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Configuration du second réseau

Machine rebond ddns

Dans mon précédent guide, j'ai abordé la construction d'une machine de rebond sous Debian, un élément important pour sécuriser l'accès à nos machines du Homelab DevOps. Cette machine, équipée de deux cartes réseau, nous a permis de jeter les bases d'un système intermédiaire fiable et sécurisé pour la gestion du trafic réseau. Aujourd'hui, je vais vous guider à travers une suite logique de ce tutoriel : comment configurer cette même machine de rebond pour qu'elle serve non seulement de point de passage, mais également de passerelle Internet pour un réseau secondaire et pour fournir des adresses IP aux machines du second réseau.

attention

Ce guide ne fonctionne que si votre machine possède deux cartes réseaux ! Si vous voulez en acheter un à un prix raisonnable je vous conseille le DivinPC T9 plus.

routing

Prérequis et matériel nécessaire

Avant de plonger dans la configuration de notre machine de rebond pour fournir un accès Internet et gérer les adresses IP et la résolution de noms, il est essentiel de s'assurer que nous disposons de tout le nécessaire, tant sur le plan matériel que logiciel. Voici ce dont vous aurez besoin :

Matériel

  • Un ordinateur sous Debian : Cette machine fera office de serveur de rebond. Elle doit être équipée de deux cartes réseau. La première sera connectée à votre réseau principal (dans notre cas, le réseau 192.168.1.0/24) et la seconde au réseau secondaire (192.168.20.0/24) qui souhaite accéder à Internet via ce serveur.
  • Connexion Internet : Naturellement, votre serveur de rebond doit avoir accès à Internet pour pouvoir partager cette connexion avec le réseau secondaire.
  • Switch ou routeur pour le réseau secondaire : Cela permettra de connecter plusieurs dispositifs au réseau secondaire et de les gérer via le serveur de rebond.

Connaissances préalables

Il est recommandé d'avoir une compréhension des bases des réseaux IP, du fonctionnement des pare-feux, des serveurs DHCP et des serveurs DNS. Une familiarité avec la ligne de commande Linux et la configuration réseau sur Debian sera également très utile pour suivre ce guide.

Configuration de base de Debian et des cartes réseau

Pour permettre à notre machine de rebond sous Debian de servir efficacement de passerelle entre notre réseau principal (192.168.1.0/24) et le réseau secondaire (192.168.20.0/24), il est essentiel de commencer par configurer correctement les interfaces réseau. Cette configuration assure que notre serveur peut communiquer à la fois avec les dispositifs internes sur les deux sous-réseaux et avec l'Internet externe. Voici comment je procède pour configurer les cartes réseau :

Étape 1 : Identification des interfaces réseau

Tout d'abord, je détermine les noms des interfaces réseau en utilisant la commande ip link show.

ip link show
1: lo: <LOOPBACK,UP,LOWER_UP> mtu 65536 qdisc noqueue state UNKNOWN mode DEFAULT group default qlen 1000
link/loopback 00:00:00:00:00:00 brd 00:00:00:00:00:00
2: enp1s0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc fq_codel state UP mode DEFAULT group default qlen 1000
link/ether 68:1d:ef:38:f6:e5 brd ff:ff:ff:ff:ff:ff
3: enp3s0: <BROADCAST,MULTICAST,UP,LOWER_UP> mtu 1500 qdisc fq_codel state UP mode DEFAULT group default qlen 1000
link/ether 68:1d:ef:38:f6:e6 brd ff:ff:ff:ff:ff:ff
bob@bastion ~

Dans ce guide, je suppose que enp1s0 est l'interface connectée au réseau principal (192.168.1.0/24) et que enp13s0 est celle connectée au réseau secondaire (192.168.20.0/24).

Étape 2 : Configuration des interfaces réseau

Ensuite, je configure les adresses IP statiques pour les deux interfaces dans le fichier /etc/network/interfaces. Cela garantit que notre serveur Debian a une adresse IP fixe sur chaque réseau, ce qui est crucial pour le rôle de passerelle et de serveur DHCP/DNS.

Voici à quoi pourrait ressembler la configuration :

# Interface pour le réseau principal
auto enp1s0
iface enp1s0 inet static
address 192.168.1.92
netmask 255.255.255.0
gateway 192.168.1.1
dns-nameservers 192.168.1.92 192.168.1.1

# Interface pour le réseau secondaire
auto enp3s0
iface enp3s0 inet static
address 192.168.20.1
netmask 255.255.255.0
# Pas de gateway spécifié pour cette interface, car elle ne se connecte pas directement à Internet

Dans cette configuration, enp1s0 est configurée avec une adresse IP statique qui lui permet de communiquer avec le réseau principal. La passerelle par défaut est également définie pour diriger le trafic Internet. Pour enp3s0, une adresse IP statique est configurée pour le réseau secondaire, mais sans passerelle spécifiée, car le trafic Internet passera par enp1s0.

Étape 3 : Activation du routage IP

Pour permettre à notre serveur de transmettre le trafic entre les deux réseaux et vers Internet, je dois activer le routage IP. Cela se fait en modifiant le fichier /etc/sysctl.conf pour activer le transfert IP :

net.ipv4.ip_forward=1

Après avoir modifié ce fichier, j'applique la modification avec la commande sysctl -p.

Étape 4 : Configuration du pare-feu

Il est également nécessaire d'installer et de configurer ufw pour permettre et contrôler le trafic entre les réseaux.

sudo apt install ufw

Il faut autoriser le forwarding dans la configuration d'ufw. Ouvrez le fichier /etc/default/ufw avec un vi. Recherchez la ligne commençant par DEFAULT_FORWARD_POLICY. Remplacez la valeur DROP par ACCEPT. Enregistrez le fichier et quittez l'éditeur.

DEFAULT_FORWARD_POLICY="ACCEPT"

Avant de définir des règles spécifiques pour notre cas de routage, je configure les politiques par défaut de ufw pour refuser tout le trafic entrant et autoriser tout le trafic sortant. Cette configuration de base assure que notre serveur n'accepte pas de connexions non sollicitées, tout en permettant au trafic sortant de circuler librement :

sudo ufw --force disable
sudo ufw --force reset
sudo ufw default deny incoming
sudo ufw default allow outgoing

Maintenant nous allons autoriser le flux ssh et dns :

sudo ufw allow ssh
sudo ufw allow dns
sudo ufw allow out to any port 53

Maintenant ajoutons les règles de forwarding entre l'interface enp3s0 et enp1s0 pour permettre la mise à jour des packages sur les machines du second réseau. Il faut édider le fichier /etc/ufw/before.rules :

sudo vi /etc/ufw/before.rules

et ajouter ce bloc juste avant *filter :

*nat
:POSTROUTING ACCEPT [0:0]

# Forward traffic through eth0 - Change to match you out-interface
-A POSTROUTING -s 192.168.20.0/24 -o enp1s0 -j MASQUERADE

# don't delete the 'COMMIT' line or these nat table rules won't
# be processed
COMMIT

Activons le service ufw :

sudo ufw enable

Vérifions son status :

Status: active

To Action From
-- ------ ----
22/tcp ALLOW Anywhere
DNS ALLOW Anywhere
22/tcp (v6) ALLOW Anywhere (v6)
DNS (v6) ALLOW Anywhere (v6)

53 ALLOW OUT Anywhere
53 (v6) ALLOW OUT Anywhere (v6)

Mise en place de isc-dhcp-server

Après avoir configuré ufw pour permettre le routage sécurisé entre les réseaux, l'étape suivante consiste à mettre en place isc-dhcp-server sur notre serveur Debian. Ce serveur DHCP distribuera automatiquement des adresses IP, des masques de sous-réseau, des gateways et des informations de serveurs DNS aux dispositifs connectés au réseau secondaire. Voici comment je procède pour configurer isc-dhcp-server.

Étape 1 : Installation de isc-dhcp-server

Tout d'abord, je commence par installer le paquet isc-dhcp-server :

sudo apt update
sudo apt install isc-dhcp-server

Étape 2 : Configuration de l'interface réseau

Ensuite, je configure isc-dhcp-server pour spécifier sur quelle interface écouter les requêtes DHCP. Dans notre cas, il s'agit de enp3s0, l'interface connectée au réseau secondaire. Je modifie le fichier /etc/default/isc-dhcp-server pour y ajouter l'interface :

INTERFACESv4="enp3s0"
INTERFACESv6=""

Étape 3 : Configuration du serveur DHCP

La partie la plus importante de la configuration de isc-dhcp-server consiste à définir la plage d'adresses IP à distribuer, ainsi que d'autres options pour le réseau. Pour cela, je modifie le fichier /etc/dhcp/dhcpd.conf pour ajouter la configuration spécifique à notre réseau secondaire :

subnet 192.168.20.0 netmask 255.255.255.0 {
range 192.168.20.10 192.168.20.100;
option routers 192.168.20.1;
option subnet-mask 255.255.255.0;
option domain-name-servers 192.168.20.1;
option domain-name "robert.priv";
default-lease-time 600;
max-lease-time 7200;
}

Dans cette configuration, range spécifie la plage d'adresses IP disponibles pour la distribution aux clients DHCP. option routers définit la passerelle par défaut, qui est l'adresse IP de notre serveur sur enp3s0. option domain-name-servers spécifie le serveur DNS que les clients utiliseront, que nous avons également configuré pour pointer vers notre serveur Debian, agissant comme serveur DNS avec bind9. Les options default-lease-time et max-lease-time définissent la durée de bail par défaut et maximale en secondes.

Étape 4 : Démarrage et vérification du service

Après avoir configuré le serveur DHCP, je démarre le service et m'assure qu'il n'y a pas d'erreurs :

sudo systemctl restart isc-dhcp-server
sudo systemctl status isc-dhcp-server

Je vérifie également les logs pour m'assurer que tout fonctionne comme prévu :

sudo journalctl -u isc-dhcp-server

Étape 5 : Test de la configuration DHCP

Pour tester que le serveur DHCP fonctionne correctement, je connecte un dispositif au réseau secondaire et vérifie qu'il reçoit une adresse IP dans la plage définie, ainsi que les informations correctes de passerelle et de serveur DNS.

La mise en place de isc-dhcp-server permet non seulement de fournir automatiquement des adresses IP aux dispositifs du réseau secondaire, mais simplifie également la gestion du réseau en centralisant la distribution des configurations réseau essentielles.

Configuration de bind9 pour la résolution de noms

Après avoir configuré notre serveur Debian pour distribuer des adresses IP via isc-dhcp-server, il est temps de s'assurer que les dispositifs du réseau secondaire peuvent résoudre les noms de domaine en adresses IP, en configurant bind9 comme serveur DNS. bind9 est un logiciel de serveur DNS très répandu et robuste, offrant une grande flexibilité pour gérer la résolution de noms dans un réseau. Voici comment je procède pour configurer bind9.

Étape 1 : Installation de bind9

La première étape consiste à installer bind9 sur notre serveur Debian :

sudo apt update
sudo apt install bind9

Étape 2 : Configuration des zones DNS

bind9 utilise des zones pour gérer la résolution de noms dans différents domaines. Pour notre réseau secondaire, je crée une zone de recherche directe pour résoudre les noms de domaine en adresses IP et une zone de recherche inverse pour faire l'inverse.

Dans un premier temps nous allons générer une clé rndc pour sécuriser le service bind9 :

sudo rndc-confgen -a
key "rndc-key" {
algorithm hmac-sha256;
secret "rbt4zTrc2QO3cK/Y/cbn/EKtUat3Gn0jJXyYtKDgHtgI8w8PMkXcUN8DZLE95ANdZZScwEk/RVHa05S3IiaGrA==";
};

Cette commande crée automatiquement une clé rndc et stocke la configuration dans /etc/bind/rndc.key. bind9 est configuré par défaut pour utiliser cette clé, facilitant la gestion sécurisée du serveur DNS.

On poursuit en éditant le fichier de configuration principal de bind9, /etc/bind/named.conf.local, pour y ajouter la clé et nos zones :

key "rndc-key" {
algorithm hmac-sha256;
secret "rbt4zTrc2QO3cK/Y/cbn/EKtUat3Gn0jJXyYtKDgHtgI8w8PMkXcUN8DZLE95ANdZZScwEk/RVHa05S3IiaGrA==";
};

zone "robert.priv" {
type master;
file "/var/lib/bind/robert.priv.zone";
allow-update { key rndc-key; };
};

zone "20.168.192.in-addr.arpa" {
type master;
file "/var/lib/bind/20.168.192.in-addr.arpa.zone";
allow-update { key rndc-key; };
};

Dans cet exemple, robert.priv est le domaine que j'utilise pour le réseau secondaire. La zone de recherche inverse est nommée d'après le renversement de l'adresse IP du réseau secondaire, suivie de in-addr.arpa, un domaine spécial utilisé pour les requêtes de recherche inverse DNS.

Étape 3 : Création des fichiers de zone

Après avoir défini les zones dans le fichier de configuration, je crée les fichiers de zone correspondants en m'inspirant des exemples fournis par bind9. Pour la zone de recherche directe (robert.priv.zone) :

$TTL 604800     ; 1 week
robert.priv IN SOA ddns.robert.priv. dnsadmin.robert.priv. (
2018021369 ; serial
28800 ; refresh (8 hours)
3600 ; retry (1 hour)
302400 ; expire (3 days 12 hours)
43200 ; minimum (12 hours)
)
NS ddns.robert.priv.
$ORIGIN robert.priv.
ddns A 192.168.20.1
gw A 192.168.20.1
rebond A 192.168.20.1

Pour la zone de recherche inverse (20.168.192.in-addr.arpa.zone) :

$ORIGIN .
$TTL 604800 ; 1 week
20.168.192.in-addr.arpa IN SOA ddns.robert.priv. dnsadmin.robert.priv. (
2018021412 ; serial
28800 ; refresh (8 hours)
3600 ; retry (1 hour)
302400 ; expire (3 days 12 hours)
43200 ; minimum (12 hours)
)
NS ddns.robert.priv.
$ORIGIN 20.168.192.in-addr.arpa.
1 PTR gw.robert.priv.
1 PTR ddns.robert.priv.
1 PTR bastion.robert.priv.

Ces fichiers définissent la structure de base pour notre résolution de noms, y compris un enregistrement SOA (Start of Authority), un enregistrement NS (nameserver) pointant vers notre serveur et des enregistrements A ou PTR pour associer des noms de domaine à des adresses IP et vice-versa.

Étape 4 : Vérification et redémarrage de bind9

Après avoir configuré les zones et créé les fichiers de zone, je vérifie la syntaxe de la configuration avec named-checkconf et named-checkzone pour m'assurer qu'il n'y a pas d'erreurs :

sudo named-checkconf

sudo named-checkzone robert.priv /var/lib/bind/robert.priv.zone
zone robert.priv/IN: loaded serial 2018021369
OK

sudo named-checkzone 20.168.192.in-addr.arpa.zone

Si tout est correct, je redémarre bind9 pour appliquer les changements :

sudo systemctl restart bind9

### Étape 5 : Test de la résolution DNS
Pour tester que la résolution DNS fonctionne comme prévu, je peux utiliser `dig`
ou `nslookup` depuis un dispositif du réseau secondaire :

```bash
dig rebond.robert.priv @192.168.20.1

; <<>> DiG 9.18.24-1-Debian <<>> rebond.robert.priv @192.168.20.1
;; global options: +cmd
;; Got answer:
;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NXDOMAIN, id: 32170
;; flags: qr aa rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 0, AUTHORITY: 1, ADDITIONAL: 1

;; OPT PSEUDOSECTION:
; EDNS: version: 0, flags:; udp: 1232
; COOKIE: 1bf8e10680c977630100000065cceb538d7da520cb6397e8 (good)
;; QUESTION SECTION:
;rebond.robert.priv. IN A

;; AUTHORITY SECTION:
robert.priv. 43200 IN SOA ddns.robert.priv. dnsadmin.robert.priv. 2018021369 28800 3600 302400 43200

;; Query time: 0 msec
;; SERVER: 192.168.20.1#53(192.168.20.1) (UDP)
;; WHEN: Wed Feb 14 17:33:23 CET 2024
;; MSG SIZE rcvd: 125

Cela devrait retourner l'adresse IP du serveur (192.168.20.1), confirmant que la résolution DNS est correctement configurée.

Étape 5 : Autoriser isc-dhcp-server à ajouter dynamiquement les adresses IP

Modifiez le fichier /etc/dhcp/dhcpd.conf pour inclure la définition de la clé et configurer les mises à jour dynamiques :

# my config for ddns
ddns-updates on;
ddns-update-style standard;
authoritative;

include "/etc/dhcp/rndc-keys/rndc.key";

allow unknown-clients;
default-lease-time 7200;
max-lease-time 28800;
log-facility local7;

zone robert.priv. {
primary 192.168.20.1;
key rndc-key;
}

zone 20.168.192.in-addr.arpa. {
primary 192.168.20.1;
key rndc-key;
}

subnet 192.168.20.0 netmask 255.255.255.0 {
range 192.168.20.100 192.168.20.199;
option subnet-mask 255.255.255.0;
option domain-name-servers 192.168.20.1, 8.8.8.8;
option domain-name "robert.priv";
option routers 192.168.20.1;
option broadcast-address 192.168.20.255;
}

Après avoir configuré isc-dhcp-server pour les mises à jour dynamiques, redémarrez le service:

sudo systemctl restart isc-dhcp-server

Étape 6 : Tester la configuration

Pour tester que tout est configuré correctement, connectez un dispositif au réseau secondaire. Il devrait recevoir une adresse IP de isc-dhcp-server et un enregistrement DNS correspondant devrait être créé dans bind9 automatiquement. Vous pouvez vérifier les enregistrements DNS avec dig ou consulter les logs de bind9 et isc-dhcp-server.

Cette configuration permet à isc-dhcp-server de mettre à jour bind9 avec les adresses IP attribuées dynamiquement, facilitant la gestion du réseau en maintenant la correspondance entre les noms de dispositifs et leurs adresses IP actuelles.

Etape 7 : Mise en place ProxyJump

Pour se connecter directement en ssh au second réseau depuis votre machine vous servant de machine d'administration, dans mon cas un pc portable, il faut mettre en place un ProxyJump :

Host *
StrictHostKeyChecking no
ControlMaster auto
ControlPath ~/.ssh/sockets/%r@%h-%p
ControlPersist 600

Host bastion.robert.local
User bob
Hostname 192.168.1.92
IdentityFile /home/bob/.ssh/id_ed25519.pub

Host *.robert.priv 192.168.20.*
User bob
ProxyJump bastion.robert.local

Je sais me connecter à la machine de rebond, nommé bastion.robert.local, et donc pour accéder aux machines du réseau 192.168.20.* il suffit de lui dire de passer par ce bastion avec le paramètre ProxyJump. Ensuite, tester avec la commande ssh d'accéder directement à cette machine et si vous avez bien fait votre travail tout devrait fonctionner. Plus d'infos sur la configuration client ssh

Conclusion

Au terme de ce guide, nous avons configuré avec succès un serveur Debian pour qu'il serve de passerelle Internet à un réseau secondaire, tout en fournissant des services DHCP et DNS via isc-dhcp-server et bind9. Grâce à cette configuration, les dispositifs du réseau secondaire peuvent désormais obtenir automatiquement des adresses IP, résoudre les noms de domaine et accéder à Internet via la machine de rebond. La mise en place de ufw a permis de sécuriser le trafic entre les réseaux, en veillant à ce que seules les communications autorisées puissent transiter. Il ne reste qu'à écrire un playbook ansible réalisant cette configuration.

J'espère que ce guide vous a été utile et qu'il vous a fourni les connaissances nécessaires pour configurer votre propre serveur Debian comme une passerelle Internet, ainsi que pour gérer les services DHCP et DNS. N'hésitez pas à adapter les étapes à votre propre environnement réseau et à explorer davantage les fonctionnalités avancées de ufw, isc-dhcp-server et bind9 pour répondre à vos besoins spécifiques.

L'administration système et la gestion de réseau sous Linux sont des compétences précieuses et en constante évolution. Continuez à apprendre, à expérimenter et à partager vos découvertes avec la communauté. Bonne configuration!