Aller au contenu
Conteneurs & Orchestration medium
🔐 Alerte sécurité — Incident supply chain Trivy : lire mon analyse de l'attaque

CKA — Guide de préparation complet

11 min de lecture

logo kubernetes

La CKA valide votre capacité à administrer un cluster Kubernetes en conditions réelles. Elle couvre l’architecture du cluster, l’installation et la configuration, le réseau, le stockage, le scheduling et surtout le dépannage, qui représente 30% de l’examen — la plus grosse part du blueprint.

Cette page est le hub de préparation CKA. Elle vous guide vers les ressources du site et vous donne une stratégie structurée pour réussir.

  • Ce que valide la CKA et en quoi elle diffère de CKAD/CKS
  • Le format de l’examen et les conditions de passage
  • Les 5 domaines du blueprint avec leur pondération officielle
  • Ce que vous devez savoir faire sans hésiter le jour J
  • Un plan de préparation sur 8 semaines avec les ressources du site

La CKA certifie que vous êtes capable d’administrer un cluster Kubernetes en conditions réelles :

  • Installer et configurer un cluster avec kubeadm
  • Maintenir le cluster (upgrades, backup/restore etcd)
  • Configurer le réseau, le stockage et le scheduling
  • Sécuriser avec RBAC (sans aller jusqu’à la CKS)
  • Dépanner rapidement sous pression
AspectValeur
Durée2 heures
TypeExamen pratique supervisé (performance-based)
Score minimum66%
Validité2 ans
Reprise1 retake inclus
Éligibilité12 mois pour passer l’examen après achat
Prix445 USD
Version Kubernetesv1.35 (actuellement)
Documentation autoriséekubernetes.io/docs, kubernetes.io/blog, helm.sh/docs

Le blueprint officiel CNCF définit les domaines et leur pondération :

DomainePoidsCe que ça couvre
Cluster Architecture, Installation & Configuration25%kubeadm, upgrade, HA, RBAC, etcd
Services & Networking20%Services, Ingress, DNS, NetworkPolicies
Troubleshooting30%Diagnostics cluster, Pods, réseau, logs
Workloads & Scheduling15%Deployments, scheduling, taints/tolerations
Storage10%PV, PVC, StorageClasses

Le jour de l’examen, ces actions doivent être automatiques :

  • Drainer un nœud et le remettre en service
  • Upgrader un cluster avec kubeadm (control plane + workers)
  • Sauvegarder et restaurer etcd
  • Créer des Roles/ClusterRoles et les lier à des utilisateurs/ServiceAccounts
  • Exposer une application avec différents types de Services
  • Configurer un Ingress avec TLS
  • Créer des PV/PVC et comprendre les modes d’accès
  • Diagnostiquer un problème DNS
  • Identifier pourquoi un Pod ne démarre pas (ImagePullBackOff, CrashLoopBackOff, Pending…)
  • Lire les logs kubelet (journalctl -u kubelet)
  • Analyser les événements du cluster
  • Diagnostiquer un problème de scheduling
  • Vérifier la santé du cluster (API Server, etcd, controller-manager, scheduler)

Avant d’attaquer la préparation CKA, assurez-vous de maîtriser :

  1. Les bases Kubernetes

    Vous devez être à l’aise avec Pods, Deployments, Services, ConfigMaps, Secrets. Si ce n’est pas le cas, commencez par la CKAD ou les guides fondamentaux.

  2. kubectl en ligne de commande

    Vous devez pouvoir créer, modifier, supprimer des ressources sans chercher la syntaxe. L’autocomplétion et les alias sont indispensables.

  3. Linux et les logs système

    La CKA suppose que vous savez naviguer dans un système Linux, lire des logs avec journalctl, éditer des fichiers de configuration.

  4. Au moins une installation de cluster

    Avoir déjà installé un cluster (même local avec kubeadm sur des VMs) vous donnera une longueur d’avance sur 25% de l’examen.

Objectif : Comprendre l’architecture Kubernetes et installer un cluster avec kubeadm.

Ce que vous devez faire :

  • Revoir l’architecture : control plane, worker nodes, etcd
  • Installer un cluster multi-nodes avec kubeadm (VMs ou cloud)
  • Comprendre le rôle de chaque composant
  • Pratiquer les commandes de base kubectl

Guides du site :

Dès le début de l’examen, configurez votre environnement :

Fenêtre de terminal
# Alias indispensables
alias k=kubectl
alias kn='kubectl config set-context --current --namespace'
export do="--dry-run=client -o yaml"
# Autocomplétion
source <(kubectl completion bash)
complete -F __start_kubectl k
# Vérifier le contexte actuel
kubectl config current-context
kubectl config get-contexts

Les questions peuvent exiger :

  • Un namespace spécifique
  • Des labels particuliers
  • Un nom précis pour les ressources

Avec plusieurs tâches en 2h, vous avez ~6-8 minutes par question en moyenne. Si vous bloquez, passez à la suivante et revenez plus tard.

Toujours vérifier que la ressource fonctionne :

Fenêtre de terminal
kubectl get <resource> -n <namespace>
kubectl describe <resource> <name> -n <namespace>

30% de l’examen ! Entraînez-vous à :

  • Lire les logs kubelet : journalctl -u kubelet -n 50
  • Identifier les composants cassés
  • Analyser les événements : kubectl get events --sort-by=.metadata.creationTimestamp

La documentation Kubernetes est autorisée. Apprenez à y naviguer efficacement pour trouver rapidement les exemples YAML dont vous avez besoin.

AspectCKADCKACKS
FocusApplicationsClusterSécurité
kubeadmNon requisEssentielRequis
etcdNon couvertBackup/RestoreChiffrement
RBACBasiqueCompletAvancé + audit
TroubleshootingPods/appsCluster entier+ Runtime security
NetworkPoliciesNon couvertBasiqueAvancé
Public cibleDéveloppeursAdministrateursSecurity engineers
  • Killer.sh — 2 simulations incluses avec l’inscription (utilisez-les en semaine 8)
  • KodeKloud CKA — Cours structuré avec labs pratiques
  • Kubernetes The Hard Way — Pour comprendre l’installation manuelle (optionnel mais formateur)
  • Installez un cluster multi-nodes avec kubeadm (VMs ou cloud)
  • Cassez-le volontairement et réparez-le
  • Chronométrez vos diagnostics
  1. Le troubleshooting représente 30% — c’est le domaine qui fait la différence
  2. Maîtrisez kubeadm : installation, upgrade, backup etcd
  3. Pratiquez sur un vrai cluster, pas Kind ou Minikube
  4. Validité 2 ans, 1 retake inclus — vous avez le droit à l’erreur
  5. Utilisez les 2 simulations Killer.sh avant l’examen réel
  6. Configurez vos alias dès le début de l’examen
  7. Ne bloquez pas sur une question — passez et revenez
  8. La documentation est autorisée — apprenez à y naviguer

Ce site vous est utile ?

Sachez que moins de 1% des lecteurs soutiennent ce site.

Je maintiens +700 guides gratuits, sans pub ni tracing. Aujourd'hui, ce site ne couvre même pas mes frais d'hébergement, d'électricité, de matériel, de logiciels, mais surtout de cafés.

Un soutien régulier, même symbolique, m'aide à garder ces ressources gratuites et à continuer de produire des guides de qualité. Merci pour votre appui.

Abonnez-vous et suivez mon actualité DevSecOps sur LinkedIn