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Administration Linux medium

Valider ses compétences Linux

9 min de lecture

La section Linux ne se limite pas à des guides à lire. La validation repose sur la preuve par la pratique : chaque compétence peut être démontrée via un lab, un challenge ou un capstone, avec un scoring automatique qui confirme que la manipulation a réellement fonctionné.

Chaque bloc de compétences (00 à 07) est adossé à des labs reproductibles dans le dépôt compagnon linux-training, pilotés par la CLI dsoxlab. La validation suit une progression :

  1. Lab unitaire : une compétence, un exercice, une validation automatique.
  2. Challenge : un lab sans aide, pour tester l'autonomie.
  3. Capstone : un scénario intégré qui combine plusieurs blocs.
  4. Exercices de certification : alignés sur RHCSA ou LFCS.
  5. Examen blanc : simulation complète en temps limité.

Labs unitaires

Un lab par compétence. Chaque lab contient un scénario, des tests automatisés et un système de scoring via la CLI dsoxlab.

Capstones

Scénarios intégrés qui combinent plusieurs blocs de compétences sur un cas réaliste. Le candidat doit diagnostiquer, configurer et valider un système complet.

Exercices RHCSA

Exercices ciblés sur les compétences spécifiques à l'examen EX200 sur RHEL 10 : DNF, SELinux, firewalld, boot recovery, LVM.

Exercices LFCS

Exercices alignés sur les 5 domaines officiels de la LFCS : commandes, système, réseau, stockage, sécurité.

Un niveau sans ligne d'arrivée n'est pas un niveau, c'est une étagère. Le parcours compte plus de 200 leçons : ce qui manquait n'était pas du contenu, c'était de pouvoir dire « j'ai fini celui-là ». Les trois épreuves ci-dessous existent déjà, elles portent simplement un nom depuis aujourd'hui.

NiveauCe que vous pouvez affirmerL'épreuve qui le prouve
L1, utiliserJe travaille seul sur une machine Linux sans la casserdrill-essential-commands : 5 tâches, 20 minutes, aucun indice
L2, administrerJe mets un serveur en service et j'assure sa persistancecapstone-mise-en-production : 9 livrables, et la machine redémarre
L3, exploiterJe prends une machine inconnue ou en panne, je comprends son état et je rétablis le servicecapstone-serveur-casse : une panne cachée parmi six

Ces trois épreuves ne sont pas des cours. Ce sont des mesures, et elles se lisent dans cet ordre : se servir d'une machine, en livrer une, en récupérer une. Les certifications se greffent par-dessus, elles ne remplacent pas cette progression.

L'épreuve du niveau L1 ouvre la série : cinq tâches, vingt minutes, aucun indice. Elle ne demande rien d'exotique, seulement de se servir d'une machine sans hésiter, ce qui est exactement ce qu'on n'apprend qu'en le faisant.

L'épreuve du niveau L2 se lance ici, parce que c'est la page où vous venez mesurer où vous en êtes. Une VM neuve, une mission complète, neuf livrables, et aucune commande dictée. Le dernier test redémarre la machine avant de regarder une seconde fois : ce qui ne survit pas au redémarrage vaut zéro.

L'examen blanc RHCSA est disponible : le capstone rhcsa-mock-exam reproduit les conditions de l'EX200 avec 20 tâches performance-based réparties sur 2 VMs, pour une durée d'environ 180 minutes. Préparez le contexte avec le hub RHCSA, puis lancez-le :

Fenêtre de terminal
dsoxlab run rhcsa-mock-exam

L'examen blanc LFCS est disponible lui aussi : lfcs-mock-exam couvre les 5 domaines officiels en 17 tâches sur une VM Ubuntu 24.04, notées sur 100 points, avec 70 pour réussir.

Fenêtre de terminal
dsoxlab run lfcs-mock-exam

Le capstone de mise en production, où la machine redémarre

Section intitulée « Le capstone de mise en production, où la machine redémarre »

Un apprenant qui ne passe aucune certification mérite lui aussi une épreuve finale. capstone-mise-en-production la lui donne : une VM neuve, une application livrée dans /opt/livraison, et une mission, la mettre en service.

Fenêtre de terminal
dsoxlab run capstone-mise-en-production

Neuf livrables sont notés : stockage sur volume logique monté par fstab, compte de service sans shell, service actif et enabled, SELinux enforcing avec port étiqueté et contexte durable, pare-feu ouvert en permanent, page obtenue depuis le client, journal persistant, sshd sans mot de passe ni root, sauvegarde planifiée ayant déjà produit une archive.

Le dixième test redémarre vraiment la machine, puis redemande la page. Ce n'est pas une formalité : les quatre façons de livrer un serveur qui marche le jour de la recette et pas le lendemain ne se voient qu'au reboot. Un montage absent de fstab, un service jamais passé en enabled, une règle de pare-feu posée sans --permanent, une étiquette SELinux posée par chcon au lieu de semanage. Si la page revient, les quatre sont bons.

Le capstone de dépannage, où le symptôme ne dit rien

Section intitulée « Le capstone de dépannage, où le symptôme ne dit rien »

Les deux examens blancs évaluent une certification. Le capstone capstone-serveur-casse évalue autre chose, le dépannage, et il comble un manque : tous les labs de panne de la section annoncent leur domaine dans leur titre. « Réparer un problème SELinux » a déjà donné la moitié du diagnostic.

Ici, vous ne recevez qu'un symptôme, « le site interne ne répond plus ». Le lab a monté un site qui fonctionnait, l'a prouvé, puis a cassé une seule chose tirée au sort parmi six, sans la nommer : service arrêté, mauvais port, pare-feu refermé, contexte SELinux, permissions du docroot, écoute limitée à la boucle locale.

Fenêtre de terminal
dsoxlab run capstone-serveur-casse

Le verdict se prend depuis le client, sur une seconde VM : un curl localhost peut répondre 200 alors que personne n'accède au service. Et 3 des 7 tests sont des garde-fous : passer SELinux en permissive, arrêter le pare-feu ou ouvrir le docroot à tous font répondre le site et coûtent 30 des 100 points. Un serveur qui répond parce qu'il n'est plus protégé n'est pas réparé.

Le dépôt linux-dsoxlab-training regroupe tous les labs, leurs environnements et le moteur de scoring. La CLI dsoxlab orchestre le cycle complet : lister les labs, lancer un environnement, valider le travail et suivre sa progression bloc par bloc.

Le tableau recense les labs jouables aujourd'hui, avec l'identifiant à passer à dsoxlab run. Les domaines marqués en construction sont déjà couverts par les guides du site mais n'ont pas encore de lab associé : ils arrivent au fil du chantier.

DomaineEnvironnementLabs disponibles
Fondamentaux : découvrir LinuxShelll1-01-discover-linux-map, l1-02-choose-distro, l1-03-prepare-vm, l1-04-first-terminal, l1-05-read-a-command, l1-06-get-help
Fondamentaux : se repérer dans les fichiersShelll1-07-linux-filesystem, l1-08-navigate-filesystem, l1-09-paths-absolute-relative
Système, processus, services-En construction
Stockage, filesystemsVMl2-04-swap-management, l2-luks-encryption, l2-raid-mdadm
Réseau, accès distants-En construction
Identités, permissions, sécurité-En construction
DépannageVMdepanner-service-crash-loop
Examen blanc RHCSA (capstone)2 VMsrhcsa-mock-exam
Examen blanc LFCS (capstone)1 VMlfcs-mock-exam
Dépannage à l'aveugle (capstone)2 VMscapstone-serveur-casse
Mise en production (capstone)2 VMscapstone-mise-en-production

Chaque lab existant est aussi référencé depuis le guide correspondant de la section Linux : le guide donne le contexte, le lab fournit la preuve d'exécution.

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