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Virtualisation medium

Découvrir l'interface Proxmox VE : aller à l'essentiel

35 min de lecture

Logo Proxmox

Après l'installation, l'interface web Proxmox peut sembler intimidante : des dizaines de menus, des termes nouveaux (Datacenter, Node, Guest...), et on ne sait pas par où commencer. Ce guide vous donne les clés pour vous y retrouver.

À la fin de cette page, vous saurez :

  • Où configurer quoi : la règle des 3 niveaux (Datacenter → Node → VM/CT)
  • Faire 7 actions essentielles : créer une VM, ouvrir une console, lire un log d'erreur
  • Diagnostiquer un problème : pourquoi un bouton est grisé, pourquoi une tâche échoue

C'est LA chose à comprendre pour ne jamais être perdu dans Proxmox. L'interface est organisée en 3 niveaux hiérarchiques, et chaque niveau a sa responsabilité.

Cette hiérarchie n'est pas une convention d'affichage, elle correspond à l'endroit où Proxmox écrit réellement la configuration. Ce qui se règle au niveau Datacenter est stocké dans le système de fichiers /etc/pve, répliqué automatiquement sur tous les nœuds du cluster. Ce qui se règle au niveau Node touche des fichiers propres au serveur (/etc/network/interfaces, les dépôts APT, les disques physiques) et ne quitte jamais cette machine. Ce qui se règle au niveau Guest atterrit dans un fichier de configuration par machine, du type /etc/pve/qemu-server/100.conf pour une VM.

En pratique, cela vous donne une règle de décision fiable : si le réglage doit survivre au déplacement d'une VM vers un autre nœud, il appartient au niveau Datacenter ou au niveau Guest. S'il décrit le matériel ou le système d'exploitation de l'hyperviseur, il appartient au niveau Node.

Les 3 niveaux hiérarchiques de Proxmox : Datacenter, Node, Guest

Ces trois règles couvrent la quasi-totalité des hésitations de navigation. Les lire une fois ne suffit pas ; ce qui les ancre, c'est de se poser la question « qui est concerné par ce réglage ? » avant chaque clic, pendant les premières semaines.

Tout ce qui doit s'appliquer à tous les serveurs se configure au niveau Datacenter. C'est aussi le seul niveau où une modification faite sur un nœud est immédiatement visible depuis les autres.

  • Créer un utilisateur ? → Datacenter → Permissions
  • Ajouter un stockage NFS partagé ? → Datacenter → Storage
  • Planifier des backups automatiques ? → Datacenter → Backup
  • Configurer le certificat SSL ? → Datacenter → ACME

Règle 2 : l'OS de l'hyperviseur se maintient au Node

Section intitulée « Règle 2 : l'OS de l'hyperviseur se maintient au Node »

Tout ce qui concerne le serveur physique se configure au niveau Node. Ces réglages ne se propagent pas : sur un cluster, il faut les rejouer nœud par nœud, ce qui est la source d'erreur numéro un lors de l'ajout d'un serveur.

  • Mettre à jour Proxmox ? → Node → Updates
  • Configurer le réseau (bridge, VLAN) ? → Node → System → Network
  • Voir les disques physiques ? → Node → Disks
  • Accéder au shell root ? → Node → Shell

Règle 3 : la charge de travail se configure au Guest

Section intitulée « Règle 3 : la charge de travail se configure au Guest »

Tout ce qui concerne une VM ou un conteneur se configure au niveau Guest. Ces réglages suivent la machine lors d'une migration, puisqu'ils vivent dans son fichier de configuration et non sur le nœud.

  • Ajouter de la RAM ? → VM → Hardware
  • Changer les options de boot ? → VM → Options
  • Créer un snapshot ? → VM → Snapshots
  • Ouvrir une console ? → VM → Console

Plutôt qu'un tableau exhaustif, voici les 10 actions les plus fréquentes et où les faire :

Je veux...NiveauChemin
Créer une VMHeaderBouton Create VM (en haut)
Créer un conteneurHeaderBouton Create CT (en haut)
Ajouter un utilisateurDatacenterPermissions → Users → Add
Configurer un backup autoDatacenterBackup → Add
Mettre à jour ProxmoxNodeUpdates → Refresh → Upgrade
Configurer le réseauNodeSystem → Network
Ajouter de la RAM à une VMVMHardware → Memory → Edit
Ouvrir une consoleVM/CTBouton Console ou menu Console
Voir pourquoi ça a échouéN'importe oùDouble-clic sur la tâche en bas
Changer mon mot de passeHeaderMenu utilisateur (votre nom) → Password

Selon ce que vous voulez faire maintenant, suivez le parcours correspondant :

Je veux créer ma première VM

Parcours guidé pour créer une VM et comprendre l'UI au passage

Aller au parcours →

Ce parcours vous fait créer une VM tout en vous montrant les éléments clés de l'interface. Même si vous n'avez pas encore d'ISO, suivez les étapes pour comprendre le fonctionnement.

  1. Connectez-vous à l'interface

    Ouvrez https://votre-ip:8006 dans votre navigateur. Vous arrivez sur l'écran de connexion.

    • User name : root (ou l'utilisateur que vous avez créé)
    • Password : votre mot de passe
    • Realm : Linux PAM pour root, ou Proxmox VE authentication pour les utilisateurs Proxmox

    Écran de connexion Proxmox VE

  2. Repérez les 4 zones de l'interface

    Une fois connecté, vous voyez :

    • En haut : la barre d'action avec les boutons Create VM, Create CT, et votre nom d'utilisateur
    • À gauche : l'arborescence des ressources (Datacenter → votre nœud → vos VM)
    • Au centre : le panneau de contenu qui affiche les détails de l'élément sélectionné
    • En bas : le panneau des tâches (très important pour le debug !)

    Interface Proxmox avec les 4 zones identifiées

    L'arborescence de gauche pilote tout le reste : le panneau central n'affiche jamais que les propriétés de l'élément actuellement sélectionné. Un menu introuvable vient presque toujours d'une sélection au mauvais niveau.

  3. Cliquez sur "Create VM" (en haut à droite)

    Bouton Create VM dans le header Proxmox

    Un assistant s'ouvre avec plusieurs onglets. Ne vous inquiétez pas de tout remplir parfaitement, l'objectif ici est de comprendre le flux.

    L'assistant vous demande :

    • General : nom de la VM, sur quel nœud la créer
    • OS : quelle ISO utiliser (il faut d'abord en télécharger une)
    • System : type de machine, BIOS (laissez par défaut au début)
    • Disks : taille du disque virtuel, sur quel stockage
    • CPU : nombre de cœurs
    • Memory : quantité de RAM
    • Network : carte réseau virtuelle
    • Confirm : résumé avant création

    Assistant de création de VM Proxmox

  4. Observez la tâche de création

    Quand vous cliquez sur Finish, regardez en bas de l'écran : une ligne apparaît dans le panneau des tâches. C'est la création de votre VM en cours.

    • Status "running" : la tâche est en cours
    • Status "OK" : terminé avec succès
    • Status "ERROR" : problème, double-cliquez pour voir les logs

    Cette zone est cruciale pour comprendre ce qui se passe. Prenez l'habitude de la regarder après chaque action.

    Panneau des tâches Proxmox

  5. Retrouvez votre VM dans l'arborescence

    Après création, votre VM apparaît sous votre nœud dans l'arborescence à gauche. Cliquez dessus.

    Le panneau central affiche maintenant les options de la VM :

    • Summary : état actuel (arrêtée, CPU, RAM...)
    • Console : pour voir l'écran de la VM
    • Hardware : pour modifier CPU, RAM, disques
    • Options : pour le boot order, l'agent QEMU...

    Écran Hardware d'une VM Proxmox

  6. Démarrez la VM et ouvrez la console

    En haut du panneau central, vous voyez des boutons d'action :

    • Start : démarrer la VM
    • Shutdown : arrêt propre, l'OS invité est prévenu et ferme ses services
    • Stop : arrêt forcé, le processus QEMU est tué sans prévenir l'invité, avec le risque de corruption que cela implique
    • Console : ouvrir l'écran de la VM

    Boutons d'action d'une VM Proxmox

    Cliquez sur Start, puis sur Console. Vous voyez l'écran de boot de votre VM (ou un écran noir si pas d'ISO).

"J'ai cliqué, mais rien ne se passe." C'est la frustration numéro 1 des débutants. Voici comment investiguer.

Le panneau en bas de l'écran montre toutes les opérations en cours ou récentes. C'est votre première source d'information.

Quand vous faites une action (créer une VM, démarrer, sauvegarder...), une ligne apparaît avec :

  • L'heure de début
  • Le type d'opération
  • Le nœud concerné
  • Le statut : running (en cours), OK (succès), WARNINGS, ERROR

Si vous voyez ERROR, c'est là que vous trouverez la cause du problème.

Quand une tâche échoue, double-cliquez dessus. Une fenêtre s'ouvre avec le log complet de l'opération.

Scrollez jusqu'en bas : l'erreur est généralement dans les dernières lignes. Cherchez des mots comme :

  • error, failed, denied
  • permission denied → problème de droits
  • no space left → stockage plein
  • timeout → réseau ou service qui ne répond pas

Au lieu d'un tableau, voici les situations que vous rencontrerez le plus souvent :

"Le bouton Create VM est grisé"

Vous n'avez pas la permission de créer des VM. Deux possibilités :

  • Vous n'êtes pas connecté en root@pam
  • Le rôle attribué à votre utilisateur ne contient pas le privilège VM.Allocate (le rôle intégré PVEVMAdmin le porte, par exemple)

Solution : connectez-vous en root, ou allez dans Datacenter → Permissions → Add pour donner les droits.


"Le bouton Migrate est grisé"

La migration nécessite soit un cluster (plusieurs nœuds), soit un stockage partagé. Avec un seul serveur et du stockage local, la migration n'est pas possible.

Solution : c'est normal si vous avez un seul nœud. La migration viendra plus tard.


"La console affiche un écran noir"

Plusieurs causes possibles :

  • La VM n'est pas démarrée → cliquez sur Start
  • La VM boot mais pas d'affichage → vérifiez l'ordre de boot (Options → Boot Order)
  • La VM attend une ISO qui n'est pas montée

Solution : vérifiez le statut affiché dans l'arborescence (pastille verte = running, pastille grise ou rouge = stopped) et l'ordre de boot.


"La tâche affiche ERROR"

Double-cliquez sur la tâche pour lire le log. Les causes les plus fréquentes :

  • Stockage plein
  • Permission refusée
  • ISO introuvable
  • Réseau mal configuré

Solution : lisez le message d'erreur exact dans le log.


"L'interface ne répond plus / timeout"

Le service pveproxy est peut-être en panne. Connectez-vous en SSH et relancez-le :

Fenêtre de terminal
systemctl restart pveproxy

Si ça ne suffit pas, vérifiez que le port 8006 n'est pas bloqué par un firewall.

Le panneau des tâches en bas ne montre que les tâches récentes. Pour voir tout l'historique :

  1. Cliquez sur votre nœud dans l'arborescence

  2. Allez dans Task History

  3. Vous voyez toutes les tâches passées, avec leur statut

  4. Double-cliquez sur n'importe laquelle pour voir son log

C'est très utile pour comprendre ce qui s'est passé hier, ou débugger un backup qui a échoué la nuit.

Vous voulez voir "l'écran" de votre VM ou de votre conteneur. Proxmox propose plusieurs types de consoles, mais en pratique, c'est simple.

Retenez juste ceci :

  • VM → utilisez noVNC (c'est le défaut, ça marche dans le navigateur)
  • Conteneur → utilisez xterm.js (c'est le défaut, terminal dans le navigateur)
  • SPICE → ignorez pour l'instant (c'est pour les cas avancés)

Voilà, c'est tout. Proxmox choisit automatiquement la bonne console par défaut.

La console s'ouvre dans le panneau central, ce qui limite vite la place disponible dès que l'invité affiche un installateur graphique. Prenez le réflexe de la détacher dans un onglet séparé : le clavier y est capté correctement, ce qui évite que des raccourcis comme Ctrl+Alt+F2 soient interceptés par le navigateur au lieu d'être transmis à la machine.

  1. Cliquez sur votre VM ou conteneur dans l'arborescence

  2. Cliquez sur le bouton Console (en haut) ou sur le menu Console (à gauche)

  3. La console s'ouvre dans le panneau central

  4. Pour un affichage plus grand, cliquez sur l'icône "ouvrir dans un nouvel onglet" (en haut à droite de la console)

Pourquoi ma console VM affiche un terminal texte ?

Section intitulée « Pourquoi ma console VM affiche un terminal texte ? »

Si vous avez configuré xterm.js comme console par défaut pour une VM, vous aurez un écran vide ou un terminal texte. C'est parce que xterm.js utilise une console série, qui n'est pas configurée par défaut dans les VM.

Solution simple : gardez noVNC pour les VM. Pour changer le défaut :

  1. Datacenter → Options
  2. Double-cliquez sur Console Viewer
  3. Choisissez Default (noVNC pour VM, xterm.js pour CT)

C'est une des questions les plus fréquentes. Par défaut, le copier-coller ne fonctionne pas entre votre ordinateur et la VM, et c'est le point sur lequel circule le plus de conseils erronés : l'agent QEMU ne suffit pas, il sert à autre chose (arrêt propre, remontée des adresses IP, gel du système de fichiers pendant une sauvegarde).

Le presse-papier noVNC repose sur un composant distinct, l'agent vdagent, et sur une option de la carte graphique virtuelle. Il faut donc les deux :

  1. Activez l'option clipboard=vnc sur l'affichage de la VM, dans VM → Hardware → Display, ou en ligne de commande :

    Fenêtre de terminal
    qm set 100 -vga std,clipboard=vnc
  2. Installez les outils invité SPICE dans la VM :

    Fenêtre de terminal
    # Sur Debian/Ubuntu
    apt install spice-vdagent
    systemctl enable --now spice-vdagent
  3. Redémarrez la VM

Un bouton de presse-papier apparaît alors dans la barre latérale de la console noVNC : il ouvre une zone de texte où vous collez ce que vous voulez envoyer à la VM. Dernière contrainte, souvent oubliée : spice-vdagent a besoin d'une session graphique active dans l'invité. Sur un serveur sans environnement de bureau, cette méthode ne fonctionnera pas, passez par SSH.

Ne désinstallez pas l'agent QEMU pour autant. qemu-guest-agent, activé via VM → Options → QEMU Guest Agent, permet à Proxmox de demander un arrêt propre au système invité, d'afficher ses adresses IP dans l'onglet Summary, et de figer les écritures disque le temps d'un snapshot cohérent. Ce sont trois fonctions que le presse-papier ne couvre pas.

Même avec 2-3 VM, prenez de bonnes habitudes. Quand vous en aurez 20, vous serez content.

Donnez des noms explicites à vos VM. Évitez VM1, VM2, test.

Un bon format : <fonction>-<environnement>-<numéro>

Exemples :

  • web-prod-01 : serveur web de production
  • db-staging-02 : base de données de staging
  • gitlab-dev : GitLab de développement
  • pfsense-fw : firewall pfSense

Vous comprenez immédiatement à quoi sert chaque machine.

Les tags sont des étiquettes que vous pouvez ajouter à vos VM et conteneurs. Ils apparaissent dans l'arborescence et permettent de filtrer.

Pour ajouter un tag :

  1. Sélectionnez une VM ou un conteneur

  2. Dans Summary, trouvez la ligne Tags

  3. Cliquez sur l'icône en forme de crayon, à droite de la ligne

  4. Tapez un tag (ex : production) et validez

Tags utiles à créer :

  • production, staging, dev, l'environnement
  • web, db, mail, monitoring, le type de service
  • backup-daily, backup-weekly, la politique de sauvegarde
  • critical, low-priority, pour la haute disponibilité

Ensuite, utilisez la vue Tag View (sélecteur en haut de l'arborescence) pour voir vos machines groupées par tags.

Tags sur une VM dans Proxmox

Les pools sont des groupes de ressources (VM, conteneurs, stockage). Leur intérêt principal : simplifier les permissions.

Au lieu de donner des droits sur chaque VM, vous donnez des droits sur un pool, et toutes les VM du pool héritent de ces droits.

Utile quand :

  • Vous avez des équipes différentes (dev, ops, clients)
  • Vous voulez déléguer la gestion d'un groupe de VM

Pour l'instant, si vous êtes seul sur votre Proxmox, vous pouvez ignorer les pools.

Chaque VM, conteneur et nœud a un champ Notes (dans Summary). Utilisez-le !

Les notes supportent le Markdown. Documentez :

  • À quoi sert cette machine
  • Comment y accéder (IP, ports)
  • Particularités de configuration
  • Contact du responsable

Exemple de note pour une VM :

## Serveur web production
- **IP** : 192.168.1.50
- **Services** : nginx, php-fpm
- **Backup** : quotidien à 3h
- **Contact** : alice@example.com
### Notes
- Certificat SSL renouvelé automatiquement (certbot)
- Ne pas redémarrer pendant les heures de bureau

L'interface Proxmox a beaucoup de menus. Au début, concentrez-vous sur ceux-ci :

Ces six écrans concentrent les réglages qui s'appliquent à toute l'infrastructure. Celui à ouvrir en premier n'est pas Summary mais Storage : tant qu'aucun stockage n'est déclaré, vous ne pourrez ni téléverser d'ISO, ni créer de disque virtuel, et l'assistant de création de VM restera bloqué sans message explicite.

  • Summary : vue d'ensemble de votre infrastructure
  • Storage : ajouter/gérer les stockages partagés
  • Backup : planifier des sauvegardes automatiques
  • Permissions : gérer utilisateurs et droits
  • Options : console par défaut, paramètres globaux
  • Notifications : recevoir des alertes par email
Les autres menus (pour plus tard)
  • Cluster : créer ou rejoindre un cluster multi-nœuds
  • Replication : répliquer des VM entre nœuds
  • HA : haute disponibilité (redémarrage auto)
  • ACME : certificats Let's Encrypt
  • Firewall : pare-feu au niveau cluster
  • Metric Server : envoyer des métriques vers Grafana/InfluxDB

Ce niveau est celui de l'administration système classique, avec deux écrans qui demandent de la prudence. System → Network applique ses changements au redémarrage du service réseau : une erreur de bridge et vous perdez l'accès à l'interface web, ce qui impose un accès physique ou IPMI pour rattraper. Updates doit être consulté régulièrement, car un Proxmox non tenu à jour finit par refuser les migrations vers des nœuds plus récents.

  • Summary : état du serveur (CPU, RAM, uptime)
  • Shell : terminal pour administrer le serveur
  • System → Network : configurer bridges et réseau
  • Updates : mettre à jour Proxmox
  • Disks : voir les disques physiques
Les autres menus (pour plus tard)
  • Ceph : stockage distribué (installation séparée)
  • Firewall : pare-feu au niveau nœud
  • Replication : jobs de réplication
  • Task History : historique des tâches
  • Subscription : licence et support

Le menu change de nom selon le type de machine, Hardware pour une VM et Resources pour un conteneur, ce qui déroute au début alors qu'il s'agit du même rôle. Retenez surtout la différence entre Snapshots et Backup : un snapshot est un point de retour rapide qui reste sur le même stockage et disparaît avec lui, une sauvegarde est une archive autonome que vous pouvez restaurer ailleurs. Les deux ne se remplacent pas.

  • Summary : état de la machine
  • Console : accéder à l'écran
  • Hardware (VM) / Resources (CT) : modifier CPU, RAM, disques
  • Snapshots : créer des points de restauration
  • Backup : sauvegarder la machine
Les autres menus (pour plus tard)
  • Options : boot order, agent QEMU, protection
  • Firewall : pare-feu de la VM
  • Replication : réplication vers un autre nœud
  • Cloud-Init (VM) : configuration automatique
  • Monitor (VM) : interface QEMU avancée
  • Permissions : droits d'accès spécifiques

En haut de l'arborescence à gauche, un sélecteur permet de changer la vue. Voici quand utiliser chacune :

Sélecteur de vues de l'arborescence Proxmox

Server View (par défaut) : affiche les VM sous leur nœud. Utilisez-la quand vous avez peu de machines ou quand vous voulez savoir "qu'est-ce qui tourne sur ce serveur".

Folder View : groupe par type (tous les nœuds ensemble, toutes les VM ensemble, tous les stockages ensemble). Pratique pour voir "toutes mes VM" d'un coup.

Pool View : groupe par pool. Utile si vous avez organisé vos ressources en pools (projets, clients, environnements).

Tag View : groupe par tags. Très pratique si vous utilisez des tags comme production, web, client-xyz.

Conseil : restez en Server View au début. Passez en Tag View quand vous aurez plus de 10 machines et des tags bien organisés.

  1. Les 3 niveaux : Datacenter (cluster) → Node (serveur) → Guest (VM/CT). Chaque niveau a sa responsabilité.

  2. Les tâches : après chaque action, regardez le panneau en bas. Double-cliquez pour voir les logs en cas d'erreur.

  3. Les consoles : noVNC pour les VM, xterm.js pour les conteneurs. Pas besoin de réfléchir, c'est le défaut.

  4. Bouton grisé = permission manquante : connectez-vous en root ou vérifiez les ACL dans Datacenter → Permissions.

  5. Organisez dès le début : noms explicites, tags, notes. Futur-vous vous remerciera.

FAQ : questions fréquentes sur l'interface Proxmox

Section intitulée « FAQ : questions fréquentes sur l'interface Proxmox »

Ces quatre questions reviennent systématiquement chez les débutants : l'accès à l'interface et son certificat auto-signé, le vocabulaire des trois niveaux, le bouton Migrate grisé, et l'ouverture d'un shell sur le serveur. Dépliez celle qui vous concerne, chaque réponse tient en quelques lignes.

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