En 2019, une entreprise de la French Tech peinait à gérer ses vulnérabilités. Avec 200 développeurs répartis sur 25 équipes et seulement 2 experts AppSec, le backlog de vulnérabilités dépassait les 6 mois de retard. Chaque question sécurité devait passer par la file d’attente centrale. Dix-huit mois après avoir déployé un réseau de Security Champions — un volontaire par équipe formé aux bases de la sécurité applicative — le temps moyen de résolution des vulnérabilités est passé de 45 jours à 8 jours.
Ce résultat illustre un principe simple : la sécurité ne peut pas rester la responsabilité exclusive d’une équipe centrale. La vitesse des cycles de développement modernes exige de décentraliser l’expertise vers ceux qui écrivent le code au quotidien.
Ce guide vous accompagne dans la création d’un programme Security Champions, depuis le premier sponsor jusqu’aux métriques de succès. Que vous démarriez de zéro ou souhaitiez structurer un programme informel, vous trouverez une méthodologie éprouvée et des outils concrets.
Prérequis
Section intitulée « Prérequis »Le défi du passage à l’échelle
Section intitulée « Le défi du passage à l’échelle »Imaginons une organisation avec 150 développeurs répartis sur 18 équipes. L’équipe sécurité centrale compte 2 personnes. Chaque semaine, ces deux experts reçoivent des dizaines de questions techniques, doivent valider des choix d’architecture, analyser des alertes SAST et former de nouveaux arrivants. Le ratio 1:75 — un expert sécurité pour 75 développeurs — est courant dans l’industrie, alors que le BSIMM recommande idéalement 1:10.
| Situation | Ratio AppSec/Dev | Temps moyen de triage |
|---|---|---|
| Industrie typique | 1:100 | 2-5 jours |
| Avec Security Champions | 1:100 + champions | 2-4 heures |
| Recommandation BSIMM | 1:10 | < 1 heure |
Dans ce contexte, l’équipe sécurité devient un goulot d’étranglement. Elle ne peut pas répondre à toutes les questions en temps réel, valider chaque PR critique, ni accompagner individuellement chaque développeur. Les délais s’allongent, les équipes contournent les processus pour avancer, et la dette de sécurité s’accumule silencieusement.
La solution n’est pas de multiplier les postes AppSec — les profils sont rares et coûteux. Elle consiste à distribuer l’expertise via un réseau de relais intégrés aux équipes de développement : les Security Champions.
Le concept de Security Champion
Section intitulée « Le concept de Security Champion »Un Security Champion est un développeur qui conserve son rôle principal tout en devenant l’ambassadeur de la sécurité au sein de son équipe. Pensez à lui comme un « correspondant sécurité » : il n’est pas expert en pentesting, mais il connaît les bonnes pratiques, sait identifier les signaux d’alerte, et peut traiter les questions de niveau 1 sans solliciter l’équipe centrale.
Concrètement, un Security Champion :
- Reste membre de son équipe de développement (il continue à coder)
- Consacre 10-20% de son temps à des activités liées à la sécurité
- Répond aux questions simples de ses collègues (“Comment stocker ce secret ?”, “Cette dépendance a une CVE, que faire ?”)
- Relaie les bonnes pratiques issues de l’équipe centrale vers son équipe
- Remonte les problèmes complexes vers les experts AppSec
Ce schéma hub-and-spoke illustre la dynamique : l’équipe sécurité centrale forme et supporte les champions, qui à leur tour diffusent l’expertise et filtrent les questions au sein de leurs équipes respectives. Le flux bidirectionnel permet à la fois de descendre les bonnes pratiques et de remonter les alertes terrain.
Les trois modèles de programme
Section intitulée « Les trois modèles de programme »Tous les programmes Security Champions ne se ressemblent pas. Selon la maturité de votre organisation et les ressources disponibles, vous pouvez opter pour différents niveaux d’engagement. Chaque modèle a sa logique et son moment approprié — l’erreur serait de viser trop haut trop vite.
Modèle Awareness : le point de départ
Section intitulée « Modèle Awareness : le point de départ »Le modèle Awareness convient aux organisations qui débutent en DevSecOps ou qui n’ont pas encore de culture sécurité établie. Les champions jouent un rôle de relais d’information : ils participent aux formations centrales, transmettent les alertes importantes à leur équipe, et répondent aux questions de base.
Le temps requis reste modeste : 5-10% de leur activité, soit une demi-journée par semaine maximum. Les compétences attendues sont basiques — il s’agit plus de savoir où chercher l’information que de maîtriser les techniques d’attaque. Ce modèle permet de poser les fondations sans surcharger les volontaires.
Modèle Activity : l’engagement opérationnel
Section intitulée « Modèle Activity : l’engagement opérationnel »Une fois la culture installée, certaines organisations évoluent vers le modèle Activity. Les champions deviennent de véritables acteurs de la sécurité : ils participent aux sessions de threat modeling, effectuent des revues de code orientées sécurité, et assurent le triage des alertes SAST et SCA de leur équipe.
Ce niveau demande 15-20% du temps de travail et des compétences intermédiaires. Les champions doivent comprendre les vulnérabilités courantes (OWASP Top 10), savoir utiliser les outils d’analyse, et être capables d’évaluer la criticité d’un finding. L’équipe AppSec centrale investit davantage dans leur formation continue.
Modèle Hybrid : la maturité avancée
Section intitulée « Modèle Hybrid : la maturité avancée »Le modèle Hybrid convient aux grandes organisations avec une culture DevSecOps mature. Les champions combinent les activités des deux modèles précédents et ajoutent des responsabilités avancées : pentests légers, participation aux décisions d’architecture sécurité, contribution aux outils internes, et mentorat des nouveaux champions.
Avec 20-30% du temps dédié à la sécurité, ces champions deviennent de véritables experts techniques au sein de leur équipe. Certaines organisations leur attribuent un titre officiel (Security Engineer embedded, Security Advocate) et valorisent ce rôle dans les parcours de carrière.
Les six étapes de mise en place
Section intitulée « Les six étapes de mise en place »Déployer un programme Security Champions demande une approche structurée. Chaque étape prépare la suivante — sauter une marche compromet la pérennité du programme. Le parcours complet prend généralement 3-6 mois pour les premières équipes, puis s’étend progressivement.
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Obtenir le sponsorship exécutif
Sans soutien de la direction, le programme restera une initiative isolée. Vous avez besoin de trois niveaux de sponsorship :
- Un sponsor exécutif (CTO, CISO, VP Engineering) qui légitime le programme et alloue les ressources
- Les managers d’équipe qui acceptent de libérer 10-20% du temps de leurs développeurs
- L’équipe sécurité centrale qui s’engage à former et supporter les champions
Pour convaincre, préparez un argumentaire basé sur le ROI : réduction du temps de résolution des vulnérabilités, diminution des interruptions pour l’équipe AppSec, montée en compétences collective, et amélioration de la posture de sécurité globale. Chiffrez si possible avec des données internes.
Obtenez un engagement écrit : un email du CTO confirmant le programme et le temps alloué aux champions évite les remises en question ultérieures.
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Définir précisément le rôle
L’ambiguïté tue les programmes Security Champions. Avant de recruter, documentez clairement ce que le rôle implique et ce qu’il n’implique pas.
Élément Description Temps alloué Pourcentage officiel reconnu par le management (10-20%) Activités attendues Liste concrète des responsabilités Frontières du rôle Le champion n’est pas responsable de toute la sécurité de l’équipe Support disponible Accès à l’équipe AppSec, formations, outils, budget Reconnaissance Comment le travail sera valorisé (objectifs, évaluations, parcours) Créez une fiche de poste interne, même informelle. Elle servira de référence pour les recrutements et les discussions avec les managers.
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Recruter les premiers champions
Le recrutement est l’étape la plus critique. Un mauvais champion peut décourager toute une équipe ; un bon champion peut créer un effet d’entraînement positif.
Critères à rechercher :
- Volontariat authentique : ne jamais désigner quelqu’un d’office
- Curiosité pour la sécurité : l’intérêt prime sur l’expertise existante
- Influence naturelle : respecté par ses pairs, capable de faire passer des messages
- Aptitude à la communication : sait expliquer simplement des concepts techniques
- Disponibilité réelle : le temps doit être validé par son manager
Pour les premières vagues, visez 3-5 champions pilotes dans des équipes variées. Leur retour d’expérience façonnera le programme avant le déploiement général.
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Former les champions
La formation initiale conditionne la crédibilité des champions auprès de leurs équipes. Prévoyez un programme structuré de 40-80 heures étalées sur 2-3 mois :
Module Durée Contenu OWASP Top 10 8h Vulnérabilités web courantes, exemples concrets Secure coding 16h Bonnes pratiques adaptées aux langages de l’organisation Threat modeling 8h Méthodologie STRIDE, exercices pratiques Outils internes 8h SAST, DAST, SCA utilisés dans l’organisation Processus et escalade 8h Comment remonter, documenter, suivre les incidents Au-delà de la formation initiale, planifiez 4-8 heures de formation continue par mois. La sécurité évolue constamment — un champion non mis à jour perd rapidement sa pertinence.
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Structurer la communauté
Un réseau de champions isolés n’est pas un programme. Créez des rituels qui maintiennent l’engagement et favorisent l’apprentissage collectif :
Rituel Fréquence Objectif Sync champions Bi-hebdomadaire Partage de cas concrets, questions ouvertes Office hours AppSec Hebdomadaire Support direct par l’équipe sécurité Newsletter sécurité Mensuelle Veille, actualités, conseils pratiques CTF interne Trimestriel Montée en compétences ludique, cohésion Rétrospective programme Semestrielle Améliorer le fonctionnement du programme Le canal de communication (Slack, Teams) dédié aux champions est indispensable. Il permet les échanges rapides, le partage de ressources, et crée un sentiment d’appartenance à une communauté.
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Mesurer et améliorer
Un programme non mesuré est un programme qui dérive. Définissez des indicateurs clairs dès le lancement :
Métrique Cible Comment mesurer Couverture 1 champion par équipe % d’équipes avec champion actif Engagement > 80% présence aux syncs Participation effective Impact -50% temps résolution vulnérabilités MTTR avant/après Satisfaction > 4/5 Survey trimestriel des champions Rétention > 80% par an Turnover des champions Présentez ces métriques régulièrement au sponsor exécutif. Les chiffres justifient l’investissement et permettent d’ajuster le programme.
Le quotidien d’un Security Champion
Section intitulée « Le quotidien d’un Security Champion »Au-delà de la théorie, que fait concrètement un Security Champion dans sa semaine de travail ? Cette vision pratique aide à calibrer les attentes et à préparer les futurs champions.
Les activités quotidiennes s’intègrent naturellement au travail de développement :
- Répondre aux questions sécurité de l’équipe (« Comment stocker cette clé API ? », « Cette bibliothèque est-elle sûre ? »)
- Participer aux code reviews avec un regard sécurité, sans bloquer le flux mais en signalant les points d’attention
- Appliquer les bonnes pratiques dans son propre code, servant d’exemple pour l’équipe
- Signaler les anomalies repérées lors du développement ordinaire
Ces activités ne demandent pas de temps dédié — elles s’exercent dans le flux normal du travail.
Chaque semaine, le champion consacre quelques heures structurées à la sécurité :
- Trier les alertes de sécurité (SAST, SCA, DAST) concernant les projets de l’équipe
- Participer au sync des champions pour partager les retours d’expérience
- Mettre à jour la documentation sécurité locale si nécessaire
- Remonter les questions complexes à l’équipe AppSec centrale
Prévoir un créneau fixe dans l’agenda (par exemple mardi matin) facilite l’organisation.
Les activités mensuelles demandent une préparation plus importante :
- Formation continue sur un sujet spécifique (nouvelle vulnérabilité, nouvel outil)
- Animation d’une session de sensibilisation courte pour l’équipe (30 min)
- Contribution au threat modeling des nouvelles fonctionnalités en cours de conception
- Revue des métriques sécurité de l’équipe avec le tech lead
Les activités trimestrielles rythment l’année du champion :
- Participation au CTF ou exercice sécurité organisé par l’équipe centrale
- Évaluation de la maturité sécurité de l’équipe (quick audit)
- Proposition d’améliorations pour le programme basées sur l’expérience terrain
- Rétrospective personnelle : qu’ai-je appris ? Où progresser ?
Ce qu’un Security Champion n’est pas
Section intitulée « Ce qu’un Security Champion n’est pas »Les malentendus sur le rôle créent de la frustration. Clarifiez ces points avec les managers et les équipes :
| Idée reçue | Réalité |
|---|---|
| « Il est responsable de toute la sécurité » | La sécurité reste une responsabilité partagée par toute l’équipe |
| « Il doit tout savoir » | Il sait vers qui rediriger les questions complexes |
| « Il bloque les releases » | Il conseille et informe, l’équipe décide collectivement |
| « Il remplace l’équipe AppSec » | Il complète et amplifie le travail de l’équipe centrale |
| « C’est du travail en plus, non reconnu » | Le temps est officiellement alloué et valorisé |
Équiper les champions pour réussir
Section intitulée « Équiper les champions pour réussir »Un champion sans outils ni ressources ne peut pas remplir sa mission. L’équipe centrale doit préparer un kit de démarrage et maintenir un environnement de support continu.
Le kit de démarrage
Section intitulée « Le kit de démarrage »Chaque nouveau champion reçoit un ensemble de ressources pour démarrer efficacement :
| Ressource | Description | Format |
|---|---|---|
| Playbook | Guide des situations courantes avec les réponses appropriées | Document partagé |
| Checklist code review | Points de sécurité à vérifier systématiquement | Markdown / outil de PR |
| Accès aux outils | SAST, DAST, SCA avec permissions adaptées au rôle | Comptes configurés |
| Canal communauté | Espace d’échange entre champions | Slack / Teams |
| Temps calendrier | Créneau bloqué pour les activités sécurité | Agenda |
| Contact AppSec | Référent de l’équipe centrale pour l’escalade | Personne identifiée |
Le playbook est particulièrement utile pour les premiers mois. Il évite au champion de devoir improviser face à des situations récurrentes : « Un collègue veut utiliser une lib avec CVE critique », « L’équipe QA a trouvé une faille XSS », « Le PO demande de désactiver l’authentification pour un POC ».
Parcours de formation recommandé
Section intitulée « Parcours de formation recommandé »La formation initiale pose les bases. La formation continue maintient la pertinence. Voici un parcours progressif :
| Niveau | Formation | Effort | Notes |
|---|---|---|---|
| Débutant | OWASP Top 10 Training | 8-16h | Gratuit, incontournable |
| Intermédiaire | Secure Code Warrior | 20-40h | Ludique, adapté au langage |
| Avancé | AppSecEngineer | 40-80h | Parcours complet DevSecOps |
| Expert | SANS DEV541 | 40h | Formation certifiante |
Les certifications formelles ne sont pas indispensables, mais elles peuvent valoriser le parcours des champions les plus engagés :
| Certification | Focus | Effort estimé |
|---|---|---|
| CSSLP | Secure Software Lifecycle | ~200h |
| CEH | Ethical Hacking | ~120h |
| CDP | DevSecOps Practitioner | ~80h |
Les pièges à éviter
Section intitulée « Les pièges à éviter »Plusieurs organisations ont échoué à pérenniser leur programme Security Champions. Leurs erreurs sont instructives et évitables.
Le temps fantôme
Section intitulée « Le temps fantôme »Le piège : Le management valide le programme « en principe » mais ne libère jamais concrètement le temps des champions. Résultat : les champions doivent choisir entre leurs livrables de développement et leurs activités sécurité. La sécurité perd systématiquement.
La solution : Obtenez un engagement écrit avec un pourcentage précis. Incluez les activités Security Champion dans les objectifs individuels. Faites un point mensuel avec les managers sur l’allocation réelle du temps.
La désignation forcée
Section intitulée « La désignation forcée »Le piège : Pour aller vite, les managers désignent des « champions » sans leur demander leur avis. Ces champions subis n’ont ni motivation ni légitimité. L’équipe les perçoit comme des contrôleurs imposés.
La solution : Communiquez largement sur le programme et ses bénéfices. Organisez des sessions d’information. Laissez les volontaires se manifester. Acceptez que certaines équipes n’aient pas de champion immédiatement.
L’isolement des champions
Section intitulée « L’isolement des champions »Le piège : Les champions sont formés initialement puis livrés à eux-mêmes. Sans support de l’équipe AppSec, ils accumulent des questions sans réponse et perdent confiance. L’équipe finit par ne plus les solliciter.
La solution : Maintenez des office hours hebdomadaires. Créez un canal de communication actif. Assurez un temps de réponse maximal de 24h aux questions des champions.
L’absence de reconnaissance
Section intitulée « L’absence de reconnaissance »Le piège : Le travail de champion reste invisible dans les évaluations et les discussions de carrière. Les champions voient leurs collègues promus grâce à des features visibles tandis que leur contribution sécurité passe inaperçue.
La solution : Incluez explicitement le rôle de champion dans les critères d’évaluation. Valorisez publiquement les contributions (newsletter, all-hands). Créez un parcours de progression visible.
L’ambition démesurée
Section intitulée « L’ambition démesurée »Le piège : Enthousiasmé par le concept, le programme démarre avec des objectifs de modèle Hybrid : 30% du temps, threat modeling systématique, pentests, formations. Rapidement, les champions s’épuisent et abandonnent.
La solution : Commencez toujours par le modèle Awareness. Progressez uniquement quand les fondations sont solides. Mesurez l’engagement avant d’ajouter des responsabilités.
Mesurer le succès du programme
Section intitulée « Mesurer le succès du programme »Un programme Security Champions représente un investissement significatif : temps des champions, formation, outillage, animation. Les métriques permettent de justifier cet investissement et d’identifier les axes d’amélioration.
Les indicateurs quantitatifs
Section intitulée « Les indicateurs quantitatifs »| KPI | Formule | Cible | Interprétation |
|---|---|---|---|
| Couverture | Équipes avec champion actif / Total équipes | > 80% | Déploiement du programme |
| Engagement | Champions participant aux syncs / Total champions | > 90% | Vitalité de la communauté |
| MTTR sécurité | Temps moyen de résolution des vulnérabilités | -50% vs baseline | Impact opérationnel |
| Escalades évitées | Questions résolues localement / Total questions | > 70% | Efficacité du filtrage |
| Satisfaction | Score NPS des champions | > 40 | Qualité du programme |
Mesurez ces indicateurs mensuellement pendant la première année, puis trimestriellement une fois le programme stabilisé. La tendance importe plus que la valeur absolue — un MTTR qui baisse régulièrement est plus encourageant qu’un score ponctuel.
Les signaux qualitatifs
Section intitulée « Les signaux qualitatifs »Au-delà des chiffres, certains comportements indiquent un programme réussi :
- Les développeurs posent des questions sécurité avant de coder, pas après le déploiement
- Les vulnérabilités sont détectées plus tôt dans le cycle de développement
- L’équipe AppSec centrale reçoit moins de questions basiques et peut se concentrer sur les sujets complexes
- Les champions restent engagés au-delà de la première année
- D’autres développeurs demandent spontanément à rejoindre le programme
- Les équipes sollicitent leurs champions naturellement, sans rappel
Rétrospective semestrielle
Section intitulée « Rétrospective semestrielle »Tous les six mois, organisez une rétrospective avec tous les champions et l’équipe AppSec :
- Qu’est-ce qui fonctionne ? Conserver et renforcer
- Qu’est-ce qui frustre ? Identifier les irritants
- Qu’est-ce qui manque ? Besoins non couverts
- Quelles évolutions ? Passer au niveau suivant
Cette rétrospective maintient le programme vivant et adapté aux réalités du terrain.
Outillage pour les champions
Section intitulée « Outillage pour les champions »Les champions ont besoin d’outils accessibles et bien documentés pour mener leurs activités. Ces guides détaillent les solutions les plus courantes :
Ressources complémentaires
Section intitulée « Ressources complémentaires »Pour approfondir le sujet et adapter le programme à votre contexte :
| Ressource | Type | Description |
|---|---|---|
| OWASP Security Champions Guide | Guide | Référence complète OWASP sur les programmes Security Champions |
| Security Champions Playbook | Playbook | Templates et ressources open source prêts à l’emploi |
| BSIMM Security Champions | Benchmark | Données de benchmark sur les programmes enterprise |
En résumé
Section intitulée « En résumé »Un programme Security Champions réussit quand il résout un problème réel — le passage à l’échelle de l’expertise sécurité — avec une approche pragmatique.
Les facteurs critiques de succès :
- Sponsorship explicite avec temps officiellement alloué
- Volontariat authentique des champions
- Formation continue et support de l’équipe centrale
- Communauté vivante avec des rituels réguliers
- Reconnaissance visible du travail accompli
- Mesure objective des résultats
Commencez avec le modèle Awareness sur quelques équipes pilotes. Mesurez, ajustez, puis étendez progressivement. Un programme qui dure vaut mieux qu’un programme ambitieux qui s’effondre.
Les organisations qui réussissent cette transformation constatent une réduction de 50-80% du temps de résolution des vulnérabilités, une meilleure posture de sécurité globale, et une montée en compétences collective qui bénéficie à tous — bien au-delà des seuls champions.