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Infrastructure as Code high

Formation Ansible : playbooks, rôles et certification RHCE

14 min de lecture

Logo Ansible

Ansible est l'outil d'automatisation de Red Hat qui configure vos serveurs à partir d'une description de l'état voulu, en SSH, sans rien installer sur les machines cibles. Cette formation gratuite vous mène du premier playbook à la certification RHCE EX294 : 27 modules, 182 leçons et 112 labs à rejouer sur vos propres machines, soit environ 146 heures de travail. Elle s'adresse aux administrateurs Linux et aux profils DevOps qui veulent une compétence solide plutôt qu'un mémo. Les labs tournent sur AlmaLinux 9, l'équivalent libre de RHEL 9 sur lequel se passe l'examen.

Ansible applique une configuration décrite dans un fichier YAML sur un parc de serveurs, en se connectant en SSH et en n'agissant que sur ce qui diffère de l'état voulu. Aucun agent n'est installé sur les machines gérées : c'est ce qui le distingue de Puppet, Chef ou Salt, qui reposent tous sur un démon résident.

Vous administrez des serveurs. À cinq machines, vous les configurez à la main. À cinquante, vous écrivez un script, et ce script devient vite le problème : il ne sait pas si le paquet est déjà installé, il échoue à mi-parcours et vous laisse la moitié du parc dans un état inconnu.

Ansible prend le problème par l'autre bout. Vous n'écrivez pas la suite des commandes à exécuter, vous écrivez le résultat attendu : ce paquet est installé, ce service tourne, ce port est ouvert. Ansible se connecte, compare l'état réel à votre description, et n'agit que sur l'écart. Rejouez le même fichier dix fois, seule la première exécution change quelque chose. C'est l'idempotence, et c'est ce qui distingue Ansible d'un script.

Le tout sans agent : pas de démon à installer sur les serveurs, pas d'autorité de certification à maintenir, pas de port supplémentaire à ouvrir. Ansible emprunte le SSH que vous utilisez déjà, dépose un module Python le temps d'une tâche, récupère le résultat, nettoie.

Reste à savoir ce qu'Ansible ne fait pas, parce que c'est là que se prennent les mauvaises décisions. Il ne crée pas d'infrastructure cloud, c'est le travail de Terraform. Il n'orchestre pas de conteneurs, c'est celui de Kubernetes. Ansible commence là où Terraform s'arrête : une fois la machine créée, il la configure.

Que contient la formation Ansible, et combien de temps demande-t-elle ?

Section intitulée « Que contient la formation Ansible, et combien de temps demande-t-elle ? »

La formation compte 27 modules, 182 leçons et 112 labs, pour environ 146 heures de travail effectif, lecture et pratique comprises. Elle est gratuite et intégralement accessible en ligne, sans inscription.

Ce que vous suivezVolume
Modules pédagogiques27
Leçons182
Labs pratiques dans ansible-training112
Questions de quiz653
Durée estiméeenviron 146 heures
Distribution des labsAlmaLinux 9, équivalent libre de RHEL 9
Moteur vérifiéansible-core 2.20

Ces heures ne mesurent pas un temps de lecture. Elles comptent la lecture, la réflexion et la reproduction des manipulations, parce qu'une formation d'automatisation se juge à ce que vous savez faire sur une machine, pas au nombre de pages parcourues.

Chaque leçon porte une case à cocher, et votre progression est enregistrée dans votre navigateur, sans compte ni inscription. Aucune donnée ne part sur un serveur.

La page Mon parcours affiche le programme complet, module par module, avec le pourcentage d'avancement. En haut de chaque leçon, un bandeau rappelle où vous en êtes ; en bas, un bouton marque la leçon comme lue et vous emmène à la suivante. Vous pouvez donc reprendre là où vous vous êtes arrêté, y compris plusieurs semaines plus tard.

La formation se lit dans l'ordre si vous débutez, et se picore si vous cherchez un point précis. Chaque section a sa page d'accueil, ses guides et ses labs.

Les fondations. Vous n'écrivez pas encore de playbook dans la première, vous comprenez le modèle. La seconde vous fait monter votre lab et jouer votre premier fichier.

  • Découvrir Ansible : le déclaratif, l'architecture, l'installation, les commandes du quotidien, le fichier ansible.cfg.
  • Premiers pas : quatre machines sur KVM, la connexion SSH, les commandes ad hoc, le premier playbook et la lecture de son résultat.

Le cœur du métier, et la plus grosse partie du parcours. C'est ici que se joue la différence entre un playbook qui marche et un playbook qu'on ose relancer.

  • Écrire du code : YAML, variables, facts, boucles, conditions, gestion des erreurs, gabarits Jinja2.
  • Modules : les modules que vous utiliserez vraiment, classés par domaine, fichiers, paquets, services, utilisateurs, réseau, stockage.
  • Inventaires : décrire son parc, du fichier statique à l'inventaire dynamique, et ranger ses variables sans s'y perdre.

Le moment où votre code cesse d'être un fichier personnel pour devenir un bien d'équipe.

Ce qui sépare l'automatisation artisanale de l'automatisation d'entreprise.

  • Execution Environments : embarquer moteur, collections et dépendances dans une image, avec ansible-navigator.
  • Outillage : l'éditeur, les linters, l'analyse statique.
  • Dépannage : lire une trace, utiliser le débogueur, réparer une idempotence cassée.
  • Développement avancé : écrire ses propres modules Python, filtres et plugins.
  • Pratiques avancées : GitOps avec ansible-pull, versionnement, construction d'images.
  • AWX : l'interface web, son administration et son avenir face à Automation Platform.

La certification n'est pas obligatoire pour être compétent, mais elle structure l'apprentissage et prouve la compétence à un employeur. Le parcours vise en priorité la RHCE EX294, l'examen Red Hat de référence pour Ansible.

  • Certifications : la RHCE EX294, mais aussi l'EX374 pour le développement et l'EX467 pour l'administration d'Automation Platform.

Je pratique Ansible depuis 2015. J'ai vu la version 1.x d'avant le rachat par Red Hat, l'arrivée des collections, puis la bascule vers l'exécution en conteneur. Cette formation condense ce que le terrain m'a appris, et elle a des opinions. Les voici, pour que vous sachiez à quoi vous vous engagez.

L'idempotence n'est pas négociable. Un playbook qui affiche des modifications à chaque exécution est cassé, même s'il « fonctionne ». Dans six mois, vous le relancerez, il redémarrera des services et videra des caches sans raison. La règle tient en une ligne : la seconde exécution doit afficher changed=0. Sinon on corrige, on ne discute pas.

Le nom complet des modules est obligatoire. On écrit ansible.builtin.copy, jamais copy. C'est ce qu'exige ansible-lint en profil production, c'est ce qu'attend la RHCE, et c'est surtout ce qui verrouille la collection d'origine quand vous en installez des dizaines. Un tutoriel qui vous montre encore la forme courte en 2026 vous tire vers le bas.

Le linter tourne avant le commit, pas en intégration continue. ansible-lint --profile production coûte trois secondes en local. Découvrir la même erreur vingt minutes plus tard dans un pipeline est un gâchis, et découvrir qu'elle est passée en production est pire.

Les secrets se traitent au premier commit, jamais après. Le fichier de mot de passe Vault en 0600, ignoré par Git dès l'initialisation du dépôt, et no_log: true sur toute tâche qui manipule un identifiant. J'ai vu un jeton fuiter dans des journaux d'intégration continue pour un no_log oublié : trente minutes de panique et une rotation en urgence.

Un seul outil par besoin. Ansible ou Salt, pas les deux. Terraform ou Pulumi, pas les deux. La cohérence de l'outillage vaut bien plus que la meilleure technologie sur chaque maillon, parce que c'est elle qui décide si un collègue peut reprendre votre travail.

Trois erreurs reviennent si souvent qu'elles méritent d'être nommées avant que vous ne les commettiez.

Provisionner du cloud avec Ansible. Le module existe, il fonctionne, et votre infrastructure dérivera quand même. Ansible n'a pas d'état à comparer, donc il ne sait pas ce qu'il a créé la fois précédente. Utilisez Terraform pour créer, Ansible pour configurer.

Payer Automation Platform trop tôt. L'offre commerciale de Red Hat apporte une interface, un catalogue certifié et de la gouvernance fine. Pour une équipe de dix personnes sur cinquante serveurs, ansible-core et un pipeline GitLab couvrent le besoin. Attendez d'avoir plusieurs centaines de machines ou une vraie contrainte de séparation des droits.

Apprendre sur Ubuntu pour passer une certification Red Hat. L'examen tourne sur RHEL, avec dnf, firewalld et SELinux actif. Préparez-vous sur AlmaLinux ou Rocky, sinon vous découvrirez les différences le jour J.

Sur quelle distribution et quelle version la formation est-elle validée ?

Section intitulée « Sur quelle distribution et quelle version la formation est-elle validée ? »

Les labs tournent sur AlmaLinux 9 et les guides sont vérifiés sur ansible-core 2.20. Une question revient avant de se lancer : est-ce que ça marchera chez moi. Voici le socle exact de la formation, et ce qui change si le vôtre diffère.

Les machines gérées des labs tournent sous AlmaLinux 9, l'équivalent libre de RHEL 9. Ce choix n'est pas anodin : c'est la version sur laquelle se passe l'examen RHCE EX294, avec dnf, firewalld et SELinux actif. S'entraîner sur la même base que l'examen évite les mauvaises surprises le jour J. Les exemples fonctionnent à l'identique sur Rocky Linux 9 et RHEL 9. Sur Debian et Ubuntu, la logique ne change pas mais les modules de paquets et de pare-feu diffèrent, et les guides le signalent quand c'est le cas.

Côté moteur, les guides sont vérifiés sur ansible-core 2.20, la version courante du moteur open source. La distribution que vous administrez et la version du moteur que vous installez sur votre poste sont deux choses indépendantes : rien ne vous oblige à utiliser l'ansible-core livré par votre système, et la formation recommande justement de l'installer à part.

Le poste de contrôle, lui, est indifférent : n'importe quel Linux avec Python convient, et macOS fonctionne aussi. Ansible n'a besoin de rien d'autre que d'un accès SSH et d'un Python sur les machines gérées.

Deux noms prêtent à confusion et méritent d'être posés. ansible-core est le moteur seul. Le paquet nommé ansible est un assemblage qui y ajoute plusieurs centaines de collections préinstallées, ce qui explique la différence de taille au téléchargement. Enfin, Ansible Automation Platform est l'offre commerciale de Red Hat, bâtie par-dessus le même moteur, avec une interface web, un catalogue certifié et de la gouvernance. Tout ce que vous apprenez ici avec ansible-core reste vrai sur cette plateforme.

Quels prérequis faut-il avant de commencer Ansible ?

Section intitulée « Quels prérequis faut-il avant de commencer Ansible ? »

Trois compétences suffisent pour démarrer : administrer un Linux, lire du YAML, et se connecter en SSH par clé. Le reste s'apprend ici.

Si vous visez la certification, sachez que la RHCE n'est pas un examen isolé : Red Hat exige la RHCSA en prérequis officiel, et je n'ai jamais vu quelqu'un réussir la RHCE sans un socle RHCSA solide. On n'automatise correctement que ce qu'on sait faire à la main. La trajectoire complète passe donc par les fondamentaux Linux, puis la RHCSA, puis cette formation, puis l'examen EX294.

Comment valider ses acquis et préparer la RHCE EX294 ?

Section intitulée « Comment valider ses acquis et préparer la RHCE EX294 ? »

Trois dispositifs valident la compétence : 653 questions de quiz, 112 labs vérifiés par des tests automatisés, et un examen blanc RHCE en conditions réelles. Lire ne suffit pas, et c'est encore plus vrai pour un outil qu'on juge à ce qu'il fait sur une vraie machine.

Le quiz couvre les sections avec 653 questions réparties par chapitre. Quinze minutes par semaine suffisent à rester au clair sur la précédence des variables et les filtres Jinja2 qu'on oublie entre deux projets.

Les labs vivent dans le dépôt ansible-training : 112 exercices progressifs, l'infrastructure KVM qui va avec, et des tests pytest et testinfra qui valident votre réponse. Vous clonez, vous provisionnez, et l'outil vous indique le lab suivant.

Enfin, un examen blanc RHCE complet, 18 tâches en 4 heures, chacune prouvée par un test pytest sur l'état réel des machines et non sur le playbook écrit. À réussir deux fois avant de réserver l'examen chez Red Hat.

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