packer plugins installedLa sortie liste les plugins et leur version : c'est ce qu'il faut comparer à ce que votre modèle épingle.
-
La collection Ansible porte une signature sans clé
L'archive est signée par cosign et accompagnée d'une attestation de provenance SLSA, toutes deux liées à l'identité du workflow qui l'a produite plutôt qu'à un secret à conserver.
Fenêtre de terminal ansible-galaxy collection list stephrobert.scaleway
Ces trois commandes disent ce que vous avez réellement, ce qui n'est pas la même chose que ce que votre code déclare. C'est le premier réflexe à prendre quand un comportement diffère entre deux postes.
Pourquoi épingler la version n'est pas facultatif ?
Section intitulée « Pourquoi épingler la version n'est pas facultatif ? »Un outil d'infrastructure as code non épinglé rend votre code non reproductible, ce qui vide de son sens la raison même de l'écrire.
Ce n'est pas une précaution théorique. Mesuré le 2026-09-09 sur un compte
Scaleway réel, avec une stack minimale d'un VPC, un Private Network, une
instance DEV1-S et une interface privée : le provider 2.80.0 détruit
l'ensemble en 7 secondes, code de sortie 0, tandis que 2.81.0 et
2.82.0 échouent tous deux sur une erreur 412 et laissent les quatre
ressources en place. Une contrainte flottante aurait donc suffi à casser la
destruction d'une infrastructure existante, sans le moindre changement de votre
côté, le jour de la publication amont. La 2.83.0, publiée le 14 septembre
2026, rétablit la destruction : mesuré le même jour sur la même stack, code 0
en 13 secondes.
# Terraform : la contrainte va dans required_providersterraform { required_providers { scaleway = { source = "scaleway/scaleway" version = "2.83.0" } }}# Packer : la contrainte va dans required_pluginspacker { required_plugins { scaleway = { source = "github.com/scaleway/scaleway" version = "1.5.0" } }}La contrepartie est connue et assumée : une version figée ne reçoit pas les correctifs de sécurité. C'est pourquoi l'épinglage s'accompagne d'un rythme de mise à jour, pas d'un oubli. Un provider qui n'a pas bougé depuis un an n'est pas stable, il est abandonné par son utilisateur.
Combien coûte un build d'image sur Scaleway ?
Section intitulée « Combien coûte un build d'image sur Scaleway ? »Terraform et Ansible ne coûtent rien par eux-mêmes ; Packer coûte à chaque exécution. C'est la différence qui surprend, et elle mérite d'être chiffrée avant le premier build.
Un build Packer démarre une vraie Instance, y exécute vos commandes, en prend un snapshot, produit une image, puis détruit la machine. Trois objets facturés, dont deux survivent au build.
| Ce que le build consomme | Tarif | Sur un build de 15 minutes |
|---|---|---|
une Instance DEV1-S | environ 0,009 €/h | moins d'un centime |
| une Flexible IP, exigée pour joindre la machine | 0,005 €/h | négligeable |
| le snapshot produit | au gigaoctet stocké | tant qu'il existe |
| l'image produite | au gigaoctet stocké | tant qu'elle existe |
Le coût du build est dérisoire, celui de l'oubli ne l'est pas. Un snapshot et une image de dix gigaoctets laissés en place se facturent tous les mois, sans que rien ne les signale. C'est le poste que la leçon Packer apprend à contrôler après chaque build, réussi ou non.
Regarder ce que vous avez déjà
Section intitulée « Regarder ce que vous avez déjà »Trois commandes de lecture, aucune ne crée rien, et elles répondent à la question qui commence tout dépannage : de quoi mon poste dispose-t-il réellement ?
terraform providerspacker plugins installedansible-galaxy collection list stephrobert.scalewayLa première liste les providers exigés par votre configuration et ceux réellement installés. La deuxième liste les plugins Packer présents, avec leur version. La troisième dit quelle version de la collection Ansible répondra, ce qui n'est pas toujours celle que vous croyez avoir installée.
Qu'est-ce que chaque outil ne sait pas faire ?
Section intitulée « Qu'est-ce que chaque outil ne sait pas faire ? »Connaître les limites évite de chercher pendant une heure une capacité qui n'existe pas. Les trois en ont, et elles sont documentées par leurs auteurs.
| Outil | Ce qu'il ne fait pas aujourd'hui |
|---|---|
| Packer | construire depuis un réseau privé sans adresse publique : une Flexible IP reste exigée |
| Terraform | il ne configure pas le système ; remote-exec existe et n'est pas un substitut à Ansible |
| Collection Ansible | elle ne crée ni ne supprime aucune ressource, et ne découvre que les machines, pas les services managés |
Quel outil choisir pour la tâche que vous avez en main
Section intitulée « Quel outil choisir pour la tâche que vous avez en main »La confusion la plus coûteuse consiste à faire faire à Terraform le travail
d'Ansible, en enchaînant des provisionneurs remote-exec dans une ressource.
Le résultat marche une fois, puis devient impossible à rejouer : Terraform ne
sait pas si la commande a déjà tourné, et son état ne décrit pas le contenu de
la machine. Le tableau ci-dessous se lit par la colonne de gauche :
identifiez la tâche que vous avez réellement à faire, sans anticiper la suivante.
| Besoin | Choix | Pourquoi |
|---|---|---|
| Figer un système durci, réutilisable par toute la flotte | Packer | l'image devient l'unité livrable, identique à chaque démarrage |
| Créer, modifier ou supprimer des ressources Scaleway | Terraform | il tient un état, donc il sait ce qu'il possède et sait le détruire |
| Configurer une machine qui existe déjà, ou la remettre en conformité | Ansible | il relit l'état réel à chaque exécution, sans mémoire à maintenir |
| Appliquer un correctif de sécurité sur une flotte en production | Ansible, puis Packer pour la suite | on répare tout de suite, puis on refait l'image pour que les prochaines machines naissent corrigées |
| Installer un paquet au premier démarrage d'une machine jetable | cloud-init, via Terraform | pour une machine éphémère, une image dédiée coûte plus cher qu'elle ne rapporte |
Les décisions du volet qu'on ne peut plus reprendre
Section intitulée « Les décisions du volet qu'on ne peut plus reprendre »Trois choix se prennent une seule fois, et se paient longtemps. Ils n'apparaissent dans aucun message d'erreur, ce qui les rend faciles à escamoter au moment où on les prend.
| Décision | Pourquoi elle est difficile à reprendre |
|---|---|
| L'emplacement de l'état Terraform | migrer un état vivant demande terraform init -migrate-state sur toutes les copies, et une erreur laisse deux états divergents pour la même infrastructure |
| La granularité des stacks | découper une stack existante impose de déplacer les ressources une à une avec terraform state mv, sans se tromper |
| La convention de nommage et d'étiquetage | elle conditionne le tri de la facture ; renommer après coup casse la continuité des rapports de coût |
Limites, quotas et plafonds du volet
Section intitulée « Limites, quotas et plafonds du volet »Ce volet crée des ressources, donc il rencontre des plafonds. Les valeurs
ci-dessous viennent de la page officielle des quotas d'Organisation
Scaleway, dont la date de validation est le 29 octobre 2025. Elles sont à
connaître avant d'écrire une boucle : un count qui les dépasse casse à
mi-parcours de l'apply, avec des ressources déjà créées et facturées.
| Plafond | Valeur | Portée |
|---|---|---|
Instances DEV1-S | 10 sans vérification d'identité, 20 avec | par Organisation |
| VPC | 256 | par Organisation |
| Private Networks | 100 par VPC, 255 par Organisation | le plus bas des deux s'applique |
| Seaux Object Storage | 100 | par Organisation, l'état Terraform en consomme un |
| Clés API | 50 | par Organisation, mais voir la note ci-dessous |
Une de ces valeurs est contredite par une autre page officielle, et la règle de cette formation est de le dire plutôt que de choisir celle qui arrange le propos. La FAQ IAM de Scaleway annonce « up to 100 API keys by default » là où la page des quotas dit 50. La page des quotas étant la plus récemment validée, au 29 octobre 2025, c'est elle qui fait foi ici, et l'écart est à vérifier sur votre propre compte avant de dimensionner vos automatisations.
Le plafond des instances mérite une lecture attentive, car il ne dépend pas du
crédit disponible mais de la vérification d'identité du compte. Un compte
dont seul le moyen de paiement est validé plafonne à dix machines DEV1-S,
et plusieurs gammes ne sont pas ouvertes du tout avant vérification. La
conséquence pratique est déroutante : terraform plan accepte sans broncher
une stack qui déclare douze machines, parce que le plan ne consulte pas les
quotas ; c'est l'apply qui échoue, après avoir créé les dix premières.
Vous vous retrouvez alors avec une infrastructure à moitié construite, un
état qui la décrit fidèlement, et une facture qui court. Vérifiez le
plafond avant d'écrire la boucle, pas après l'avoir lancée.
Pièges courants du volet
Section intitulée « Pièges courants du volet »Ces messages sont ceux que vous verrez réellement, relevés en lab sur un compte Scaleway les 8 et 9 septembre 2026. Les reconnaître fait gagner l'heure de recherche qui suit habituellement leur première apparition.
| Symptôme | Cause | Solution |
|---|---|---|
b_ssd volumes are no longer supported. Use Scaleway Block Storage (SBS) volumes instead | l'API Instance ne crée plus de volumes de cette gamme | passer à la ressource scaleway_block_volume, ce n'est pas un changement de valeur mais de ressource |
Can't delete a private network interface attached to a server | régression du provider en 2.81.0 et 2.82.0 : la route v2alpha1 refuse une interface attachée | passer en 2.83.0 ou revenir à 2.80.0, ou supprimer l'interface avec scw instance private-nic delete avant de relancer le destroy |
Le plugin Packer refuse snapshot_name | l'option a quitté la racine du bloc source en 1.5.0 | la déplacer dans root_volume {} ou block_volume {}, où elle reste valide |
terraform plan réussit, terraform apply échoue sur un quota | le plan ne consulte pas les quotas de l'Organisation | relever le plafond de la gamme visée avant d'écrire un count |
403 intermittents au rafraîchissement, rapportés sur scaleway_baremetal_server | cause non confirmée par Scaleway ; le rapporteur soupçonne un rythme d'appels trop élevé (#3616) | terraform plan -parallelism=1 quand le symptôme apparaît, SCW_DEBUG=1 pour observer les appels |
Antipatterns à éviter
Section intitulée « Antipatterns à éviter »Ces quatre erreurs partagent une même racine : elles confondent le rôle des outils. Chacune produit un résultat qui fonctionne le premier jour, et qui devient impossible à rejouer ou à détruire ensuite. C'est ce décalage entre le succès immédiat et le coût différé qui les rend difficiles à repérer en revue.
| Antipattern | Conséquence | Discipline |
|---|---|---|
Configurer les machines avec remote-exec dans Terraform | l'état ne décrit pas le contenu de la machine, et rien n'est rejouable | Terraform crée, Ansible configure |
| Faire détruire des ressources par Ansible | aucun état ne suit ce qui existe, les restes deviennent invisibles | seul Terraform détruit ce que Terraform a créé |
| Rebâtir une image à chaque déploiement | le temps de build s'ajoute à chaque livraison, et les snapshots s'accumulent en facturation | une image par version applicative, pas par déploiement |
| Contraintes de version flottantes sur les trois outils | une publication amont change le comportement sans commit de votre côté | épingler les trois, et mettre à jour sciemment |
L'infrastructure as code sous l'angle Well-Architected
Section intitulée « L'infrastructure as code sous l'angle Well-Architected »Le code d'infrastructure déplace le risque : il ne le supprime pas. Les deux piliers ci-dessous posent la question qu'un auditeur poserait sur ce volet, et la discipline qui y répond.
Excellence opérationnelle
Section intitulée « Excellence opérationnelle »Question clé : combien de temps faut-il pour reconstruire à l'identique ce qui tourne aujourd'hui ? Si la réponse dépend d'une personne, d'un poste de travail ou d'un souvenir, le code d'infrastructure n'a pas rempli son office.
Discipline : versionner les modèles Packer, le HCL Terraform et les playbooks Ansible dans le même dépôt que l'application ; épingler les trois outils à une version exacte ; et vérifier les signatures à l'installation, ce que les trois publient.
Optimisation des coûts
Section intitulée « Optimisation des coûts »Question clé : qui paie ce que le volet a laissé derrière lui ? Les instances se remarquent, les snapshots et les images non. Ils se facturent au gigaoctet stocké, indéfiniment, et n'apparaissent sur aucun tableau de bord tant qu'on ne les cherche pas.
Discipline : détruire ce qui a été créé dans la foulée du lab ; contrôler les familles discrètes, images et snapshots en tête ; et relire la facturation 48 heures plus tard, délai au-delà duquel la consommation est consolidée.
FAQ : questions fréquentes sur l'infrastructure as code Scaleway
Section intitulée « FAQ : questions fréquentes sur l'infrastructure as code Scaleway »Ces cinq réponses reprennent les questions posées le plus souvent au moment de choisir un outil, et ne contiennent que des faits mesurés ou sourcés dans ce volet : la matrice de destruction du 2026-09-09, les quotas d'Organisation validés au 29 octobre 2025, et la grille tarifaire relevée le 2026-09-08.
Le critère est la propriété de la ressource
Terraform possède ce qu'il a créé : il tient un état, le compare au réel, et sait donc détruire proprement. Ansible agit sur ce qu'il ne possède pas, relit la situation à chaque exécution, et ne détruit jamais.La collectionstephrobert.scaleway rend cette frontière visible : elle ne publie aucun module de création ni de suppression. On y trouve instance_server_action, qui redémarre une machine existante, pas instance_server_create.En pratique : si vous ne voulez pas qu'un terraform destroy l'emporte, la ressource n'a rien à faire dans Terraform.Ils n'agissent pas au même moment
Packer personnalise l'image dont la machine démarre. cloud-init personnalise la machine au démarrage. Le partage se fait sur la fréquence de changement, pas sur la commodité.- Dans l'image : durcissement système, agents de supervision, dépôts internes, version applicative. Cela change rarement et doit être identique partout dès le premier démarrage.
- Dans cloud-init : nom d'hôte, clés, rôle, adresses. Ces valeurs diffèrent par machine ; les figer imposerait une image par environnement.
La 2.83.0, et jamais 2.81.0 ni 2.82.0
Mesuré le 2026-09-09 et le 2026-09-14 sur un compte Scaleway réel, avec une stack minimale d'un VPC, un Private Network, une instanceDEV1-S et une interface privée :| Provider | terraform destroy |
Ressources restantes |
|---|---|---|
| 2.80.0 | code 0, 7 secondes | 0 |
| 2.81.0 | code 1, erreur 412 | 4 |
| 2.82.0 | code 1, erreur 412 | 4 |
| 2.83.0 | code 0, 13 secondes | 0 |
scw instance private-nic delete) puis relancez le destroy.Les outils sont gratuits, ce qu'ils créent ne l'est pas
Le provider Terraform, le plugin Packer et la collection Ansible sont gratuits et publiés en open source. La facture vient des ressources provisionnées.Les postes qu'on oublie sont les plus coûteux dans la durée :- les Flexible IP réservées, facturées même détachées ;
- les Load Balancers et Public Gateways, facturés à l'heure ;
- les volumes orphelins, snapshots et images, facturés au gigaoctet stocké, indéfiniment.
terraform destroy qui échoue laisse tout cela en place : vérifiez le code de sortie, puis relistez chaque famille.Le build est négligeable, le stockage ne l'est pas
Un build démarre une vraie machine. Sur la base des tarifs relevés le 2026-09-08, une instanceDEV1-S revient à environ 0,009 EUR/h et la Flexible IP exigée à 0,005 EUR/h : sur un build de quinze minutes, cela reste sous le centime.Le coût réel est ce qui survit au build : le snapshot et l'image, facturés au gigaoctet stocké tant qu'ils existent. S'y ajoute le volume racine orphelin qu'un build interrompu laisse derrière lui, défaut ouvert dans le plugin depuis juillet 2025.Le plafond qui vous arrêtera n'est pas le nombre d'images, 99 999, mais le stockage Block total : 500 Go tant que l'identité du compte n'est pas vérifiée.Contrôle de connaissances
Section intitulée « Contrôle de connaissances »Vérifiez que l'essentiel de ce guide est acquis. Les questions portent uniquement sur ce qui vient d'être expliqué ici.
Contrôle de connaissances
Validez vos connaissances avec ce quiz interactif
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À retenir
Section intitulée « À retenir »- Chaque outil produit l'entrée du suivant : Packer l'image, Terraform l'infrastructure, Ansible l'état courant.
- La question qui départage est « qui possède la ressource » : Terraform la détruira, Ansible non.
- Versions de référence : provider Terraform 2.83.0, plugin Packer 1.5.0, collection Ansible 0.5.0.
- Chez Packer on dit plugin et builder, jamais provider.
- Les trois publient des sommes de contrôle signées ; Terraform les vérifie seul, les deux autres demandent un geste.
- Un fichier de verrouillage se versionne : c'est lui qui rend le déploiement reproductible.
- Terraform et Ansible ne coûtent rien, Packer coûte à chaque build : une Instance, une adresse, un snapshot et une image.
- Un build interrompu laisse un volume orphelin facturé. On reliste après chaque build, pas seulement après ceux qui échouent.
ansible-galaxy installne met pas à jour sans--upgrade.
Pour aller plus loin
Section intitulée « Pour aller plus loin »- Ansible : exploiter ce que Terraform a provisionné : le troisième temps du triptyque, avec l'inventaire dynamique et l'idempotence mesurée.
Ressources externes
Section intitulée « Ressources externes »- Provider Terraform Scaleway sur le registre : la référence des ressources, version par version.
- Plugin Packer
scaleway/scaleway: les notes de version, où se lisent les options retirées avant qu'elles ne cassent un modèle. - Quotas d'Organisation Scaleway : les plafonds cités ici, à vérifier pour votre propre compte.
- Collection Ansible
stephrobert.scaleway: les modules, leur documentation et le suivi des correctifs.