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etcd : la base clé/valeur du control plane Kubernetes

70 min de lecture

logo etcd

Votre API server Kubernetes répond lentement ? Les pods mettent du temps à démarrer ? Le problème vient peut-être d'etcd, la base de données qui stocke l'intégralité de l'état de votre cluster. Ce guide vous apprend à diagnostiquer, sauvegarder et maintenir etcd pour éviter les pannes et garantir la résilience de votre infrastructure.

  • Expliquer ce que Kubernetes attend d'etcd : cohérence, latence, sécurité
  • Vérifier la santé d'un cluster etcd en deux minutes, et diagnostiquer un etcd lent ou instable
  • Créer et restaurer des snapshots, avec la procédure complète et testée
  • Assurer la maintenance day-2 : compaction, défragmentation, quota, alarmes NOSPACE
  • Surveiller etcd avec Prometheus et interpréter les signaux

Kubernetes n'a aucune autre mémoire qu'etcd : ni fichier de configuration persistant, ni base secondaire. L'API server est un service sans état qui traduit vos requêtes en lectures et en écritures dans cette base clé/valeur. Comprendre ce couplage explique la plupart des incidents de control plane, et c'est le point de départ de tous les diagnostics de cette page.

etcd est la source de vérité unique de votre cluster Kubernetes. Tout ce que l'API server connaît, pods, services, secrets, configmaps, RBAC, est stocké dans etcd.

Ce qu'etcd stockeExemple
État désiré"Je veux 3 réplicas de nginx"
État actuel"2 pods running, 1 pending"
ConfigurationSecrets, ConfigMaps, ServiceAccounts
MétadonnéesLabels, annotations, finalizers
LeasesLeader election des controllers

Conséquence directe : si etcd est lent, l'API server est lent. Si etcd est down, l'API server ne peut plus persister l'état : les workloads existants continuent de tourner, mais aucune modification n'est possible (créations, suppressions, mises à jour). Selon la durée de l'indisponibilité, même la lecture via API peut se dégrader.

Ce n'est pas une page "historique" d'etcd. L'objectif est 100% opérationnel : des commandes à copier-coller et des runbooks pour résoudre les problèmes courants.


Trois mécanismes suffisent à expliquer presque tous les incidents etcd : le consensus Raft, qui décide qui a le droit d'écrire ; le MVCC, qui conserve l'historique des modifications et fait grossir la base ; et les primitives transactions, watches et leases, dont Kubernetes dépend en permanence. Les connaître évite de traiter les symptômes sans comprendre la cause.

etcd utilise l'algorithme Raft pour garantir la cohérence des données entre tous les membres. Voici comment ça fonctionne :

Réplication Raft dans etcd : le leader reçoit les écritures et réplique son journal vers les deux followers, et le quorum de deux membres sur trois est nécessaire pour qu'une écriture soit acceptée

Règle d'or : sans quorum (majorité des membres disponibles), aucune écriture n'est possible.

Nombre de membresQuorum requisTolérance aux pannes
110 (aucune)
321 membre
532 membres
743 membres

MVCC, révisions, compaction : pourquoi la base grossit

Section intitulée « MVCC, révisions, compaction : pourquoi la base grossit »

etcd utilise MVCC (Multi-Version Concurrency Control) : chaque modification crée une nouvelle révision sans supprimer l'ancienne. C'est ce qui permet les watches (notifications en temps réel).

Problème : sans maintenance, l'historique s'accumule indéfiniment.

Révision 1: pod-a créé
Révision 2: pod-a modifié (labels)
Révision 3: pod-a modifié (replicas)
Révision 4: pod-a supprimé
Toutes ces révisions sont conservées !

Solutions :

  • Compaction : supprime les anciennes révisions (garde la plus récente)
  • Défragmentation : récupère l'espace disque après compaction

etcd offre trois primitives que Kubernetes exploite massivement :

PrimitiveUsage Kubernetes
TransactionsMises à jour atomiques (create-or-update)
WatchesControllers qui réagissent aux changements
LeasesLeader election, heartbeats

À retenir : etcd est "simple" (clé/valeur) mais exigeant sur la qualité du stockage et du réseau.


Deux façons d'installer etcd coexistent : sur les nœuds du control plane, ou sur des machines dédiées. Le choix change la manière de sauvegarder, de renouveler les certificats et de mettre à jour le cluster. Identifier votre topologie est le préalable à toute intervention, car les chemins de fichiers et les commandes de maintenance en dépendent.

C'est la topologie par défaut avec kubeadm, k3s, RKE2 et la plupart des distributions. Chaque nœud du control plane héberge un membre etcd, et le nombre de membres suit donc mécaniquement le nombre de control planes : ajouter un troisième control plane ajoute un troisième membre etcd.

Topologie stacked : chaque nœud de control plane héberge un membre etcd, le kube-apiserver du premier nœud écrit dans le membre leader qui réplique son journal vers les répliques des deux autres nœuds

Avantages : simplicité, moins de machines à gérer.

Inconvénients : si un control plane tombe, vous perdez un membre etcd.

Pour les environnements critiques, etcd peut tourner sur des machines dédiées.

Quand c'est pertinent :

  • Isolation des ressources (CPU/RAM/disque dédiés)
  • Politique de backup différente
  • Cluster etcd partagé entre plusieurs clusters K8s
  • Exigences de latence strictes

Impacts opérationnels : certificats supplémentaires, endpoints à configurer, procédures de maintenance séparées.


kind (Kubernetes in Docker) crée un cluster complet dans des conteneurs, en quelques minutes et sans machine virtuelle. Avec trois nœuds de control plane, vous obtenez un vrai cluster etcd à trois membres, donc un quorum réel à observer. Toutes les commandes de ce guide sont exécutables sur ce lab.

Le nombre de lignes role: control-plane détermine directement le nombre de membres etcd. Trois est le minimum pour tolérer la perte d'un membre sans perdre le quorum.

  1. Créer le fichier de configuration

    kind-etcd-lab.yaml
    kind: Cluster
    apiVersion: kind.x-k8s.io/v1alpha4
    nodes:
    - role: control-plane
    - role: control-plane
    - role: control-plane
  2. Créer le cluster

    Fenêtre de terminal
    kind create cluster --name etcd-lab --config kind-etcd-lab.yaml

    Sortie attendue :

    Creating cluster "etcd-lab" ...
    ✓ Ensuring node image (kindest/node:v1.31.2) 🖼
    ✓ Preparing nodes 📦 📦 📦
    ✓ Configuring the external load balancer ⚖️
    ✓ Writing configuration 📜
    ✓ Starting control-plane 🕹️
    ✓ Installing CNI 🔌
    ✓ Installing StorageClass 💾
    ✓ Joining more control-plane nodes 🎮
    Set kubectl context to "kind-etcd-lab"
  3. Vérifier les pods etcd

    Fenêtre de terminal
    kubectl get pods -n kube-system -l component=etcd -o wide

    Sortie attendue :

    NAME READY STATUS RESTARTS AGE IP NODE
    etcd-etcd-lab-control-plane 1/1 Running 0 46s 172.19.0.5 etcd-lab-control-plane
    etcd-etcd-lab-control-plane2 1/1 Running 0 40s 172.19.0.4 etcd-lab-control-plane2
    etcd-etcd-lab-control-plane3 1/1 Running 0 33s 172.19.0.3 etcd-lab-control-plane3

etcd exige une authentification mTLS (mutual TLS). Voici le pattern recommandé pour exécuter des commandes etcdctl :

Fenêtre de terminal
kubectl exec -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane -- sh -c '
export ETCDCTL_API=3
etcdctl \
--cacert=/etc/kubernetes/pki/etcd/ca.crt \
--cert=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.crt \
--key=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.key \
--endpoints=https://127.0.0.1:2379 \
<COMMANDE>
'

Trois commandes se complètent et ne répondent pas à la même question. endpoint health dit si un membre accepte une écriture, endpoint status détaille l'état interne de chacun, member list donne la composition déclarée du cluster. Un membre peut figurer dans member list tout en étant injoignable, c'est justement l'écart entre ces deux vues qui révèle une panne.

Le test n'est pas une simple ouverture de connexion : etcd soumet réellement une proposition Raft et mesure le temps qu'elle met à être validée. Un endpoint healthy prouve donc que le quorum fonctionne à cet instant.

Fenêtre de terminal
kubectl exec -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane -- sh -c '
export ETCDCTL_API=3
etcdctl \
--cacert=/etc/kubernetes/pki/etcd/ca.crt \
--cert=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.crt \
--key=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.key \
--endpoints=https://127.0.0.1:2379 \
endpoint health
'

Sortie attendue :

https://127.0.0.1:2379 is healthy: successfully committed proposal: took = 3.837182ms

Utilisez --cluster pour interroger automatiquement tous les membres (plus robuste que de lister les IPs manuellement) :

Fenêtre de terminal
kubectl exec -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane -- sh -c '
export ETCDCTL_API=3
etcdctl \
--cacert=/etc/kubernetes/pki/etcd/ca.crt \
--cert=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.crt \
--key=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.key \
--endpoints=https://127.0.0.1:2379 \
endpoint status --cluster --write-out=table
'

Sortie attendue :

+-------------------------+------------------+---------+---------+-----------+------------+-----------+------------+--------------------+--------+
| ENDPOINT | ID | VERSION | DB SIZE | IS LEADER | IS LEARNER | RAFT TERM | RAFT INDEX | RAFT APPLIED INDEX | ERRORS |
+-------------------------+------------------+---------+---------+-----------+------------+-----------+------------+--------------------+--------+
| https://172.19.0.5:2379 | 4c95f7dc5897214a | 3.5.15 | 1.6 MB | true | false | 2 | 812 | 812 | |
| https://172.19.0.4:2379 | 66fb782b14ae096a | 3.5.15 | 1.6 MB | false | false | 2 | 812 | 812 | |
| https://172.19.0.3:2379 | ee098f6d097e6ce5 | 3.5.15 | 1.6 MB | false | false | 2 | 812 | 812 | |
+-------------------------+------------------+---------+---------+-----------+------------+-----------+------------+--------------------+--------+

Ce qu'il faut vérifier :

ColonneCe que ça signifieValeur attendue
IS LEADERUn seul membre doit être leaderExactement 1 true
DB SIZETaille de la baseSimilaire sur tous les membres
RAFT INDEXIndex de réplicationIdentique sur tous les membres
ERRORSAlarmes activesVide

Cette liste reflète la composition déclarée du cluster, telle qu'etcd la connaît, pas l'état réel des machines. C'est la référence à consulter avant d'ajouter ou de retirer un membre, et la colonne ID fournit l'identifiant attendu par member remove.

Fenêtre de terminal
kubectl exec -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane -- sh -c '
export ETCDCTL_API=3
etcdctl \
--cacert=/etc/kubernetes/pki/etcd/ca.crt \
--cert=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.crt \
--key=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.key \
--endpoints=https://127.0.0.1:2379 \
member list --write-out=table
'

Sortie attendue :

+------------------+---------+-------------------------+-------------------------+-------------------------+------------+
| ID | STATUS | NAME | PEER ADDRS | CLIENT ADDRS | IS LEARNER |
+------------------+---------+-------------------------+-------------------------+-------------------------+------------+
| 4c95f7dc5897214a | started | etcd-lab-control-plane | https://172.19.0.5:2380 | https://172.19.0.5:2379 | false |
| 66fb782b14ae096a | started | etcd-lab-control-plane2 | https://172.19.0.4:2380 | https://172.19.0.4:2379 | false |
| ee098f6d097e6ce5 | started | etcd-lab-control-plane3 | https://172.19.0.3:2380 | https://172.19.0.3:2379 | false |
+------------------+---------+-------------------------+-------------------------+-------------------------+------------+

En incident, l'erreur classique consiste à redémarrer un membre etcd avant d'avoir compris ce qui se passe, au risque de faire basculer le cluster sous le quorum. La méthode inverse tient en quatre vérifications sans effet de bord, puis en une lecture ciblée des logs. Les sections qui suivent donnent cette séquence, puis les symptômes les plus fréquents avec leurs causes.

Voici la séquence de diagnostic à exécuter en cas de problème. Toujours exporter ETCDCTL_API=3 avant d'exécuter ces commandes.

  1. Vérifier que tous les membres répondent

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint health --cluster

    ✅ Tous les endpoints doivent être healthy

  2. Identifier le leader

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint status --cluster --write-out=table

    ✅ Un seul membre doit avoir IS LEADER = true

  3. Vérifier la cohérence des index

    Dans la sortie précédente, RAFT INDEX et RAFT APPLIED INDEX doivent être identiques sur tous les membres. Un décalage indique un problème de réplication.

  4. Vérifier les alarmes

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm list

    ✅ La sortie doit être vide (aucune alarme)

Les symptômes remontés par les utilisateurs concernent presque toujours Kubernetes, jamais etcd directement : kubectl qui traîne, pods bloqués en Pending, déploiements qui expirent. Le lien avec etcd se confirme ou s'écarte en quelques commandes.

Trois causes dominent, et elles se distinguent par la commande de diagnostic associée. Traitez-les dans l'ordre du tableau : une alarme active bloque tout le reste et rend les autres mesures ininterprétables.

SymptômeCause probableDiagnosticAction
Requêtes kubectl lentesetcd surchargé ou disque lentendpoint status : latence élevéeVérifier I/O disque, considérer des SSD
context deadline exceededRéseau instable entre API server et etcdLogs etcd : slow requestVérifier latence réseau, MTU
Pods pending longtempsetcd en mode alarmalarm listRésoudre l'alarme (voir runbook)

Chaque élection interrompt brièvement les écritures : quelques changements de leader par heure suffisent à rendre l'API server erratique. Le compteur ci-dessous n'est significatif que rapporté à l'âge du pod, un cluster ancien ayant forcément accumulé des élections légitimes.

Fenêtre de terminal
# Compter les changements de leader dans les logs
kubectl logs -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane | grep -c "elected leader"
CauseSolution
Latence réseau > 10msAméliorer réseau ou rapprocher les nœuds
CPU insuffisantAugmenter les resources du pod/VM
Disque trop lentMigrer vers SSD NVMe

Quand etcd est lent, il faut identifier se situe la latence :

  1. Vérifier la latence disque (métrique etcd_disk_backend_commit_duration_seconds)

    Fenêtre de terminal
    # Sur le nœud etcd
    iostat -x 1 5

    ⚠️ await > 10ms = disque trop lent → migrer vers SSD NVMe

  2. Vérifier la latence réseau entre peers (métrique etcd_network_peer_round_trip_time_seconds)

    Fenêtre de terminal
    # Depuis un nœud etcd vers les autres
    ping -c 10 <IP_PEER>

    ⚠️ > 10ms = réseau instable → vérifier MTU, congestion

  3. Corréler avec les logs etcd

    Fenêtre de terminal
    kubectl logs -n kube-system etcd-xxx --tail=200 | grep -E "took too long|slow"

    Les messages indiquent le type d'opération lente (apply, commit, etc.)

Les logs etcd sont volumineux et majoritairement sans intérêt en exploitation courante. Quatre motifs concentrent l'information utile, le filtre ci-dessous les isole en une commande.

Fenêtre de terminal
kubectl logs -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane --tail=100 | grep -E "slow|compact|alarm|leader"

Ce qu'il faut chercher :

  • took too long : requêtes lentes (I/O ou réseau)
  • compaction : compaction en cours
  • alarm : quota atteint
  • elected leader : changement de leader

Un snapshot etcd est une copie cohérente de toute la base à un instant donné : il contient l'intégralité des objets Kubernetes, secrets compris. C'est le seul artefact qui permette de reconstruire un cluster dont le control plane a été perdu, et il doit donc être traité comme une donnée sensible, chiffrée et stockée hors du cluster.

La fréquence des snapshots fixe votre perte de données maximale acceptable : avec une sauvegarde horaire, une restauration ramène le cluster à l'état d'il y a une heure au pire. Les autres lignes du tableau protègent le snapshot lui-même, qui ne vaut rien s'il est stocké sur le nœud qui vient de brûler ou s'il n'a jamais été relu.

ÉlémentRecommandation
FréquenceToutes les heures minimum, toutes les 15 min pour clusters critiques
Rétention7 jours minimum, 30 jours recommandé
StockageHors du cluster (S3, GCS, NFS externe)
ChiffrementGPG ou autre avant upload
TestRestauration mensuelle sur cluster de test

Le snapshot est pris sur un seul membre et suffit à reconstruire tout le cluster, puisque Raft garantit que les membres détiennent les mêmes données. L'opération n'interrompt pas le service, mais elle écrit un fichier de la taille de la base dans le conteneur etcd : prévoyez la place et copiez-le à l'extérieur sans attendre.

  1. Exécuter la sauvegarde

    Fenêtre de terminal
    kubectl exec -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane -- sh -c '
    export ETCDCTL_API=3
    etcdctl \
    --cacert=/etc/kubernetes/pki/etcd/ca.crt \
    --cert=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.crt \
    --key=/etc/kubernetes/pki/etcd/server.key \
    --endpoints=https://127.0.0.1:2379 \
    snapshot save /tmp/etcd-snapshot.db
    '

    Sortie attendue :

    {"level":"info","ts":"2026-02-02T09:24:53.263527Z","caller":"snapshot/v3_snapshot.go:97","msg":"saved","path":"/tmp/etcd-snapshot.db"}
    Snapshot saved at /tmp/etcd-snapshot.db
  2. Vérifier l'intégrité du snapshot (utilisez etcdutl, compatible 3.5/3.6)

    Fenêtre de terminal
    kubectl exec -n kube-system etcd-etcd-lab-control-plane -- \
    etcdutl snapshot status /tmp/etcd-snapshot.db --write-out=table

    Sortie attendue :

    +----------+----------+------------+------------+
    | HASH | REVISION | TOTAL KEYS | TOTAL SIZE |
    +----------+----------+------------+------------+
    | 8213414f | 822 | 835 | 1.7 MB |
    +----------+----------+------------+------------+
  3. Copier le snapshot hors du conteneur

    Fenêtre de terminal
    kubectl cp kube-system/etcd-etcd-lab-control-plane:/tmp/etcd-snapshot.db ./etcd-snapshot-$(date +%Y%m%d-%H%M%S).db

Restaurer ne consiste pas à réinjecter des données dans un cluster vivant : l'opération recrée un répertoire de données neuf à partir du snapshot, sur chaque membre, etcd arrêté. Tout ce qui a été écrit après le snapshot est perdu, et le cluster repart avec une identité différente. C'est une manœuvre de dernier recours, à répéter au moins une fois par trimestre sur un cluster de test pour ne pas la découvrir en incident.

La procédure complète de restauration dépend de votre distribution :

  1. Arrêter le kubelet sur tous les control planes

    Fenêtre de terminal
    systemctl stop kubelet
  2. Sauvegarder le répertoire etcd actuel

    Fenêtre de terminal
    mv /var/lib/etcd /var/lib/etcd.backup-$(date +%Y%m%d)
  3. Restaurer le snapshot sur chaque membre (avec etcdutl)

    Fenêtre de terminal
    etcdutl snapshot restore /path/to/snapshot.db \
    --name etcd-member-1 \
    --initial-cluster etcd-member-1=https://10.0.0.1:2380,etcd-member-2=https://10.0.0.2:2380,etcd-member-3=https://10.0.0.3:2380 \
    --initial-cluster-token etcd-cluster-1 \
    --initial-advertise-peer-urls https://10.0.0.1:2380 \
    --data-dir /var/lib/etcd

    Répétez sur chaque nœud en adaptant --name et --initial-advertise-peer-urls.

  4. Redémarrer le kubelet

    Fenêtre de terminal
    systemctl start kubelet
  5. Vérifier la santé

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint health --cluster

Ce script enchaîne les trois gestes qui font une sauvegarde exploitable : créer le snapshot, vérifier son intégrité juste après, puis purger les archives au-delà de la rétention. Le set -euo pipefail en tête est indispensable, il fait échouer le script au premier problème au lieu de laisser une tâche planifiée signaler un succès sur un fichier vide. Adaptez les chemins de certificats à votre distribution, ceux indiqués sont ceux de kubeadm.

etcd-backup.sh
#!/bin/bash
set -euo pipefail
# Configuration
export ETCDCTL_API=3
BACKUP_DIR="/backup/etcd"
RETENTION_DAYS=7
TIMESTAMP=$(date +%Y%m%d-%H%M%S)
SNAPSHOT_FILE="${BACKUP_DIR}/etcd-snapshot-${TIMESTAMP}.db"
# Certificats (kubeadm - adapter selon votre distribution)
CACERT="/etc/kubernetes/pki/etcd/ca.crt"
CERT="/etc/kubernetes/pki/etcd/healthcheck-client.crt"
KEY="/etc/kubernetes/pki/etcd/healthcheck-client.key"
ENDPOINTS="https://127.0.0.1:2379"
# Créer le répertoire de backup
mkdir -p "${BACKUP_DIR}"
# Créer le snapshot
etcdctl snapshot save "${SNAPSHOT_FILE}" \
--cacert="${CACERT}" \
--cert="${CERT}" \
--key="${KEY}" \
--endpoints="${ENDPOINTS}"
# Vérifier l'intégrité (etcdutl pour compatibilité 3.5/3.6)
etcdutl snapshot status "${SNAPSHOT_FILE}" --write-out=table
# Supprimer les vieux backups
find "${BACKUP_DIR}" -name "etcd-snapshot-*.db" -mtime +${RETENTION_DAYS} -delete
echo "✅ Backup terminé : ${SNAPSHOT_FILE}"

Sans intervention, une base etcd ne fait que grossir jusqu'à heurter son quota et bloquer le cluster. Deux opérations distinctes l'en empêchent, et l'ordre compte : la compaction supprime l'historique devenu inutile, la défragmentation rend au système de fichiers l'espace ainsi libéré. Le quota est le garde-fou qui déclenche l'alarme quand ces deux gestes ont été négligés.

La compaction supprime les anciennes révisions pour limiter la croissance de la base. Elle est irréversible : après compaction à la révision N, plus aucune lecture historique antérieure à N n'est possible, ce qui interrompt les watches encore accrochées à ces révisions. En pratique, cela ne gêne pas Kubernetes, dont les controllers se resynchronisent automatiquement.

  1. Récupérer la révision actuelle

    Fenêtre de terminal
    REV=$(etcdctl endpoint status -w json | grep -o '"revision":[0-9]*' | head -1 | cut -d: -f2)
    echo "Révision actuelle: $REV"

    Sortie attendue :

    Révision actuelle: 911
  2. Compacter jusqu'à cette révision

    Fenêtre de terminal
    etcdctl compact $REV

    Sortie attendue :

    compacted revision 911

La compaction marque les données comme supprimées, mais ne libère pas l'espace disque. La défragmentation récupère cet espace.

Fenêtre de terminal
# Défragmenter un seul membre (etcd doit tourner)
etcdctl defrag --endpoints=https://127.0.0.1:2379

Sortie attendue :

Finished defragmenting etcd member[https://127.0.0.1:2379]

Procédure recommandée (online) :

  1. Défragmenter un follower
  2. Vérifier sa santé (endpoint health)
  3. Défragmenter le follower suivant
  4. Défragmenter le leader en dernier

Par défaut, etcd a un quota de 2 GB. Quand il est atteint :

  1. etcd déclenche l'alarme NOSPACE
  2. Seules les lectures et suppressions sont autorisées
  3. Le cluster Kubernetes est bloqué

Runbook de résolution :

  1. Vérifier l'alarme

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm list
    memberID:4c95f7dc5897214a alarm:NOSPACE
  2. Compacter la base

    Fenêtre de terminal
    # Récupérer la révision actuelle (parsing JSON robuste si jq disponible)
    REV=$(etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint status --write-out=json | \
    grep -o '"revision":[0-9]*' | head -1 | cut -d: -f2)
    echo "Compaction jusqu'à la révision: $REV"
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 compact $REV
  3. Défragmenter tous les membres (un par un, en commençant par les followers)

    Fenêtre de terminal
    # Récupérer la liste des endpoints
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 member list --write-out=table
    # Défragmenter chaque membre individuellement
    etcdctl defrag --endpoints=https://<IP_FOLLOWER_1>:2379
    etcdctl defrag --endpoints=https://<IP_FOLLOWER_2>:2379
    etcdctl defrag --endpoints=https://<IP_LEADER>:2379 # En dernier
  4. Désarmer l'alarme

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm disarm
  5. Vérifier que l'alarme est levée

    Fenêtre de terminal
    etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm list
    # (sortie vide = OK)

Sécurité : TLS d'abord, contrôle d'accès ensuite

Section intitulée « Sécurité : TLS d'abord, contrôle d'accès ensuite »

etcd ne connaît ni namespaces, ni ServiceAccounts, ni RBAC Kubernetes : qui accède à la base accède à tout le cluster, y compris aux secrets stockés en clair si le chiffrement au repos n'est pas activé. La priorité est donc de fermer l'accès réseau et d'imposer l'authentification par certificat, avant même de parler de droits fins.

etcd ne doit jamais être exposé sans TLS. Toutes les communications doivent être chiffrées :

CommunicationPortsCertificats requis
Client → etcd2379ca.crt, server.crt, server.key
etcd → etcd (peers)2380peer.crt, peer.key

Pour les clusters etcd externes ou partagés, vous pouvez activer l'authentification. Ce mécanisme d'utilisateurs et de rôles internes à etcd n'a aucun rapport avec le RBAC de Kubernetes : il découpe les droits par préfixe de clés, pas par ressource ou par namespace. Sur un etcd dédié à un seul cluster Kubernetes, il n'apporte rien de plus que le mTLS et complique le renouvellement des accès :

Fenêtre de terminal
# Activer l'authentification
etcdctl auth enable
# Créer un utilisateur
etcdctl user add admin --new-user-password="***"
# Créer un rôle
etcdctl role add readwrite
etcdctl role grant-permission readwrite readwrite /
# Assigner le rôle à l'utilisateur
etcdctl user grant-role admin readwrite

Les incidents etcd sont presque toujours annoncés : la latence disque dérive, la base approche du quota, le leader change plus souvent. Surveiller les bonnes métriques transforme une panne de control plane en simple opération de maintenance planifiée. Encore faut-il alerter sur les bons signaux et avec des seuils calibrés sur votre matériel.

etcd expose ses métriques sur /metrics (port 2379 avec TLS). Les métriques clés à surveiller :

MétriqueDescriptionSeuil initialNotes
etcd_server_has_leaderPrésence d'un leader!= 1Critique, action immédiate
etcd_server_leader_changes_seen_totalChangements de leader> 3/heureAjuster si réseau instable
etcd_disk_backend_commit_duration_secondsLatence d'écriture disquep99 > 25msSur SSD NVMe, attendez < 10ms
etcd_network_peer_round_trip_time_secondsLatence réseau entre peersp99 > 50msDépend de la distance entre nœuds
etcd_mvcc_db_total_size_in_bytesTaille de la base> 80% du quotaWarning à 80%, critique à 95%
etcd_server_proposals_failed_totalPropositions Raft échouées> 0Tout échec = investigation

Ces trois alertes couvrent les urgences réelles : absence de leader, disque trop lent, quota bientôt atteint. Le champ for évite les faux positifs en exigeant que la condition dure ; il est volontairement court sur l'absence de leader, qui ne doit jamais persister au-delà d'une minute. L'objet PrometheusRule suppose l'opérateur Prometheus installé et le namespace monitoring existant.

etcd-alerts.yaml
apiVersion: monitoring.coreos.com/v1
kind: PrometheusRule
metadata:
name: etcd-alerts
namespace: monitoring
spec:
groups:
- name: etcd
rules:
- alert: EtcdNoLeader
expr: etcd_server_has_leader == 0
for: 1m
labels:
severity: critical
annotations:
summary: "etcd n'a pas de leader"
- alert: EtcdHighDiskLatency
expr: histogram_quantile(0.99, rate(etcd_disk_backend_commit_duration_seconds_bucket[5m])) > 0.025
for: 5m
labels:
severity: warning
annotations:
summary: "Latence disque etcd élevée (> 25ms)"
- alert: EtcdDatabaseSpaceExceeded
expr: etcd_mvcc_db_total_size_in_bytes / etcd_server_quota_backend_bytes > 0.8
for: 5m
labels:
severity: warning
annotations:
summary: "Base etcd proche du quota (> 80%)"

Ce récapitulatif rassemble les commandes du guide sous une forme copiable. Les variables d'environnement ETCDCTL_CACERT, ETCDCTL_CERT et ETCDCTL_KEY remplacent les options --cacert, --cert et --key : les exporter une fois raccourcit toutes les commandes suivantes.

Ces quatre commandes ne modifient rien et sont sûres en production. L'option --cluster élargit la question à tous les membres à partir d'un seul endpoint joignable.

Fenêtre de terminal
# Santé d'un endpoint
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint health
# Santé de tout le cluster
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint health --cluster
# Statut détaillé (leader, taille, index)
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint status --cluster --write-out=table
# Liste des membres
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 member list --write-out=table

Notez la répartition des rôles : etcdctl parle au serveur pour créer le snapshot, etcdutl travaille hors ligne sur le fichier et sur le répertoire de données. La restauration exige un etcd arrêté et un répertoire cible inexistant.

Fenêtre de terminal
# Créer un snapshot
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 snapshot save /path/to/snapshot.db
# Vérifier un snapshot (etcdutl, compatible 3.5/3.6)
etcdutl snapshot status /path/to/snapshot.db --write-out=table
# Restaurer (etcdutl, compatible 3.5/3.6)
etcdutl snapshot restore /path/to/snapshot.db --data-dir /var/lib/etcd

La défragmentation vise un endpoint précis, jamais le cluster entier : c'est la seule commande de cette page qu'il faut lancer membre par membre, en terminant par le leader.

Fenêtre de terminal
# Compacter jusqu'à la révision N
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 compact <revision>
# Défragmenter un membre (online)
etcdctl defrag --endpoints=https://<IP>:2379
# Défragmenter offline (etcd arrêté)
etcdutl defrag --data-dir /var/lib/etcd
# Lister les alarmes
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm list
# Désarmer les alarmes
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm disarm

Lire directement les clés d'etcd court-circuite l'API server, donc tous les contrôles d'accès et d'audit de Kubernetes ; les valeurs sont sérialisées en protobuf et peu lisibles. Réservez ces commandes au diagnostic, sur un cluster de test, et n'écrivez jamais dans etcd à la main.

Fenêtre de terminal
# Lister toutes les clés (ATTENTION : beaucoup de sortie)
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 get "" --prefix --keys-only | head -20
# Lire une clé spécifique
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 get /registry/pods/default/my-pod
# Compter les clés
etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 get "" --prefix --keys-only | wc -l

Ces quatre procédures sont conçues pour être suivies en incident, sans réflexion préalable. Chacune part d'un symptôme observable, confirme l'hypothèse par une commande, puis applique la correction dans un ordre qui ne dégrade pas la situation. Gardez-les accessibles hors du cluster : un control plane indisponible peut aussi rendre votre documentation interne inaccessible.

Le cluster n'accepte plus aucune écriture tant que l'alarme est armée, et elle ne se lève pas toute seule : le désarmement de l'étape 4 est obligatoire, même après avoir libéré de l'espace.

  1. etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm list → confirme NOSPACE
  2. Compacter : etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 compact $(etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint status --write-out=json | grep -o '"revision":[0-9]*' | head -1 | cut -d: -f2)
  3. etcdctl defrag --endpoints=https://<IP>:2379 (membre par membre, followers d'abord)
  4. etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 alarm disarm
  5. Vérifier : etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint status --cluster --write-out=table (DB SIZE réduit)

Sous le quorum, etcd refuse toute écriture et le cluster Kubernetes se fige en lecture seule. La bascule est brutale : sur trois membres, la perte du deuxième fait passer d'un cluster dégradé mais fonctionnel à un cluster inutilisable.

  1. Identifier les membres down : etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 member list --write-out=table
  2. Si 1 seul membre down sur 3 : attendre son retour ou le remplacer
  3. Si 2+ membres down : restauration depuis snapshot obligatoire avec etcdutl snapshot restore

Toute écriture etcd attend une écriture disque synchronisée sur la majorité des membres : la latence du stockage se répercute donc directement sur celle de l'API server. Ce runbook sert à distinguer un problème de disque d'un problème de réseau.

  1. etcdctl --endpoints=https://127.0.0.1:2379 endpoint status --cluster --write-out=table → vérifier latence
  2. Logs : kubectl logs -n kube-system etcd-xxx | grep "slow\|took too long"
  3. Vérifier IOPS du disque : iostat -x 1
  4. Vérifier latence réseau : ping <IP_PEER> (doit être < 10ms)
  5. Solution : migrer vers SSD NVMe, améliorer réseau

Les certificats etcd générés par kubeadm ont une validité d'un an. Sur un cluster qui n'est jamais mis à jour, ils expirent en silence et le control plane tombe d'un coup, sans changement de configuration apparent.

Symptômes : transport: authentication handshake failed

  1. Vérifier expiration : openssl x509 -in /etc/kubernetes/pki/etcd/server.crt -noout -dates
  2. Renouveler avec kubeadm : kubeadm certs renew etcd-server && kubeadm certs renew etcd-peer
  3. Redémarrer les pods etcd : kubectl delete pod -n kube-system -l component=etcd

Ces huit points sont ceux dont l'absence transforme un incident ordinaire en perte de cluster. Les deux premiers priment sur tous les autres : sans sauvegarde restaurée au moins une fois et sans alerte sur la présence d'un leader, le reste ne vous sauvera pas.

  • Backups automatisés et testés (restauration réussie)
  • Monitoring : alertes sur leader, latence, espace disque
  • SSD : stockage avec latence < 10ms
  • Réseau : latence < 10ms entre membres etcd
  • TLS : mTLS activé pour clients et peers
  • Quota : configuré et surveillé
  • Maintenance : compaction auto + defrag planifié
  • Documentation : runbooks accessibles à l'équipe

Ce quiz reprend les questions etcd du programme de la certification CKA, où la sauvegarde et la restauration d'etcd sont un exercice classique. Un score inférieur à 70 % signale les sections à relire.

Contrôle de connaissances

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10 questions
8 min.
70% requis

Informations

  • Le chronomètre démarre au clic sur Démarrer
  • Questions à choix multiples, vrai/faux et réponses courtes
  • Vous pouvez naviguer entre les questions
  • Les résultats détaillés sont affichés à la fin

Lance le quiz et démarre le chronomètre

  1. etcd = SPOF logique : même avec 3 nœuds, une mauvaise config bloque le cluster
  2. Toujours 3 ou 5 membres : jamais 2, jamais plus de 7
  3. SSD obligatoire : la latence disque tue etcd
  4. Backup = snapshot + test de restauration : un backup non testé ne vaut rien
  5. Compaction + defrag : maintenance obligatoire pour éviter NOSPACE
  6. TLS everywhere : etcd exposé = cluster compromis


Ces quatre références font autorité sur les points que ce guide résume. La documentation Kubernetes couvre l'intégration au control plane, celle du projet etcd détaille les opérations de maintenance, de restauration et de supervision.

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