Aller au contenu
Conteneurs & Orchestration medium

Certification CKA Kubernetes : guide de préparation

25 min de lecture

logo kubernetes

La CKA valide votre capacité à administrer un cluster Kubernetes en conditions réelles. Elle couvre l'architecture du cluster, l'installation et la configuration, le réseau, le stockage, le scheduling et surtout le dépannage, qui représente 30% de l'examen, la plus grosse part du blueprint.

Cette page est le hub de préparation CKA. Elle vous guide vers les ressources du site et vous donne une stratégie structurée pour réussir.

  • Ce que valide la CKA et en quoi elle diffère de CKAD/CKS
  • Le format de l'examen et les conditions de passage
  • Les 5 domaines du blueprint avec leur pondération officielle
  • Ce que vous devez savoir faire sans hésiter le jour J
  • Un plan de préparation sur 8 semaines avec les ressources du site

La CKA certifie que vous êtes capable d'administrer un cluster Kubernetes en conditions réelles :

  • Installer et configurer un cluster avec kubeadm
  • Maintenir le cluster (upgrades, backup/restore etcd)
  • Configurer le réseau, le stockage et le scheduling
  • Sécuriser avec RBAC (sans aller jusqu'à la CKS)
  • Dépanner rapidement sous pression

Trois lignes de ce tableau déterminent votre stratégie de préparation bien plus que les autres. Le score minimum de 66% signifie que vous pouvez rater un tiers des points et être certifié : mieux vaut boucler proprement douze tâches que d'en bâcler dix-huit. La version de Kubernetes conditionne le comportement des commandes que vous répétez chez vous, donc entraînez-vous sur cette version, pas sur celle de votre cluster de production. Enfin, le retake inclus transforme la première tentative en répétition générale à coût nul.

AspectValeur
Durée2 heures
TypeExamen pratique supervisé (performance-based)
Score minimum66%
Validité2 ans
Reprise1 retake inclus
Éligibilité12 mois pour passer l'examen après achat
Prix445 USD
Version Kubernetesv1.35 (actuellement)
Documentation autoriséekubernetes.io/docs, kubernetes.io/blog, helm.sh/docs, gateway-api.sigs.k8s.io

Le blueprint officiel CNCF définit les domaines et leur pondération. Ces pourcentages ne décrivent pas un nombre de questions mais une part de points : un domaine à 30% peut tenir en trois tâches lourdes et un domaine à 10% en une seule tâche rapide. Servez-vous de cette colonne pour arbitrer votre temps de révision, en sachant qu'elle ne dit rien de la difficulté relative des exercices.

DomainePoidsCe que ça couvre
Cluster Architecture, Installation & Configuration25%kubeadm, upgrade, HA, RBAC, etcd
Services & Networking20%Services, Ingress, DNS, NetworkPolicies
Troubleshooting30%Diagnostics cluster, Pods, réseau, logs
Workloads & Scheduling15%Deployments, scheduling, taints/tolerations
Storage10%PV, PVC, StorageClasses

Le jour de l'examen, ces actions doivent être automatiques :

Ce sont les gestes qui touchent au plan de contrôle et que l'on ne pratique presque jamais en entreprise, parce qu'ils sont rares et risqués en production. C'est précisément pour cela qu'ils tombent à l'examen. Chacun de ces quatre points doit avoir été exécuté au moins trois fois sur un cluster que vous avez le droit de casser, jusqu'à ce que l'ordre des étapes vienne sans réfléchir.

  • Drainer un nœud et le remettre en service
  • Upgrader un cluster avec kubeadm (control plane + workers)
  • Sauvegarder et restaurer etcd
  • Créer des Roles/ClusterRoles et les lier à des utilisateurs/ServiceAccounts

Ces quatre gestes se ressemblent tous : on crée un objet, puis on vérifie qu'il fait passer du trafic ou qu'il monte un volume. La difficulté n'est pas d'écrire le YAML, elle est de savoir vérifier. Entraînez-vous autant à kubectl describe et aux tests depuis un pod jetable qu'à la création elle-même, car la moitié des points se perd sur un objet créé mais non fonctionnel.

  • Exposer une application avec différents types de Services
  • Configurer un Ingress avec TLS
  • Créer des PV/PVC et comprendre les modes d'accès
  • Diagnostiquer un problème DNS

Ce bloc pèse 30% des points et se travaille différemment des deux précédents : il ne s'agit pas de retenir une commande mais un ordre d'investigation. Partez toujours du plus large vers le plus fin, kubectl get nodes, puis les événements du namespace, puis describe sur l'objet en cause, puis les logs. La liste ci-dessous n'est pas un catalogue à mémoriser, c'est la suite des points d'observation dans cet ordre.

  • Identifier pourquoi un Pod ne démarre pas (ImagePullBackOff, CrashLoopBackOff, Pending...)
  • Lire les logs kubelet (journalctl -u kubelet)
  • Analyser les événements du cluster
  • Diagnostiquer un problème de scheduling
  • Vérifier la santé du cluster (API Server, etcd, controller-manager, scheduler)

Avant d'attaquer la préparation CKA, assurez-vous de maîtriser :

  1. Les bases Kubernetes

    Vous devez être à l'aise avec Pods, Deployments, Services, ConfigMaps, Secrets. Si ce n'est pas le cas, commencez par la CKAD ou les guides fondamentaux.

  2. kubectl en ligne de commande

    Vous devez pouvoir créer, modifier, supprimer des ressources sans chercher la syntaxe. L'autocomplétion et les alias sont indispensables.

  3. Linux et les logs système

    La CKA suppose que vous savez naviguer dans un système Linux, lire des logs avec journalctl, éditer des fichiers de configuration.

  4. Au moins une installation de cluster

    Avoir déjà installé un cluster (même local avec kubeadm sur des VMs) vous donnera une longueur d'avance sur 25% de l'examen.

Ce plan suit une progression volontaire : les six premières semaines construisent les gestes, la septième les met sous pression et la huitième mesure le résultat. Chaque onglet contient un objectif, les actions à mener et les guides du site correspondants. Comptez six à huit heures par semaine avec au moins deux séances sur un cluster réel : lire ces pages sans manipuler ne fait pas passer l'examen, qui est intégralement pratique. Si votre temps est plus court, sacrifiez les semaines 3 et 4 plutôt que la semaine 7.

Objectif : Comprendre l'architecture Kubernetes et installer un cluster avec kubeadm.

Ce que vous devez faire :

  • Revoir l'architecture : control plane, worker nodes, etcd
  • Installer un cluster multi-nodes avec kubeadm (VMs ou cloud)
  • Comprendre le rôle de chaque composant
  • Pratiquer les commandes de base kubectl

Guides du site :

Dès le début de l'examen, configurez votre environnement :

Fenêtre de terminal
# Alias indispensables
alias k=kubectl
alias kn='kubectl config set-context --current --namespace'
export do="--dry-run=client -o yaml"
# Autocomplétion
source <(kubectl completion bash)
complete -F __start_kubectl k
# Vérifier le contexte actuel
kubectl config current-context
kubectl config get-contexts

Les questions peuvent exiger :

  • Un namespace spécifique
  • Des labels particuliers
  • Un nom précis pour les ressources

Avec plusieurs tâches en 2h, vous avez ~6-8 minutes par question en moyenne. Si vous bloquez, passez à la suivante et revenez plus tard.

Toujours vérifier que la ressource fonctionne :

Fenêtre de terminal
kubectl get <resource> -n <namespace>
kubectl describe <resource> <name> -n <namespace>

30% de l'examen ! Entraînez-vous à :

  • Lire les logs kubelet : journalctl -u kubelet -n 50
  • Identifier les composants cassés
  • Analyser les événements : kubectl get events --sort-by=.metadata.creationTimestamp

La documentation Kubernetes est autorisée. Apprenez à y naviguer efficacement pour trouver rapidement les exemples YAML dont vous avez besoin.

Les trois certifications partagent le même format pratique mais visent des métiers distincts. Lisez ce tableau en colonne plutôt qu'en ligne : chaque colonne dessine un profil complet. Le point de bascule le plus utile est la ligne kubeadm ; si installer et mettre à jour un cluster ne fait pas partie de votre travail, la CKAD correspond mieux à votre quotidien. La CKS exige d'ailleurs d'avoir déjà réussi la CKA avant de s'y présenter, la question de l'ordre ne se pose donc pas.

AspectCKADCKACKS
FocusApplicationsClusterSécurité
kubeadmNon requisEssentielRequis
etcdNon couvertBackup/RestoreChiffrement
RBACBasiqueCompletAvancé + audit
TroubleshootingPods/appsCluster entier+ Runtime security
NetworkPoliciesNon couvertBasiqueAvancé
Public cibleDéveloppeursAdministrateursSecurity engineers

Le simulateur Killer.sh est le seul de cette liste à être calibré plus difficile que l'examen réel : un score moyen y est plutôt bon signe. Gardez vos deux sessions pour la fin de la préparation : elles servent à identifier vos trous, pas à apprendre, et une session consommée trop tôt est une session perdue. Les deux autres ressources sont des compléments, à choisir selon que vous préférez un cours guidé ou une construction manuelle.

  • Killer.sh : 2 simulations incluses avec l'inscription (utilisez-les en semaine 8)
  • KodeKloud CKA : cours structuré avec labs pratiques
  • Kubernetes The Hard Way : pour comprendre l'installation manuelle (optionnel mais formateur)

Ces pages sont accessibles pendant l'épreuve, ce qui change la façon de les travailler : l'enjeu n'est pas de les mémoriser mais de savoir où se trouve quoi. Prenez l'habitude de partir du moteur de recherche interne de kubernetes.io et de repérer, pour chaque type d'objet, la page qui contient un exemple YAML complet à copier. Ouvrir un résultat de recherche externe est interdit pendant l'examen.

Aucune lecture ne remplace un cluster que vous avez le droit de casser. Montez-le une fois avec kubeadm pour couvrir le domaine installation, puis servez-vous-en comme terrain de panne : coupez un service, supprimez un fichier de configuration, et chronométrez le temps qu'il vous faut pour revenir à un cluster sain. C'est ce chronomètre, pas le nombre d'heures passées, qui prédit le résultat de l'examen.

  • Installez un cluster multi-nodes avec kubeadm (VMs ou cloud)
  • Cassez-le volontairement et réparez-le
  • Chronométrez vos diagnostics
  1. Le troubleshooting représente 30% : c'est le domaine qui fait la différence
  2. Maîtrisez kubeadm : installation, upgrade, backup etcd
  3. Pratiquez sur un vrai cluster, pas Kind ou Minikube
  4. Validité 2 ans, 1 retake inclus : vous avez le droit à l'erreur
  5. Utilisez les 2 simulations Killer.sh avant l'examen réel
  6. Configurez vos alias dès le début de l'examen
  7. Ne bloquez pas sur une question : passez et revenez
  8. La documentation est autorisée : apprenez à y naviguer

Ce site vous est utile ?

Sachez que moins de 1% des lecteurs soutiennent ce site.

Je maintiens +700 guides gratuits, sans pub ni tracking. Un soutien, même symbolique, m'aide à couvrir l'hébergement et à garder ces ressources gratuites. Merci pour votre appui.

Le formulaire ne s'affiche pas ? Ouvrir Ko-fi dans un onglet.

Abonnez-vous et suivez mon actualité DevSecOps sur LinkedIn